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Aller au fond, tout au fond Informer le public Quatre temps forts des Explorations de Monaco Etudier l’évolution des récifs Explorer les technologies

Mis à jour le 29/12/2019 à 10:05 Publié le 29/12/2019 à 10:04
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Aller au fond, tout au fond Informer le public Quatre temps forts des Explorations de Monaco Etudier l’évolution des récifs Explorer les technologies

Alors que 2019 arrive à sa fin, on jette un coup d’œil dans le rétro pour voir ce qui a marqué l’année des Explorations de Monaco, le programme scientifique lancé par le souverain en 2017

Un beau matin de juillet, les résidents de Monaco se sont réveillés avec un drôle de bateau sous les yeux. Plus qu’un bateau, c’est de la barge d’exploration de la mission Gombessa V qu’il s’agissait.

Gombessa, c’est la mission de Laurent Ballesta, biologiste et photographe, qui a eu une idée un peu barrée, et que la fondation du Prince Albert II et les Explorations de Monaco ont soutenu : ne plus perdre de temps en plongée avec les paliers de décompression. Pour cela, avec son équipe, il s’est enfermé dans un caisson aux conditions de pression des grands fonds. Une façon d’aller et venir en quasi-liberté dans les fonds marins, et d’y passer plus de temps que jamais : 400 heures passées entre 60 mètres et 150 mètres de profondeur entre Marseille et Monaco. À la clé, des observations spectaculaires, comme les rituels d’accouplement des calamars. Du jamais vu !

La meilleure façon de sensibiliser le public, c’est souvent de montrer. Justement, le Musée océanographique de Monaco a accueilli deux expos photo cette année, pour rendre compte de certaines missions des Explorations. La première portait sur la mission dans le détroit de Torres, en Océanie, auprès d’un peuple qui vit de la mer et pour la mer. La seconde vient d’être inaugurée. Elle montre le travail des explorations de Monaco en Martinique, où une aire marine protégée a été inaugurée en 2017 (la Réserve naturelle territoriale marine du prêcheur Albert Falco), mais aussi sur le suivi et la protection des tortues marines en partenariat avec le CNRS, l’Ifremer et l’Université de Strasbourg. Elle est visible jusqu’au 11 février 2020.

Les Explorations de Monaco sont au confluent de la plupart des thèmes qui me sont chers, et qui résonnent particulièrement en moi à cet égard. C’est une aventure qui fait aussi écho aux plus belles traditions de la Principauté, et s’adresse à l’humanité entière. » C’est en ces termes que le prince Albert II définit la grande aventure des Explorations de Monaco, qui s’inscrit dans la continuité du travail accompli par son trisaïeul Albert-1er, le « prince explorateur ».

Lancées il y a trois ans, les Explorations de Monaco se poursuivent et apportent leur soutien à nombre d’initiatives en faveur de la protection de l’environnement. Explorer, étudier, informer, et innover… retour sur cette année 2019 en quatre épisodes.

On l’entend régulièrement, le réchauffement climatique menace les récifs coraliens, et donc la faune qui y vit, dont dépendent de nombreuses populations.

Mais certaines espèces résistent. C’est à ces espèces-là que s’est intéressé le Centre scientifique de Monaco, avec le soutien des Explorations. D’abord en Micronésie, sur l’île de Palaos, où des espèces coralliennes semblent résister à des eaux naturellement très acides. Mais aussi en Israël, en mer Rouge, où ils sont descendus entre 50 et 150 mètres pour découvrir quelles espèces y vivent, et comment elles supportent les conditions naturellement difficiles. « Ils ont découvert des récifs riches de vie et en couleurs, malgré la quasi-absence de lumière à ces profondeurs », nous confie-t-on du côté des Explorations.

Partir en mission d’exploration, ça implique souvent d’utiliser une embarcation qui fait du bruit, au moins de temps à autre. C’est une donnée à laquelle on pense rarement, mais qui influe sur les observations que l’on peut faire. Alors cette année, les Explorations et l’Université de Toulon ont essayé deux Sphyrna. Des drones de surface de 17 et 21 mètres. Des bateaux commandés à distance conçus par la PME française Sea Proven, et testés en Méditerranée occidentale. « L’objectif était de décrire, sans les déranger et par le seul enregistrement des sons qu’ils émettent, les comportements encore plein de mystères des cétacés et de collecter une large gamme de données d’environnementales. » Le résultat ? Des heures de chants de globicéphales enregistrées. Mission accomplie !

Sur cette drôle de barge, Laurent Ballesta a passé 31 jours sous pression, dans le caisson jaune. Une mission réalisée avec le soutien des Explorations de Monaco.
Sur cette drôle de barge, Laurent Ballesta a passé 31 jours sous pression, dans le caisson jaune. Une mission réalisée avec le soutien des Explorations de Monaco. Sébastien Botella
Grâce à ce caisson, les plongeurs restent sous pression.
Grâce à ce caisson, les plongeurs restent sous pression. Gombessa
L’un des Sphyrna.
L’un des Sphyrna. EDM
A l’aide de robots, les scientifiques ont découvert une vie colorée.
A l’aide de robots, les scientifiques ont découvert une vie colorée. EDM

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