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Alexandra Cousteau tourne à Monaco un documentaire sur la pollution pastique en Méditerranée

Mis à jour le 20/07/2019 à 15:41 Publié le 20/07/2019 à 17:05
Le prince Albert II avait préparé un dynamique comité d’accueil pour Alexandra Cousteau, venue discuter de la pollution plastique en Méditerranée.

Le prince Albert II avait préparé un dynamique comité d’accueil pour Alexandra Cousteau, venue discuter de la pollution plastique en Méditerranée. Axel Bastello / Palais princier

Alexandra Cousteau tourne à Monaco un documentaire sur la pollution pastique en Méditerranée

La petite-fille de Jacques-Yves Cousteau était vendredi en Principauté pour le tournage de son nouveau documentaire, dans lequel le prince Albert II évoquera son engagement pour la nature. Alexandra Cousteau a interviewé le souverain au pied du Musée océanographique, que son grand-père a dirigé durant trois décennies.

Elle a reçu la mer en héritage. Son grand-père, Jacques-Yves Cousteau, et son père, Philippe, ont contribué à apporter la connaissance de ce qu’ils appelaient alors "le monde du silence". Alexandra Cousteau est l’une des héritières de cette dynastie.

Pour un gamin qui grandit en HLM, loin de la mer, dans les années 1980, recevoir chaque semaine les nouvelles fiches à collectionner de la collection Cousteau, c’est voyager un peu. C’est s’évader dans un monde extraordinaire que l’on devine fragile. Un monde que l’on espère pouvoir un jour voir en vrai, et que l’on ne veut pas voir disparaître.

"la mer a toujours fait partie de ma vie"

"Mon grand-père a découvert la mer, il l’a filmée, il l’a apportée aux gens. Mon père Philippe est celui qui a commencé à voir la dégradation. Et il a éveillé mon grand-père à la nécessité de la protéger, analyse Alexandra Cousteau. Aujourd’hui, nous avons perdu 50% du capital. On continue à perdre 1% par an. Je crois que le rôle de ma génération, et je m’y dédie, c’est de parler de l’importance de restaurer l’abondance naturelle de l’océan. On a encore dix ans pour pouvoir changer certaines choses, pour qu’en 2050, mes enfants ne soient pas la génération qui écrira l’épitaphe des océans."

Pour éveiller les consciences, elle a décidé de faire un film sur la pollution par les plastiques en Méditerranée: "Je suis allée à la rencontre de plein de gens : des chercheurs, des citoyens, des scientifiques, des pêcheurs. » Nous la rencontrons au-dessus du Solarium, où elle attend un important visiteur : « Nous sommes venus à Monaco pour rencontrer le prince Albert II et parler de son engagement. C’est l’un des principaux personnages dans le monde engagé dans la protection des océans. Il a une voix très importante, pour faire prendre conscience que c’est le moment de faire quelque chose pour les océans."

Dans ce film, la petite-fille du Commandant évoquera aussi ses souvenirs d’enfance à Monaco, très nombreux, grâce à son grand-père qui a dirigé le Musée océanographique pendant trois décennies : "Monaco, ce sont des souvenirs d’enfance. J’ai passé ici mes étés. J’ai passé du temps au Musée. Je voyais les poissons et je les nourrissais. Là, j’y suis allée. Plein de choses ont changé, mais c’est le même endroit. Ça m’évoque des moments très importants, qui ont contribué à faire naître mon engagement. La mer a toujours fait partie de ma vie."

"chacun a son rôle à jouer"

Très tôt, elle a eu conscience de certains problèmes dans les océans. La surpêche notamment, qui préoccupait déjà beaucoup Jacques-Yves. "La surpêche est toujours un problème, mais aujourd’hui il y a des enjeux beaucoup plus importants qu’avant, comme le plastique ou le changement climatique. Ça, à l’époque, on n’en parlait pas."

Et en parler aujourd’hui, pour Alexandra Cousteau, c’est essentiel. Si aujourd’hui le public commence à ramasser des déchets qui ne lui appartiennent pas, en rentrant de la plage, ou si des journées littéralement dédiées au ramassage de déchets s’organisent, c’est parce que les gens ont pris conscience que ces ordures pourraient détruire des vies animales, des écosystèmes tout entier.

Et cette prise de conscience la galvanise : "J’ai attendu toute ma vie ce moment-là. Pour moi, les réseaux sociaux sont un super outil pour dénoncer ça. Prendre des photos et tagger la compagnie qui a produit ça pour leur dire “ça ne me plaît pas, j’aurais plus de plaisir à manger vos madeleines si elles n’étaient pas emballées dans du plastique”. J’ai parlé avec les industriels, comme Pepsi, Coca Cola, Unilever, et ils écoutent beaucoup ça. Ça ne leur plaît pas d’être critiqués par les consommateurs. Plus que jamais, chacun a son rôle à jouer."


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