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Alex, d'Art Tattoo : l'expérience des années

Mis à jour le 15/08/2018 à 05:14 Publié le 15/08/2018 à 05:14
Après un passage à Avignon et à Nîmes, Alex a ouvert son premier salon à Menton en 1999.

Alex, d'Art Tattoo : l'expérience des années

Grégory revient pour sa sixième séance de tatouage avec Alex, chez Art Tattoo.

Grégory revient pour sa sixième séance de tatouage avec Alex, chez Art Tattoo. Seize heures de travail, étalées sur deux mois. Il ôte son t-shirt, découvre le haut de son bras de ses bandages et libère la pièce en cours.

« Ça prend forme », s'enthousiasme Alex. Le projet est ambitieux. Une manchette aux allures d'armure biomécanique, agrémentée d'un compte à rebours, d'un lettrage thaïlandais et d'une plaque de fer.

« Au début, je voulais tout faire à l'intérieur du bras. Mais Alex m'a dit que ça ne pouvait pas rentrer alors on a décidé de tatouer tout le haut du bras », explique Grégory.

Pour Alex, c'est dans cette discussion avec le futur tatoué que réside une partie de son métier. « Les gens viennent avec une base et moi je leur conseille l'emplacement, la taille. Mon boulot c'est de proposer, de faire des esquisses, d'échanger. »

En 25 ans de travail, Alex a vu des projets de toutes sortes. Mais chaque période a ses motifs.

Ainsi, en ce moment à Menton les animaux ont la côte. « On me demande beaucoup de lions, de tigres, de loups », déclare Alex, sans pouvoir expliquer pourquoi. Chez la clientèle féminine la préférence va vers des lettrages ou des dates en chiffres romains.

Certains styles connaissent aussi une popularité toute particulière. Les traits fins du mandala, symbole bouddhiste, ou encore le dotwork qui consiste à réaliser un dégradé de couleur grâce à des points d'encre plutôt que par un aplat.

La spécialité d'Alex ? Le noir et blanc, le réalisme. Mais face à cet éclectisme dans la demande, le tatoueur précise : « Je travaille dans tous les styles, j'aime tout faire. » À une seule condition : « Je ne fais jamais de copie. »

Ces dernières années marquent, selon lui, l'avènement des gros tatouages. « C'est mieux vu qu'avant, les gens hésitent moins à se faire tatouer des pièces importantes », explique-t-il.

Grégory s'allonge sur le fauteuil du salon, Alex commence à piquer. « Je suis venu ici sur conseil d'un collègue », indique le premier. Après 19 ans à Menton, Art Tattoo s'est naturellement imposé comme un pilier du tatouage mentonnais.


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