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Albert II en exploration sur l'André-Malraux

Mis à jour le 28/09/2016 à 05:03 Publié le 28/09/2016 à 05:03
Autour du prince Albert II, de nombreux représentants français et monégasques ont visité le bateau du ministère de la Culture français.

Autour du prince Albert II, de nombreux représentants français et monégasques ont visité le bateau du ministère de la Culture français. Cyril Dodergny

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Albert II en exploration sur l'André-Malraux

Le souverain a été accueilli, hier matin, près de la capitainerie du quai de Fontvieille où était amarré le bateau d'exploration sous-marine, propriété du ministère de la Culture

André Malraux : le nom du premier ministre de la Culture en France, qui créa, entre autres, le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM). Et, depuis 2012, celui d'un bateau d'archéologie sous-marine qui sillonne les côtes françaises, de Menton au Tréport (parfois jusqu'en Sardaigne), pour effectuer des recherches et capter des images au fond des mers et océan.

En escale au quai de Fontvieille hier, cette unité de 39 mètres de long et 9 mètres de large a reçu la visite du souverain. Aux côtés du prince Albert II, le ministre d'État Serge Telle a pu serrer la main à un de ses « amis d'enfance » : Denis Metzger, le capitaine. Et comme le monde semble encore plus petit que la Principauté, le chef du gouvernement princier a également retrouvé Marine de Carné-Trécesson, toute nouvelle ambassadrice de France à Monaco, également « une amie d'enfance ».

Robert Calcagno, directeur du Musée océanographique, Marie-Pierre Gramaglia, conseiller de gouvernement-ministre de l'Équipement, de l'Environnement et de l'Urbanisme, étaient également présents. Une occasion pour eux de découvrir le savoir-faire français. « Il s'agit pour nous de rencontrer les scientifiques et de faire le point sur les technologies utilisées, notamment en matière de robotique, explique Olivier Dufourneaud, directeur de la politique des océans à l'Institut océanographique. Ce qui pourrait permettre, à terme, d'envisager des explorations. »

« Monseigneur, venez plonger »

Denis Metzger, le capitaine, donc, a ajouté à l'ambiance chaleureuse son enthousiasme personnel. « Monseigneur, je sais que vous êtes plongeur. Si vous voulez venir plonger un jour, vous serez le bienvenu. »

Ce bateau, c'est un peu son bébé… et sa maison. « J'ai suivi la construction du bateau. Ça fait trente-cinq ans que je travaille pour le DRASSM et douze ans que je suis dans les fouilles archéologiques. Maintenant, l'André-Malraux fait également de la recherche. » Avec un sonar, des robots dont les noms sont « inspirés d'Achille Talon », l'ambiance joyeuse sur le pont ne retire rien du sérieux des recherches.

Car on ne capte pas n'importe comment des images à 70 mètres de fond permettant une restitution en 3D, comme celles qui sont prises jusqu'à lundi dans la rade de Villefranche-sur-Mer, du Dorothéa, un bateau qui a coulé en 1693 avec, paraît-il, des pièces en argent…

Le métier de Denis Metzger, comme celui des quatre autres équipiers à bord, ou des archéologues et plongeurs qui sont parfois jusqu'à vingt sur le bateau, c'est celui de chasseur de trésors. Et si les légendes évoquent souvent des coffres remplis de pièces ou pierres précieuses, la technologie d'aujourd'hui sait réactualiser les rêves de petits pirates.

Fragilité du patrimoine sous-marin

« De nos images sont réalisés beaucoup de films diffusés à la télévision », comme le mystère de la disparition de La Pérouse.

Parmi les grandes explorations, il y a également celle du cuirassé Danton qui repose au sud de la Sardaigne, à près de 1 000 m de profondeur, ce qui fait que seuls des robots peuvent atteindre l'épave. L'André-Malraux ne fait pas de découvertes. Il va sur les sites déjà répertoriés pour approfondir les connaissances. C'est important pour transmettre au public le patrimoine qui lui est invisible. Important aussi parce que « le patrimoine immergé n'est pas totalement inépuisable, a souligné le capitaine au prince Albert II. Aujourd'hui, on découvre des épaves pulvérisées jusqu'à 1 800 mètres de fond à cause de la pêche de grand fond notamment. C'est une préoccupation. Il serait bon de trouver des solutions pour protéger ce patrimoine de l'humanité. »


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