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Adoptions d’animaux en En 10 ans, un regain d’intérêt pour la cause animale 2019 : une année record

Mis à jour le 22/01/2020 à 10:38 Publié le 22/01/2020 à 10:38
Depuis 2016, selon les termes de la loi,  l’animal n’est plus considéré comme un bien.

Depuis 2016, selon les termes de la loi, l’animal n’est plus considéré comme un bien. Frantz Bouton

Adoptions d’animaux en En 10 ans, un regain d’intérêt pour la cause animale 2019 : une année record

Plus responsables, mieux accompagnés, plus sensibles à la cause animale, les Azuréens n’ont jamais autant adopté d’animaux. Sans doute l’effet d’une émission TV à succès

Depuis plusieurs années, plusieurs associations, parmi lesquelles la SPA, pratiquent l’« adoption responsable ».

« On place les bons animaux chez les bonnes personnes », résume-t-on au siège de la société de protection des animaux.

Des questions précises sont posées au futur adoptant. Sur la présence éventuelle d’autres animaux au domicile, d’enfants, sur les horaires de travail, la configuration du logement. Un placement provisoire d’un mois est proposé.

Des adoptions bien encadrées

« Quasiment tous débouchent sur une adoption, précise Angélique Jammes. En 2019 à Nice, sur 109 adoptions (contre 57 en 2018) nous avons eu un seul retour. » Au niveau national, ce taux monte à 3,9 %.

« Autrefois les gens venaient chercher un animal pour faire une surprise à leur enfant. Aujourd’hui nous préconisons que l’enfant soit présent pour voir comment l’animal réagit. Tous les animaux ne s’entendent pas avec les enfants. C’est comme avec les adultes : il faut trouver l’animal qui nous correspond. Pour adopter un Jack Russell par exemple, mieux vaut être sportif », poursuit Angélique.

Mieux conseillé, le nouveau maître bénéficie aussi d’un suivi, des conseils d’un comportementaliste s’il le souhaite, et de la visite d’un délégué enquêteur dans un délai de 3 à 6 mois après l’adoption, pour s’assurer que tout se passe bien.

Si l’adoption est gratuite, elle induit néanmoins une participation de 150 euros pour un chat et 250 euros pour un chien qui comprend la vaccination, la stérilisation et le puçage. Un moyen, aussi, de responsabiliser le maître, de lui faire prendre conscience qu’un animal ça coûte aussi de l’argent.

Nouveau concept, nouveau logo, refuges modernisés avec cages chauffantes... La SPA s’est professionnalisée. Elle est aussi davantage présente sur les réseaux sociaux.

Chaque refuge anime sa page Facebook, un compte Instagram où il poste des photos des animaux en attente d’un nouveau foyer. De quoi faire craquer les internautes.

« Il y a un regain d’intérêt pour la cause animale. Je le ressens ces dix dernières années », constate Angélique Jammes, responsable de la Maison SPA de Nice.

« La cause a été plus médiatisée » a également noté Christophe Cisey, responsable d’un autre refuge des Alpes-Maritimes : Jean-Duflos, à Antibes. Pour lui aussi 2019 est une année singulière. « D’habitude le refuge est plein. Certaines années on est monté jusqu’à une cinquantaine de chiens et une centaine de chats. Là nous avons 21 chiens. Ça fait bien 4 à 5 ans que nous n’avions pas connu ça », se réjouit-il.

En 2019, il a recueilli 79 chats abandonnés et en a placé 78. Il comptabilise aussi 39 abandons de chiens pour 38 placements.

Dans son refuge, bien que situé, hors centre-ville, les petits chiens sont également les plus recherchés, ainsi que les chatons ou les chats de race. Les gros chiens sont plus difficiles à placer. La cause animale toucherait toujours plus d’Azuréens, dont les jeunes générations. Ce qui va de pair avec la montée en puissance des considérations environnementales, le souci d’une alimentation saine et bio et d’une provenance éthique des produits manufacturés...

Autre tendance, le rajeunissement de l’âge des bénévoles qui poussent chaque jour la porte de la Maison SPA de Nice, désireux de donner un peu de leur temps aux animaux recueillis par l’association : pour les promener, les conduire chez le vétérinaire...

« Peut-être que la loi du 16 février 2016 [proclamant que « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité » et non plus considérés comme des biens] a aussi participé à changer les mentalités » s’interroge encore Angélique.

Angélique Jammes, responsable de la Maison SPA de Nice, avec Princesse, 5 ans, qui cherche une nouvelle famille.
Angélique Jammes, responsable de la Maison SPA de Nice, avec Princesse, 5 ans, qui cherche une nouvelle famille. Eric Ottino

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