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À Roquebrune, du jamais vu en cinquante ans

Mis à jour le 31/10/2018 à 05:15 Publié le 31/10/2018 à 05:14

À Roquebrune, du jamais vu en cinquante ans

La tempête Adrian a charrié d'importantes quantités de galets sur l'avenue Robert-Schumann, en bord de mer. Des scènes très surprenantes pour les riverains de ce quartier surtout résidentiel

L'avenue Robert-Schumann de Roquebrune-Cap-Martin a changé de visage. Un tapis de galets recouvre la route du bord de mer. Ici, la tempête Adrian a charrié des dizaines et des dizaines de petits rochers jusqu'au bitume. Un peu avant midi, hier, Valérie Riou, la gérante du Paradis de la Glace, contemple l'artère couverte de pierres qui sépare son commerce de la plage. Pour elle, aucun dégât à déplorer, « par chance ». Mais la scène surprend beaucoup.

« On a toujours vu quelques petits galets, dit-elle. Mais jamais comme ça. Les gens n'en reviennent pas ».

« C'est vraiment allé crescendo »

Un indicateur ne trompe pas : contre le grillage qui sépare la plage du trottoir, les pierres s'entassent sur une bonne trentaine de centimètres de haut. De l'autre côté, le bord de mer est méconnaissable. Les galets recouvrent une bonne partie d'une douche, dont seule la partie haute dépasse. Et comme ailleurs, l'eau a englouti une bonne partie de la plage. Dans la nuit de lundi à mardi, elle a même traversé les deux-voies de la route départementale. « C'est la première fois en cinquante ans que les vagues arrivent jusqu'à notre trottoir », certifie Mireille, la concierge de la résidence Eden. Elle se tient au pied du grand immeuble posé face à la mer, et discute avec Séverine, une autre riveraine. Toutes deux retracent la soirée du coup de mer, dans la nuit de lundi à mardi. « À 21 heures, ça a commencé à taper fort », démarre Mireille. Séverine complète : « Plus c'est venu, plus ça montait. C'est vraiment allé crescendo ». Jusqu'à ravager la terrasse de l'un des établissements du quartier. De la terrasse du restaurant Cocody Sun, il ne reste qu'un amas de planches bleues qui s'enchevêtre sur la plage.

À côté, la mer vient toujours se fracasser contre le rivage. « Fab' » s'apprête à aller à l'eau. Il compte bien sortir sa planche de paddle surf, et pagayer debout, au milieu des vagues. Plusieurs glisseurs l'ont déjà imité, et évoluent au milieu des creux de peut-être un mètre cinquante, au jugé. Habitant du quartier, visiblement bon connaisseur des éléments et de la mer, il jauge l'intensité du phénomène météo. Selon lui, la tempête se classe dans la « fourchette haute » de ces événements.

Il contemple la mer derrière ses lunettes de soleil, et conclut : « Il faut se méfier, la Méditerranée est traître ».


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