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À quoi sert l'argent récolté ? La No Finish Line 2017 vise les 400 000 kilomètres

Mis à jour le 07/11/2017 à 05:19 Publié le 07/11/2017 à 05:19
Une boucle de 1 400 mètres, ouverte jour et nuit du 11 au 19 novembre.

Une boucle de 1 400 mètres, ouverte jour et nuit du 11 au 19 novembre. archives Jean-François Ottonello

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À quoi sert l'argent récolté ? La No Finish Line 2017 vise les 400 000 kilomètres

La dix-huitième édition démarre le 11 novembre à Fontvieille sur un parcours inchangé de 1 400 mètres, ouvert jour et nuit. Les organisateurs espèrent 14 000 coureurs et marcheurs

Ils étaient 13 297 coureurs et marcheurs l'an dernier. Ils ont parcouru 392 516 kilomètres. Objectif 2017 : faire mieux ! Depuis sa création en 1999, la No Finish Line n'a cessé de croître. Pour la dix-huitième édition qui démarre ce samedi 11 novembre, les organisateurs se sont fixé un nouvel objectif : parcourir 400 000 kilomètres en huit jours. Une distance à atteindre grâce à la bonne volonté et à l'endurance des coureurs.

Les pré-inscriptions sont plus fortes que l'an passé. Ils sont déjà près de 9 000. L'équipe en espère 14 000 sur la ligne de départ ou pendant les huit jours et huit nuits de la manifestation.

Le tracé de 1 400 mètres, autour du chapiteau de Fontvieille, demeure, comme depuis trois ans, inchangé. « Une des nouveautés, c'est que la course durera, cette année, deux heures de plus. Nous démarrons le samedi 11 novembre à 14 heures, pour s'achever le 19 novembre à 16 heures », souligne Philippe Verdier. C'est lui qui a eu cette idée folle en 1998 de proposer au public de courir pour transformer chaque kilomètre en euro, afin de soutenir des actions envers des enfants défavorisés.

26 à 30 km en moyenne

De la première édition en 1999 (9 000 kilomètres parcourus), à la 18e qui s'ouvre samedi, la No Finish Line est devenue l'une des manifestations les plus populaires de la Principauté. Fédérant un nombre conséquent d'entreprises qui créent des équipes pour relever des défis.

« Ce n'est pas une compétition, chacun vient avec ses moyens physiques », continue Philippe Verdier. En moyenne, un participant court de 26 à 30 kilomètres sur la durée de l'événement.

Les douze euros de droit d'entrée par participant couvrent les frais logistiques. L'argent récolté par kilomètre est ensuite abondé soit par des entreprises participantes, soit par les fondations Cuomo, Sancta Devota, Stravos Niarchos et la banque Barclays, soutiens de l'opération.

Si la piste est ouverte même aux marcheurs du dimanche, en parallèle, la No Finish Line est aussi un Everest pour des compétiteurs de divers horizons qui viennent courir presque en non-stop pendant huit jours. Ils seront une cinquantaine cette année. L'an passé, le gagnant a parcouru 900 kilomètres. Cette année, trois participants qui ont déjà explosé le record de 1 000 kilomètres reviennent en terre monégasque. Qui dit mieux ?

Depuis sa création, dans le sillage de la Journée mondiale des droits de l'enfant, la No Finish Line est tournée vers une aide apportée à des enfants défavorisés à travers le monde. « La liste est longue, nous avons beaucoup de nouveaux projets chaque année », commente Ariane Favalaro, la présidente de Children & Future, l'association mère de la manifestation.

Leur projet phare ? Chaque année, une grande partie des fonds récoltés permet d'opérer du cœur une douzaine d'enfants au centre cardio-thoracique de Monaco. Une aide maîtresse à laquelle tiennent tous les bénévoles investis.

Mais l'argent d'une édition est aussi vecteur de nombreuses actions satellites. Temporaires ou suivies. Ainsi, sur les 392 516 récoltés en 2017, l'association a notamment versé près de 40 000 euros à la Maison de vie de Fight Aids Monaco. Elle a permis à la Fondation Lenval d'acquérir un gastroscope adapté aux nourrissons (31 359 euros), aidé à la construction d'une école dans le village de Pelinga au Mali (16 600 euros), d'une salle de cathétérisme à Bamako, toujours au Mali (30 000 euros) ; ou participé aux travaux de recherches du Centre scientifique de Monaco sur la dystrophie musculaire (15 000 euros).

Au total, depuis 1999, 2 797 303 euros ont été récoltés en faveur de projets pour des enfants.

Depuis plusieurs années, l'association NFL International a commencé à développer le concept né en Principauté pour l'exporter dans plusieurs villes, principalement en Europe, pour l'heure.

En 2018, ce sera, par exemple, la deuxième édition d'une No Finish Line à Athènes en Grèce, à Oslo en Norvège. Ce sera également la quatrième à Paris.

Et la toute première à Nice. Philippe Verdier a convaincu la mairie de Nice avec le concept d'une boucle d'un kilomètre le long du quai des Etats-Unis, au bout de la Promenade des Anglais. Une boucle que les coureurs pourront fouler jour et nuit du 6 au 10 juin 2018. Les dates sont désormais officielles.

« À chaque édition dans une autre ville, nous allons sur place pour apporter notre expertise et nous conseillons à chaque fois que les euros récoltés pour les kilomètres courus aillent soutenir des actions en faveur de l'enfance », explique-t-il.

Son objectif, rêvé à moyen terme, serait d'arriver à fédérer 52 villes dans le monde pour que chaque semaine, quelque part sur la planète, se coure une No Finish Line.

Bien entendu, la No Finish Line de Monaco, en 2018 comme les année suivantes, restera en Principauté, calée juste avant la Fête nationale.


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