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À Monaco, Uber rappelle (gentiment) à l’ordre ses chauffeurs

Mis à jour le 22/06/2020 à 19:03 Publié le 22/06/2020 à 19:01
Uber, une concurrence déloyale pour les taxis de Monaco.

Uber, une concurrence déloyale pour les taxis de Monaco. Photo Jean-François Ottonello

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À Monaco, Uber rappelle (gentiment) à l’ordre ses chauffeurs

Le 11 mars, juste avant le début du confinement, le gouvernement monégasque avait édicté des mesures d’interdiction pour les chauffeurs Uber "face à l’augmentation du nombre de véhicules sur le territoire monégasque, et ce sans aucune autorisation d’exercer, ni vignette prévue à l’article 45 de l’Ordonnance souveraine n°1.720 pour les véhicules étrangers".

Le conseiller de gouvernement-ministre des Finances et de l’Économie, Jean Castellini, avait alors annoncé la modification de cette même ordonnance relative à la réglementation des taxis, des véhicules de remise, des véhicules de service de ville et des motos à la demande, précisant: "Toute plateforme étrangère de mise en relation entre chauffeurs professionnels et particuliers est strictement interdite sur le territoire de la Principauté. Seule une tolérance pourra être acceptée lors de la dépose en Principauté d’un client chargé à l’extérieur de la Principauté."

Le gouvernement entendait alors "attirer l’attention des utilisateurs de ce type de plateforme sur l’activité frauduleuse de ces chauffeurs à Monaco", ajoutant qu’un parc suffisant de 220 véhicules (taxis et véhicules de grande remise avec chauffeur) était déjà disponible 24h/24 à Monaco.

L’avertissement du gouvernement

Manifestement courroucé par les écarts de conduite répétés de certains chauffeurs Uber, le gouvernement insistait. "Nous ne manquerons pas de contacter à nouveau les représentants de la société Uber afin qu’ils sensibilisent une nouvelle fois leurs chauffeurs sur la réglementation en vigueur en Principauté."

Aussitôt, nous avions contacté la société incriminée pour savoir si ses chauffeurs avaient été rappelés à l’ordre par le passé, si les prises en charge en Principauté étaient référencées ou encore si des tensions entre leurs chauffeurs et les opérateurs locaux avaient pu être constatées.

Uber botte en touche, puis fait un effort

En guise de réponse, une semaine plus tard, nous avions reçu des paraphrases laconiques.

"Conformément à la réglementation en vigueur, les passagers ne peuvent pas commander une course Uber depuis la Principauté de Monaco."

"En revanche, comme autorisé par la Principauté, il est possible qu’un client soit déposé dans cette zone suite à une prise en charge à l’extérieur de la Principauté."

"Concernant vos autres questions, cela relève de la compétence des autorités locales que nous vous invitons à contacter directement."

Depuis relancé, le service communication d’Uber n’a pas été plus loquace mais nous a en revanche confirmés "avoir renvoyé un mail aux chauffeurs le 20 mai leur rappelant que la prise en charge de clients est interdite dans la Principauté".

Affaire à suivre.


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