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À Monaco, les commerçants qui louent dans le privé s'inquiètent et réclament des mesures

Mis à jour le 30/03/2020 à 08:50 Publié le 30/03/2020 à 08:49
En Principauté, la plupart des commerces sont condamnés à baisser le rideau jusqu’à nouvel ordre  en attendant la fin de la crise.

En Principauté, la plupart des commerces sont condamnés à baisser le rideau jusqu’à nouvel ordre en attendant la fin de la crise. Photo Jean-François Ottonello

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À Monaco, les commerçants qui louent dans le privé s'inquiètent et réclament des mesures

Le président de l’Union des commerçants, Nicolas Matile-Narmino, lance à nouveau un cri d’alarme, invitant les propriétaires privés à adapter leurs loyers

"Je m’inquiète pour les petits commerçants", souffle Nicolas Matile-Narmino. Après un premier SOS au départ de la crise, le président de l’Union des Commerçants de Monaco vient de cosigner avec Philippe Clerissi, président du groupement des commerçants du centre commercial de Fontvieille, un deuxième cri d’alarme à l’encontre du gouvernement.

La raison ? Le loyer des commerçants qui loue leur local à des propriétaires privés. Si le gouvernement a pris la décision de suspendre pour trois mois les loyers dans les locaux commerciaux domaniaux, coté privé, le gouvernement princier a appelé les propriétaires privés de commerce au civisme, en adaptant ou étalant les paiements dus par leurs locataires. Une posture qui tarde à se traduire dans les faits ?

"Ne pas être des dommages collatéraux"

Pour le président de l’UCAM, la situation urge. "Il ne faut pas que les petits commerçants soient les dommages collatéraux de cette crise. Beaucoup se demandent s’ils doivent payer leur loyer et avec quel argent sans activité", confirme Nicolas Matile-Narmino. Pour lui la réponse est claire : il en appelle à la responsabilité des propriétaires et à l’État de prendre position plus clairement ou de légiférer sur la question.

"Les objectifs sont de pérenniser le maximum d’acteurs du commerce en évitant les cessations de paiements et les procès en cascade, et de permettre la relance de l’économie une fois la crise passée et de ce fait relancer les recettes de l’État. Les enjeux sont d’assurer la pérennité des baux commerciaux pour les locataires en cas de retard de paiement dû à ce cataclysme, de passer la crise en accumulant le moins de dettes locatives avec un chiffre d’affaires à 0 ou très dégradé, de trouver un nouvel équilibre financier avec les propriétaires à la reprise pour maintenir en vie un maximum d’acteurs du commerce local".

Ainsi le président de l’UCAM a formulé une série de propositions pour les locataires de locaux commerciaux privés. Parmi elles : figer la situation des loyers sur toute la durée de la crise, annuler ceux des commerçants qui n’ont plus de chiffre d’affaires. Indexer les loyers sur le chiffre d’affaires à la reprise pendant dix-huit mois. Une série de propositions qu’il n’entend pas laisser lettre morte.


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