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À Monaco, le palais en allumettes a reçu la visite du prince Albert

Mis à jour le 09/04/2021 à 19:09 Publié le 09/04/2021 à 19:09
Le palais aux 32 500 allumettes.

Le palais aux 32 500 allumettes. Photo Jean-François Ottonello

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

À Monaco, le palais en allumettes a reçu la visite du prince Albert

On y serait plus à l’étroit que dans l’imposant Palais princier.Le travail minutieux– qui compte 32 500 allumettes– de Gérard Guttin, résident monégasque, a été, jeudi, salué par le prince Albert.

De son propre aveu, il n’imaginait pas que son travail fastidieux de quatre années le mènerait à recevoir les félicitations, en personne, du prince Albert.

32 500 allumettes, 200 tubes de colle, sept heures de travail par jour pour obtenir une reproduction miniature du Palais princier.

Une histoire personnelle

"C’est formidable, un bel exemple d’un travail qui demande beaucoup de patience. De plus, il a bien trouvé sa place ici", félicite le prince en s’adressant au maître d’œuvre, Gérard Guttin.

Exposée en face de son modèle grandeur nature, la maquette a de quoi forcer l’admiration. "J’espère que je n’ai pas trop estropié votre palais", plaisante l’artiste. Après un tel tour de main, les questions fusent.

Comment l’idée lui est venue? "Pendant vingt-deux années de mon existence, le Palais princier faisait partie de mon voisinage. Mon père, Robert, était carabinier du prince. On vivait au troisième étage de la caserne du Rocher avec quatre autres familles. Notre salle à manger donnait sur la place du Palais", se souvient Gérard Guttin.

Comment s’est-il mis au modélisme? "Ce sont mes petites-filles, du côté de ma femme, qui m’ont offert une maquette de la Tour Eiffel. En une journée, je l’avais bouclée, rigole Gérard. Puis, j’avais besoin de m’occuper l’esprit. J’ai décidé de m’attaquer à un chantier de plus grande ampleur."

Et se procurer autant d’allumettes, compliqué? "Les allers-retours au bureau de tabac étaient incessants. Ma femme a fait beaucoup de kilomètres pour m’aider. Il a fallu ensuite détacher la partie inflammable. Heureusement que je ne fume pas."

Longtemps, Gérard Guttin et le prince Albert ont discuté, comme si l’œuvre les replongeait dans des souvenirs d’antan, encore bien présents.

"Je me souviens, se remémore Gérard, s’adressant au prince, quand je venais jouer au football sur la place du Palais, et que je voyais votre mère au loin qui nous renvoyait le ballon." L’émotion est palpable.

La maquette devrait rester visible pendant plusieurs mois, en espérant que la situation sanitaire s’améliore et qu’elle puisse être montrée à un grand nombre.

En attendant, le prince Albert a lancé un "défi" à celui qui n’a encore qu’une modeste expérience malgré le travail remarquable réalisé: une reproduction du musée océanographique.

Qui sait? Même si, pour le moment, le septuagénaire préfère s’adonner au dessin "et voyager avec ma femme dès que possible".

« Faire ce projet pour aller au bout »

Passionné de dessin étant petit, Gérard Guttin n’a qu’une très modeste expérience en modélisme. Même si sa reproduction du Palais princier laisse à penser le contraire.

"J’avais besoin de m’occuper l’esprit, précise-t-il. D’autant plus avec le confinement imposé, qui ne nous a pas permis de partir en voyage. À raison de sept heures par jour, pendant 90 jours, j’ai entrepris de construire une maquette entière du Palais, pour lequel je n’avais commencé que la façade."

Conserver le côté ancien

Le dôme de la chapelle palatine, les vingt-quatre arches, la galerie Hercule, les 164 fenêtres… "mais aussi le côté nature. J’ai utilisé des allumettes pour garder un effet ancien et ne pas avoir un côté très lisse, tout blanc."

Pour que la retranscription architecturale soit la plus fidèle possible, Gérard Guttin a puisé dans des clichés historiques et des photos aériennes circulant sur YouTube.

Cette maquette d’un mètre sur un mètre trône sur la table du salon et, il faut le dire, se révèle encombrante. "Je n’ai pas d’atelier. Et je ne vais pas la garder pour moi. J’aimerais la donner à une œuvre caritative, qu’elle reste ici, à Monaco, qu’elle soit bien traitée", confie-t-il.

Ensuite, maintenant que l’apprenti modéliste a pris le coup de main, il compte bien réitérer l’expérience. Peut-être en relevant le défi que le prince lui a lancé: le musée océanographique. "Un brin compliqué tout de même sans dénaturer."

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