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A Monaco, le CHPG veut la démission d'un chef de service adjoint en poste depuis 16 ans

Mis à jour le 14/09/2016 à 05:11 Publié le 14/09/2016 à 05:11
Au CHPG, on ne parle que du service d'Urologie, de son nouveau chef de service et du docteur Jean-Claude Ortega, presque seize ans de maison, à qui on a demandé de partir…

Au CHPG, on ne parle que du service d'Urologie, de son nouveau chef de service et du docteur Jean-Claude Ortega, presque seize ans de maison, à qui on a demandé de partir… Jean-François Ottonello

A Monaco, le CHPG veut la démission d'un chef de service adjoint en poste depuis 16 ans

Les relations difficiles entre le réputé Dr Hervé Baumert, recruté il y a cinq mois et demi à la tête du service d'Urologie, et son adjoint le Dr Jean-Claude Ortega, suscitent émotion et tension

C'est l'histoire qui empoisonne l'hôpital depuis des semaines, sinon des mois. Au Centre Hospitalier Princesse-Grace (CHPG), le courant n'est - paraît-il - pas passé entre le docteur Hervé Baumert, recruté unanimement pour piloter et développer le service d'Urologie, et son adjoint le docteur Jean-Claude Ortega.

D'un côté, l'urologue, venu du Groupe hospitalier Saint-Joseph (Paris) a la réputation d'avoir un geste chirurgical excellent. Il est, en France, celui qui « fait le plus grand nombre d'interventions de curage lombo-aortique », a noté Patrick Bini, directeur du CHPG en intervention préliminaire du président de la Commission Médicale d'Établissement (CME), le Dr Christophe Robino, jeudi dernier.

Cent signatures pour soutenir le Dr Ortega

De l'autre, un chirurgien, affichant presque seize ans d'ancienneté au CHPG, et contre lequel « il n'y a jamais eu de plainte », affirme Jean-Michel Cucchi, président de l'Ordre des Médecins. D'ailleurs, dans une lettre de soutien datée du 8 septembre, plus de cent médecins (grosso modo la moitié de ses confrères du CHPG - du jamais vu ; ce qui atteste d'un réel malaise), évoquent l' « indéniable compétence » du Dr Ortega, ainsi que ses « rapports courtois et respectueux » à l'égard de ses collègues.

Deux profils qui auraient pu être complémentaires. Mais la réalité est autre.

« Nos tentatives de conciliation n'ayant pas abouti, nous avons reçu, le 29 juillet 2016, par écrit, les instructions du gouvernement princier nous demandant de signifier au docteur Ortega de se conformer aux directives de son chef de service, et que s'il ne rentrait pas dans ses intentions de s'y soumettre, il lui était loisible de s'y démettre », a expliqué Patrick Bini, le 8 septembre, en préambule de la CME extraordinaire.

Un départ contrariant

Mais la tension continue de monter, les bruits deviennent de plus en plus insistants parmi le personnel du CHPG. Le 19 août, la décision tombe : « Le Dr Baumert m'a écrit pour m'informer qu'il renonçait à être titularisé à la fin de sa période probatoire fixée au 29 septembre 2016, dit Patrick Bini en CME. Une décision qui a beaucoup contrarié, outre le directeur, le président du Conseil d'Administration et le gouvernement princier. »

Les choses pourraient-elles évoluer différemment ? De sources proches, on sait que le gouvernement est très attaché à ce que le Dr Baumert puisse apporter ses compétences en chirurgie micro-invasive au CHPG. De plus, le chef de service était, hier, dans les murs du CHPG…

Le Dr Ortega a, quant à lui, été reçu par Patrick Bini le 1er septembre. Le directeur du Centre hospitalier lui a expliqué que son départ pouvait prendre la forme soit d'une démission à l'amiable, soit d'un licenciement. « Je lui ai également expliqué qu'il n'était pas souhaité, ni pour le CHPG, ni pour lui-même, que la seconde option soit mise en œuvre », a ajouté Patrick Bini, toujours dans cette même CME.

Depuis début septembre, le CHPG, le Conseil national et le ministère d'État vivent au rythme de cette triste situation et son lot de bruits et rumeurs aussi nauséabonds qu'impossibles à maîtriser. Si on passe des heures à discuter de cette affaire, la position de tous est unique face à la presse : pas un mot. « Dans l'intérêt de l'hôpital, je n'ai pas de commentaires à faire publiquement dans l'immédiat, tant que les tenants et les aboutissants de ce dossier ne seront pas finalisés », a ainsi rappelé, hier, Patrick Bini.

Seul le ministre d'État n'a pas éludé la question vendredi dernier devant les journalistes qu'il avait conviés pour cette rentrée. « Je n'ai pas envie de commenter le management. La décision qui a été prise sera appliquée, bien entendu dans les meilleures conditions possibles. On est en pleine gestion de cette affaire. »

Selon nos sources, des décisions définitives vont être prises dans les prochaines heures.


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