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À Monaco, le chantier titanesque de l'extension maîtrise-t-il ses nuisances?

Bouygues Travaux Publics, maître d'œuvre du chantier de construction des fondations du futur éco-quartier du Larvotto, fait le maximum pour rassurer commerçants, riverains et touristes

Florent A. Motey Publié le 01/08/2017 à 18:30, mis à jour le 01/08/2017 à 18:22
Malgré toutes les précautions prises, les estivants s’accommodent de cette situation tant bien que mal. Photo Jean-François Ottonello

Selon nos informations, aucune plainte n'a officiellement été déposée par les commerçants et les riverains au sujet d'éventuelles nuisances. Mais l'émotion est évidente, la gêne indéniable.

Pour certains, vivre et travailler devant un chantier d'une telle ampleur n'est pas évident. Plusieurs personnes rencontrées sur la plage évoquent des eaux troubles et une odeur gênante. Une mère russe, habituée des lieux, craint les quelques résidus observés à la surface de l'eau.

"Je ne peux pas y baigner mon bébé, et je ne compte pas revenir l'année prochaine", explique cette touriste.

 

Une constatation non contestée par Philippe Jean, directeur des opérations de travaux pour Bouygues Travaux Publics, le maître d'œuvre. Les fortes bourrasques de vent enregistrées en début de semaine dernière "peuvent en être la cause", explique l'ancien co-responsable du chantier de construction du port de Tanger-Med.

>> RELIRE. Extension en mer à Monaco: le chantier titanesque débute en avril.

 

"Des contrôles permanents sont réalisés entre les deux réserves naturelles du bassin du Larvotto et de Pelagos afin de gérer les nuisances potentielles, ajoute l'intéressé. Nous avons terminé la première phase de nos opérations le 28 juin, soit quarante-huit heures avant la date initialement arrêtée."

La préparation du fond du nouveau quartier impose une période de dragage à l'aide de dragues à godets. Ce procédé permet de préparer une surface plane à vingt mètres en dessous du niveau de la mer.

Vigilance en mer et sur terre

La qualité de l'eau est testée une fois par semaine par les experts de la direction de l'Environnement, ainsi que les mardis et jeudis par Bouygues Travaux Publics. Une double surveillance qui "minimise les éventuels désagréments", selon Christophe Hirsinger, directeur du projet, qui s'appuie sur la pose de dix-huit caissons de 10.000 tonnes chacun, livrés par bateau "pour des raisons écologiques".

 

La direction du groupe de BTP français a proposé au gouvernement d'ériger un mur antibruit le long de l'anse du Portier. Des capteurs de vibrations sont placés à l'arrière. Histoire de réduire les nuisances visuelles et sonores pour les riverains.

La finalisation de cette phase de création des fondations est prévue pour fin 2020.

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