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À Monaco, la Sûreté publique dit au revoir à l'un des siens

Ce mercredi, en la cathédrale, les policiers monégasques et le tout-Monaco ont rendu un dernier hommage à Christophe David, commandant de police décédé dans un accident de la route.

Thibaut Parat Publié le 07/10/2021 à 13:51, mis à jour le 07/10/2021 à 13:51
Christophe David avait intégré la direction de la Sûreté publique en 2005. Le prince Albert II a assisté, mercredi, à ses funérailles. Photo Jean-François Ottonello

La même peine indicible. Les mêmes interrogations douloureuses. Le même sentiment d’injustice. Pourquoi eux? Pourquoi lui? Pourquoi si jeune?

Près d’un mois après les obsèques de Matis Canavese et Stéphan Hertier, deux sapeurs-pompiers monégasques fauchés au guidon de leur moto, le prince Albert II et le tout-Monaco ont assisté mercredi aux funérailles d’un autre (jeune) serviteur de l’État: le commandant principal de police, Christophe David.

Le 28 septembre du côté d’Èze, ce motard de 44 ans, natif de Nice et haut gradé de la Sûreté publique, perdait la vie dans un accident de la route.

"Il aimait le pays qu’il servait"

Ce sont six camarades de sa promotion qui ont fendu l’allée centrale de la cathédrale bondée, cercueil sur l’épaule, jusqu’au pied de l’autel où trônait un portrait du défunt. Dessus, l’un d’entre eux y a soigneusement déposé la casquette de commandant principal de Christophe David et une médaille d’honneur 3e classe en bronze.

 

"Je ne sais pas quelle était la foi de Christophe. C’est entre lui et le Seigneur. Mais je sais qu’il aimait sa famille, qu’il aimait son travail et le pays qu’il servait, qu’il aimait ceux qu’il rencontrait", a confié l’abbé Julien Gollino, l’aumônier de la Sûreté publique.

Entré à la direction de la police monégasque en janvier 2005, comme élève-lieutenant inspecteur, Christophe David a passé la majeure partie de sa carrière au sein de la police judiciaire, service au sein duquel il a gravi les échelons. Avant d’être affecté, en mars 2019, au cabinet de direction, comme chef du secrétariat.

"Il était un ami et un confident, a déclaré Richard Marangoni, contrôleur général en charge de la direction de la Sûreté publique. Unanimement apprécié pour son travail, son état d’esprit, ses conseils et sa bienveillance, le départ brutal de ce policier émérite plonge notre institution et tous ceux qui l’ont connu dans une profonde affliction."

Déjà meurtrie par le passé

Une institution déjà meurtrie à deux reprises avec la disparition, en février 2021, de Yann Beunard, appartenant au groupe de sécurité du souverain, dans un accident de speed riding à Auron, et du capitaine Mathieu Launois en 2019.

"La Sûreté publique est une grande famille et lorsque nous perdons l’un des nôtres, c’est toujours une partie de nous-mêmes qui s’en va", a conclu Richard Marangoni, ému.

 

À ses parents, Martine et Gilbert, à sa sœur Audrey, à sa compagne Jennifer, à ses proches et collègues, la rédaction de Monaco-Matin renouvelle ses plus sincères condoléances.

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