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A l'arrêt depuis deux ans, le Bal de la Rose signe son grand retour ce vendredi à Monaco

Après deux éditions annulées par la pandémie de Covid-19, la soirée caritative est de retour ce vendredi soir, une première pour le créateur Christian Louboutin qui en assure la direction artistique.

Cédric Vérany Publié le 07/07/2022 à 14:00, mis à jour le 07/07/2022 à 10:59
C’était en 2019, le souverain et la princesse de Hanovre ouvraient le Bal de la Rose Riviera. Le dernier qui a eu lieu, avant que la pandémie annule les éditions 2020 et 2021. Photo archives Jean-François Ottonello

"Les Années 20 reviennent plus folles que jamais, let’s go for it!" signe Christian Louboutin sur le programme du Bal de la Rose qui fait son grand retour ce vendredi soir à la Salle des Étoiles.

Le célèbre gala qui ouvre depuis 1954 la belle saison en Principauté a été contraint à l’annulation, deux années de suite en 2020 et 2021 à cause de la pandémie. Et le choix a été fait, début 2022, de le repousser de mars à juillet pour éviter un troisième report. Mais cette édition 2022 aura bien lieu et les équipes sont à pied d’œuvre depuis plusieurs jours pour donner au Sporting d’été des reflets des Années 20, thème choisi pour accompagner la soirée.

De Bollywood aux
Années Folles

 

"Nous avions préparé le thème Bollywood pour le bal 2020 qui a été reporté à 2021 avec le même thème mais la soirée n’a pas pu avoir lieu. C’était un peu étrange de le reporter une troisième fois, mais nous n’abandonnons le thème Bollywood pour l’avenir", assure Françoise Dumas, qui collabore avec la princesse de Hanovre depuis presque trois décennies pour donner du panache et du style à cette soirée caritative au profit de la Fondation Princesse Grace.

Ensemble, elles déterminent le thème en septembre, sublimé ensuite par le directeur artistique de la soirée. "Nous avons réalisé plusieurs bals avec notre cher Karl Lagerfeld qui à partir d’une thématique, développait une idée. Jusqu’au bal Riviera de 2019, dont il avait choisi le thème mais qu’il n’a pas pu réaliser car il nous a quitté avant" se souvient Françoise Dumas.

Trois ans plus tard, pour cette reprise, cap sur les Années 20, ces "Années Folles" du XXe siècle mises en scène pour la première fois par le créateur Chrisitan Louboutin.

"Très spontanément, la princesse Caroline a demandé à Christian de nous soutenir. Il est très créatif, plein d’imagination, il voyage beaucoup et il partage une amitié de longue date avec la princesse". C’est lui qui a imaginé l’ambiance, les décors et le spectacle. Un spectacle riche et varié qui sera comme un fil rouge toute la soirée (lire par ailleurs).

Côté atmosphère, dès l’entrée, les invités seront plongés dans l’esprit d’un cabaret entre Hollywood et Paris à la tombée de la nuit peuplé de personnages extravagants. Un immense tapis rouge pailleté conduira jusqu’à la salle des Étoiles parée d’illustrations signées par Hélène Tran.

 

Stéphane Bern pour
la tombola

Pour garder la tradition, la tombola sera orchestrée par Stéphane Bern. Un point immuable du bal qui conserve les grandes lignes de ce qui a fait sa renommée depuis presque soixante-dix ans.

"La tradition du bal a évolué" souligne Françoise Dumas, "la soirée a d’ailleurs rajeuni dans son public depuis plusieurs années avec la participation des enfants de la princesse de Hanovre".

Avec Christian Louboutin aux commandes, cette évolution devrait se poursuivre dans une dynamique flamboyante et glamour. L’an prochain, le Bal de la Rose devrait à nouveau avoir lieu au printemps. Sous quel thème ? Mystère pour l’instant…

"Nous avons puisé dans nos réserves pour rester fidèles à nos engagements"

Derrière les paillettes, le Bal de la Rose est un moteur pour la Fondation Princesse Grace. En effet, les fonds récoltés par la soirée garnissent chaque année le budget de fonctionnement de la Fondation qui œuvre dans le domaine social en général et dans l’aide aux services hospitaliers pédiatriques français en particulier. Avec deux éditions annulées en 2020 et 2021, la trésorerie de la Fondation a été secouée. Mais n’a pas coulé. "Notre trésorier a toujours été très prudent, ce qui fait que nous avions bien pensé les choses et nous avons puisé dans nos réserves pour rester fidèles à nos engagements", explique Caroline O’Conor, directrice administrative de la Fondation Princesse Grace.

Entre 2020 et 2022, la Fondation n’a pas lancé de très gros projets mais a continué de soutenir le réseau hospitalier français. Depuis le début de l’année, 27.000 euros ont été versés au CHU de Nancy puis 30.000 euros à l’hôpital de Saint-Brieuc pour abonder au budget des Maisons de Parents, où logent des mamans et des papas qui vivent loin d’un hôpital ou sont traités leurs enfants.

Il a fallu aussi, à certains endroits, augmenter des aides pour soutenir des familles contraintes de louer des chambres d’hôtel pour rester auprès de leurs enfants hospitalisés alors que la pandémie obligeait à fermer des Maisons de Parents.

"La princesse est
très généreuse"

Dans un autre registre, la Fondation a participé à hauteur de 28.000 euros à la conception d’une fresque murale pour habiller les murs blancs du service de chirurgie pédiatrique de l’hôpital de Montpellier.

"Nous avons un réseau très sérieux et des contacts très réguliers avec les services sociaux hospitaliers en France qui nous sollicitent. Nous étudions les dossiers, les demandes puis la princesse Caroline, qui préside la Fondation Princesse Grace, décide. Et elle est très généreuse", admet Caroline O’Conor, qui rappelle que ces aides ont démarré il y a vingt-cinq ans cette année.

En parallèle, la Fondation est un soutien régulier de l’Académie de Danse Princesse Grace. Cette année elle a versé 150.000 euros à l’établissement pour financer les bourses d’études de ses élèves demandeurs, afin qu’ils bénéficient gratuitement des cours.

La reine du strip-tease proposera son célèbre numéro dans un verre à champagne. Photo Ali Madhavi/France 3.

Dita von Teese, clou d’un spectacle inédit

Même si il ne se jouera qu’une fois, Christian Louboutin a apporté un soin particulier au spectacle qui rythmera le bal vendredi soir. Le directeur artistique de la soirée s’est associé au collectif d’artistes parisiens House of Drama pour imaginer "une fresque colorée traversant le siècle du Bauhaus au disco", oscillant entre le glamour, l’extravagant et le spectaculaire.

Au casting de ce show inédit: le pianiste et artiste Charly Voodoo du cabaret parisien Madame Arthur; la chorégraphe et danseuse Amélie Poulain, qui donne dans le transformisme; la diva disco Corine qui pourrait interpréter son titre de circonstance Il fait chaud à Monaco; l’iconoclaste Marawa qui détient douze records du monde catégorie patins à roulettes à talons hauts et le DJ Amina, habitué des nuits queer de Paris.

Clou du spectacle: la célèbre Dita von Teese jouera les prolongations après sa performance du mois de mai en Principauté. Celle qui a donné des lettres de noblesse à l’art du strip-tease proposera son numéro singulier du verre à champagne ou elle s’effeuille sur scène, lovée dans une coupe géante...

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