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À la Maison de France, on se souvient de Jacques Chirac

Minute de silence, registre de condoléances... Un dernier hommage lui a été rendu, hier à Monaco

Thibaut Parat Publié le 01/10/2019 à 10:09, mis à jour le 01/10/2019 à 10:09
Laurent Stefanini, ambassadeur de France à Monaco.
Laurent Stefanini, ambassadeur de France à Monaco. T.P.

Vous aimiez la France et les gens », « Il fut un président aux convictions multiples, attachant par son humanisme », « Hommage à un président qui a maintenu les valeurs de la France à des moments difficiles ». Au fil des heures, au cœur de la Maison de France, les pages du registre de condoléances se sont noircies d’hommages manuscrits en l’honneur de Jacques Chirac, décédé jeudi dernier à Paris. Tantôt sur la personnalité attachante de l’homme, tantôt sur les actes politiques de l’ancien président de la République. Aussi bien les anonymes que les pontes de la Principauté.

« Un grand citoyen du monde »

 

Ainsi, au lendemain de l’hommage populaire aux Invalides et en cette journée de deuil national décrétée par Emmanuel Macron, un ultime recueillement s’est donc tenu, hier, à la Maison de la France. A 15 heures pétantes comme dans toutes les administrations et écoles de l’Hexagone. On y croisait le Ministre d’État, Serge Telle, et quelques-uns de ses conseillers-ministres, le président du Conseil national, Stéphane Valeri, Mgr Bernard Barsi, archevêque de Monaco ou encore Sylvie Petit-Leclair, procureur général. Et, forcément, le tout nouvel ambassadeur de France à Monaco, Laurent Stefanini. Un ancien collaborateur de Jacques Chirac. « J’ai travaillé pendant sept ans avec lui, d’abord en tant que chef adjoint au protocole de l’Élysée de 1996 à 2001, puis pour l’aider à l’organiser la conférence Citoyens de la Terre en 2006 et 2007. Je l’ai connu de près et beaucoup apprécié, confiait-il, en aparté, avant la minute de silence. Il a été un grand Français et un grand citoyen du monde. C’est une perte pour nous tous. »

Georges Mas, président de la Maison de France et originaire de Corrèze - Jacques Chirac y avait des racines familiales et y a fait ses premiers pas en politique - se souvient « d’un homme d’État extraordinaire qui a su avoir une posture internationale tout en étant proche des Français. J’ai eu cette chance de le rencontrer à deux reprises. »

Dans nos colonnes, le prince Albert II - à Paris pour la cérémonie religieuse (lire ci-contre) - se remémorait le renouvellement des accords franco-monégasques, en 2005 à l’Élysée. Hier, l’ambassadeur de France à Monaco optait pour d’autres souvenirs. « Le fait qu’il achève la construction européenne avec l’Espace Schengen et la zone euro, qu’il reconnaisse un certain nombre de points noirs de notre histoire nationale et les responsabilités de l’État Français dans la Rafle du Vel d’Hiv, par exemple. Et enfin, qu’il fasse avancer la prise de conscience planétaire sur la question environnementale. »

AFP.

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