“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

À la hauteur des petits chefs À la hauteur des petits chefs

Mis à jour le 15/04/2017 à 05:13 Publié le 15/04/2017 à 05:13

À la hauteur des petits chefs À la hauteur des petits chefs

L'opération « Petits Chefs » de l'hôtel Fairmont devient « Gastro Kids ». Pour mieux comprendre ces ateliers, rien de tel que l'expérience : suivez le chef !

Une fois passées les portes pour pénétrer dans les coulisses du Fairmont, après avoir traversé le dédale de couloirs, j'arrive au laboratoire de pâtisseries. La baie vitrée ouvre sur une scène aussi surprenante qu'attendrissante : autour des tables métalliques et sous l'égide du chef pâtissier Stéphane Delvert, une quinzaine de mini-chefs, dont certains seraient tout juste assez hauts pour poser le menton sur le plan de travail, sans le rehausseur délicatement installé par les organisateurs. La passion culinaire se cultive dès le plus jeune âge.

Il va falloir la jouer fine pour passer inaperçu. Tenue de camouflage : j'enfile un tablier « Petits chefs » et un calot en papier. La plupart d'entre eux sont des habitués. L'un d'eux me regarde en biais : « T'es pas vraiment petit toi… » Je feins l'étonnement. ça a l'air de passer. Ouf.

Jardin gourmand

Au programme d'aujourd'hui : un jardin gourmand planté dans un œuf en chocolat, Pâques oblige. Petits sujets en chocolat blanc, œufs de mouettes aux amandes caramélisées, et pâte d'amande verte en guise de gazon. Je suis impressionné par l'objectif à atteindre. Ce n'est pas le cas des moutards : « C'est pas du jeu, les œufs dont déjà prêts », balance l'un d'eux. À la frustration, la pédagogie a réponse : « C'est parce qu'il faut du temps pour que ça refroidisse. Mais vous allez quand même en mouler vous-même, parce que je veux que vous compreniez comment c'est fait », détaille la maître des lieux. Festival de pupilles et de bouches bées.

Stéphane Delvert rassemble les enfants autour de la machine qui contient le chocolat noir fondu, et dispose un cul-de-poule (une grosse cuve). « Qui veut ouvrir la vanne ? » Feu d'artifice de mains levées. C'est la plus petite qui aura cet honneur jalousé. Tour à tour, les têtes blondes vont remplir les coques du nectar brun à l'aide d'une grosse louche, puis les vider pour ne garder que la couche la plus fine qui recouvre le moule. ça a l'air simple pour un adulte, mais ce n'est pas si évident quand on a des mains à peine plus grosses qu'une mandarine. Et finalement, même avec des mains XXL, le geste demande de l'expérience.

Comme des pros

À l'étape du garnissage, la participation se fait plus collégiale. Tous ensembles, et comme des pros, ils manipulent la poche à douille pour garnir l'œuf de ganache chocolat-caramel, qui fera office de terreau. Certains démontrent déjà une dextérité que je leur envie.

Difficile pour les bambins de résister à l'appel de la gourmandise, et ça grignote dès qu'on se sent à l'abri des regards. Entre deux couches de délicieuse terre, un biscuit imbibé de sirop parfumé. « Allez-y, goûtez et dites-moi à quoi ça vous fait penser », demande le professeur du jour. « Du citron ! », clame l'un, « Mais y a de la mandarine », lance un autre. C'est en fait du yuzu, un agrume japonais très tendance, dont la saveur rappelle une mandarine acide. Les jeunes apprentis sont ravis d'apprendre l'existence d'un nouveau fruit « au nom bizarre ».

Sous ses boucles brunes, la petite Stella confie dans un sourire timide : « C'est ce que j'aime bien, on apprend des choses ici. C'est pour ça que je viens souvent .»

Puis il faut habiller le jardin. La pâte d'amande deviendra pelouse en passant au travers d'un tamis. Un atelier pâte à modeler, version comestible.

Décor révélateur

On vient de finir le gros œuvre. Il faut décorer le jardin. Et la personnalité des enfants semble percer dans leurs agencements. Certains sont très garnis, parfaitement symétriques pour Laura : « J'aime bien que tout soit bien rangé. » D'autres sont plus libres : Tiago expérimente un coup de quenotte « décoratif ».

À la fin, chacun repart avec son chef-d'œuvre, dans un écrin digne des plus grandes pâtisseries. « Ce qui est fabuleux, c'est qu'ils ont créé toute une histoire avec ce petit jardin. D'où vient le lapin, qu'est-ce qu'il va faire ? Ce n'est pas la technique qui compte, c'est l'émotion que l'on transmet. C'est à ça que sert l'histoire », murmure le chef pâtissier poète. Du haut de ses 10 ans, Eva souhaite qu'il ait raison : « Je ne pense pas que ça va impressionner mes parents, mais j'espère que ça leur fera plaisir ! »


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct