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À la découverte des trésors de la cathédrale Un orgue colossal, et ultra moderne en tribune

Mis à jour le 25/08/2019 à 10:07 Publié le 25/08/2019 à 10:06
En son chœur, la coupole byzantine abrite une mosaïque étincelante de la Vierge en majesté, datée de la construction de la cathédrale, parfaitement dans le style de l’édifice.

À la découverte des trésors de la cathédrale Un orgue colossal, et ultra moderne en tribune

C’est l’un des monuments les plus visités de Monaco. Les visiteurs y passent nombreux, mais souvent trop rapidement. Bien que moderne, la cathédrale renferme quelques trésors

Elle est là, sous nos yeux, dans sa robe aux reflets changeants (spécificité de la pierre de La Turbie, utilisée pour sa construction), et pourtant on la connaît souvent mal. « Il y a plus de 5 millions de visiteurs par an dans cette cathédrale, et ils passent quelques minutes à peine » explique le père Luca.

Certains y passent évidemment plus de temps, puisque de nombreux groupes s’y introduisent en suivant un guide qui tente de les calmer à grands coups de « chhhhhhuttt ».

Il faut dire qu’un guide n’est pas de trop. Pour nous, ce sera le père Luca. S’il n’est à Monaco que depuis le début de l’année, il a déjà la cathédrale dans le sang.

Il faut dire que cet édifice de la fin du XIXe siècle, d’un style néoroman/néobyzantin, a de quoi séduire.

Évidemment qu’elle n’a pas le charme des vieilles bâtisses. Mais ses bâtisseurs ont su la parer de nombreux atours pour s’attirer les bonnes grâces des visiteurs. Et des occupants ! Tandis que nous explorons les hauteurs du bâtiment, le père Luca attire notre attention : « Vous voyez comme les finitions sont impeccables même ici, où personne ne vient jamais ? Sur les murs, dans les escaliers, le moindre détail a été soigné. Ce n’est pas si fréquent ».

Un peu partout on trouve de la mosaïque, qui, même moderne, respecte les influences byzantines que les bâtisseurs ont choisies et ajoutent à cette ambiance.

Construite en lieu et place de la chapelle Saint-Nicolas, saint patron des écoliers mais aussi des marins, la cathédrale renferme plusieurs œuvres de l’ex-chapelle : un autel en bois sculpté de style renaissance espagnole de la fin du XVIIe siècle, trois retables du XVIe siècle, dont deux de Louis Bréa, un piéta du XVIe siècle, et un tableau du XVIIe siècle. Et puis, il y a bien sûr les tombeaux des souverains, et celui de la princesse Grace. Un lieu de recueillement, qui chaque jour fait couler quelques larmes.

La cathédrale n’est peut-être pas un vénérable lieu de culte, elle n’en renferme pas moins des trésors. Preuve que ce n’est pas l’habit qui fait le moine.

Vingt tonnes de grâce, presque suspendues dans les airs. Cela relève quasiment du miracle !

Pourtant, la cathédrale Notre-Dame-Immaculée de Monaco abrite bien ce chef-d’œuvre de traditions et de technologies.

Pour le visiteur curieux qui lève la tête, l’engin inauguré en 2011, à de quoi surprendre : plexiglas et leds lui donnent une allure néofuturiste surprenante.

D’autant plus étonnant encore si l’on considère qu’il contient l’ancien orgue de la cathédrale, en quelque sorte.

En effet, parmi les quelque 7 000 tuyaux, les deux tiers proviennent de l’ancien instrument. Et pour produire les soixante-dix-neuf jeux, pas moins de quatre claviers sont nécessaires. Au nombre de quatre également, les essences de bois utilisées pour sa construction : le chêne, le sapin, le cèdre et l’érable.

Trois retables sont visibles dans la cathédrale, dont deux de Louis Bréa un peintre niçois du XVIe siècle. Ici, celui de Saint-Nicolas.
Une relique de Sainte-Dévote. Après analyse, il s’avère qu’il s’agit bien du même corps que les autres reliques.
Dans la chapelle du Saint Sacrement, cet autel de 1667, en noyer sculpté dans le style de la Renaissance espagnole.
Dans le déambulatoire, les sépultures des souverains. Ici, celle de la princesse Grace, source de grande émotion pour les visiteurs.
La pieta de 1530 surmonte une frise représentant les douze apôtres et les pénitents blancs, représentés à chaque bout. Ils étaient cagoulés pour effacer les différences sociales, très marquées dans la société de cette époque. Leur tenue est ouverte dans le dos pour leur permettre de se flageller afin de faire pénitence.
Quatre essences de bois, une multitude de pédales, et de touches en os et en ébène : l’orgue de Monaco est ultramoderne mais respecte les traditions.
Le maître-autel est en marbre de carrare et incrusté de mosaïques que l’on ne prend pas suffisamment le temps d’admirer.
L’alcôve réservée à la famille princière. À l’arrière-plan, on note deux petits fauteuils pour le prince Jacques et la princesse Gabriella.

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