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À Curie, un micro-lycée lutte contre le décrochage

Mis à jour le 05/09/2018 à 05:15 Publié le 05/09/2018 à 05:15
Hier, six élèves ont fait leur rentrée scolaire, en présence de Florence Lagache, professeur d'anglais et coordinatrice du « micro-lycée ». Tout au long de l'année, les élèves seront accompagnés par huit professeurs volontaires.

À Curie, un micro-lycée lutte contre le décrochage

Hier, la structure scolaire a fait sa 9e rentrée au sein du lycée. L'objectif est de réinsérer des jeunes en difficultés, scolairement et socialement, grâce à une prise en charge individualisée. Et d'obtenir le bac !

La « Symphonie pastorale » de Beethoven accueille les six élèves qui prennent place en classe. Comme une nouvelle partition de vie qui va se jouer. Pour donner le « la » à la réussite scolaire.

Hier, le micro-lycée de Menton a fait sa neuvième rentrée. Unique dans le département (1), la structure lutte contre le décrochage et la sortie des jeunes de l'école sans diplôme.

Créé en 2010 au sein du lycée Pierre-et-Marie-Curie, le dispositif peut accueillir jusqu'à 15 élèves - âgés de 16 à 25 ans - sous certaines conditions (lire par ailleurs). Tous intègrent l'internat pour faciliter leur intégration.

Cette première année de « micro-lycée » est encadrée par huit professeurs volontaires qui mettent l'accent sur certaines matières comme le français, les mathématiques ou l'histoire-géographie. « Ces enseignants se réunissent une fois par mois et donnent des heures de tutorat deux fois par semaine », précise Céline Bartoletti, proviseure adjointe chargée du fonctionnement du micro-lycée. Tout au long de l'année, les élèves sont aidés d'une psychologue, d'une infirmière et d'une assistante sociale.

Cette période « transitoire » peut être suivie d'une deuxième année dans une classe de terminale « ordinaire », afin qu'ils préparent le bac STMG ou L.

« Encadrer et stabiliser »

Maladie, dépression, problèmes familiaux, phobie scolaire… de nombreux problèmes ont pu justifier le décrochage. « Parfois, on ne connaît pas la raison. Mais l'essentiel pour nous, c'est que le jeune se reconstruise. Pour cela, il faut l'encadrer et le stabiliser », poursuit Céline Bartoletti.

À Menton, on teste surtout la motivation du candidat avant d'intégrer la formation. « Un premier entretien permet de savoir s'il est prêt à s'investir, précise Florence Lagache, professeur d'anglais et coordinatrice du « micro-lycée ». Aujourd'hui, six élèves ont fait leur rentrée mais d'autres peuvent arriver en cours d'année. » Car le recrutement se poursuit jusqu'au mois de décembre. Hier, trois filles et trois garçons ont intégré la classe « micro-lycée ». Avec un brin d'appréhension et beaucoup d'espoir. « J'ai fait une dépression puis décroché après deux terminales S, témoigne l'un d'eux en aparté. « J'espère reprendre confiance en moi, obtenir mon bac STMG et me lancer dans des études de comptabilité. »

« Vous faire réaimer l'école »

Distribution de l'emploi du temps et du carnet de correspondance, fonctionnement de l'internat ou de la cantine… Florence Lagache donne les informations nécessaires. Et met l'accent sur les nouveautés, cette année : des cours de yoga et un stage en entreprise à Londres.

Présent dans la salle, Thierry Sitter-Thibaulot, professeur d'histoire-géographie du « micro-lycée » tente de rassurer ses élèves.

« L'esprit de cette classe, c'est d'être à l'aise. Vous pouvez nous faire part du moindre malaise ou d'un éventuel manque de motivation. L'objectif est de vous faire réaimer l'école. » Sourires complices dans la salle.

Et il faut croire que ça marche. Près de 90 % des élèves qui sont passés par le « micro-lycée » de Menton ont obtenu leur bac avec une mention.


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