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A Cap-d'Ail, la plage de La Mala a finalement retrouvé plus de transats. On vous explique pourquoi

Mis à jour le 27/07/2019 à 11:00 Publié le 27/07/2019 à 10:23
Deux rangs de transats ont fait leur retour sur la plage de la Mala.

Deux rangs de transats ont fait leur retour sur la plage de la Mala. L.M.

A Cap-d'Ail, la plage de La Mala a finalement retrouvé plus de transats. On vous explique pourquoi

Les établissements de la plage de Cap-d’Ail s’étaient fait confisquer leurs transats et parasols l’année dernière, en plein Grand Prix. Cette année, deux rangs de transats sont de retour. Un geste du nouveau préfet, bien accueilli par la gérante de La Réserve. Le maire de Cap-d'Ail Xavier Beck en profite pour pousser un bon coup de gueule...

Nous sommes le 25 mai 2018. Juste avant le week-end du Grand Prix, l’un des plus importants de la saison. Les services de l’État débarquent en nombre avec des déménageurs sur la plage de la Mala, et embarquent des dizaines de transats et parasols.

"L'ensemble du matériel est consigné dans l'attente de la présentation de l'infraction au tribunal de grande instance. Les exploitants des établissements la Réserve et l'Eden exploitent sans droit ni titre depuis 2012. Ce sont quelque 400 m2 de plage qui sont rendus au public", expliquait le préfet d’alors, Georges-François Leclerc. Et pour cause: depuis 2012, il n’est possible d’exploiter que 20 % du domaine public et tout doit être démontable, et démonté, en hiver.

Au cœur de ce conflit, un problème de lecture du territoire. L’État, la mairie et les exploitants ne sont pas d’accord sur les limites du domaine maritime de l’État.

"Puisqu’il y a des doutes, nous avons lancé une procédure de délimitation du domaine public. La délimitation qui en résultera sera incontestable", précise Serge Castel, directeur départemental des territoires et de la mer (DDTM). À l’arrivée du nouveau préfet, Bernard Gonzalez, le dossier est revenu sur la table. Certains considérant que l’État voulait supprimer toute activité sur cette plage.

"Pas un rang de transat de plus"

"Nous nous sommes rendus sur la plage avec le préfet courant juin, et avons réaffirmé que nous n’avons jamais voulu qu’il n’y ait aucune activité sur cette plage. Le préfet a alors tenu compte de l’activité économique. Et pour prouver la bonne volonté de l’État, il a alors autorisé deux rangs de transats, pas un de plus, explique Serge Castel. Aujourd’hui, nous attendons avec impatience la nouvelle délimitation, ce qui nous permettra de faire des plans sur le long terme avec les collectivités dans la limite de 20% du territoire, comme c’est le cas aujourd’hui."

L’été dernier, les exploitants déploraient dans nos colonnes une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 40 %, avec une dizaine de salariés en moins. Nous avons interrogé les exploitants. La direction de L’Eden a préféré rester muette. Celle de La Réserve se réjouit : « Les commerçants de Cap-d’Ail voient d’un bon œil la fréquentation augmenter. Le tourisme international, qui pensait que l’on était fermé, commence à revenir. Un grand merci à Monsieur le préfet qui a compris l’ampleur des enjeux économiques. »

xavier beck: "la règle doit être la même pour tous!"

Le maire LR de Cap-d’Ail, Xavier Beck, dénonce depuis le début cette procédure : "L’originalité de la procédure de délimitation du domaine public maritime engagée par la préfecture tient en ce qu’elle intervient après que le tribunal administratif de Nice a ordonné une expertise devant permettre au tribunal de déterminer les limites de ce même domaine public maritime. L’État n’entend donc pas se soumettre à la décision du tribunal", analyse-t-il.

Et c’est bien la différence de lecture du territoire qui est à l’origine de cette contestation : "Je n’arrive pas à comprendre l’obstination de l’État à vouloir faire démolir des cabanons qui ont près d’un siècle de présence sur les lieux ou bien encore des parties de restaurants, alors que les uns comme les autres sont situés sur l’arrière-plage et en aucun cas sur la plage elle-même."

Mais ce qui exaspère surtout le premier magistrat de Cap-d’Ail, c’est la différence de traitement : "Le moins qu’on puisse dire est que la préfecture peut se montrer beaucoup plus compréhensive en d’autres lieux, qui ne sont pas sur l’arrière-plage mais les pieds dans l’eau! Comment par exemple expliquer la belle promenade en béton avec ses cinq niveaux de parking souterrain sur la plage des Sablettes à Menton? Les rochers d’un restaurant sur le cap Martin dont le bétonnage a donné lieu à un reportage de deux pages couleurs dans un magazine professionnel de travaux publics? Les remerciements d’un ancien Ministre d’État de la Principauté auprès d’un ancien préfet des Alpes-Maritimes lors d’une réunion suite aux travaux réalisés en bord de mer dans un hôtel de luxe de Roquebrune-Cap-Martin? La piscine, dans la mer, et le petit port d’un palace de Beaulieu? Le bétonnage de rochers sur les hôtels et palaces d’Antibes-Juan-les-Pins? Sans parler d’une célèbre villa pieds dans l’eau appartenant à la famille d’une haute personnalité étrangère à Golfe-Juan! Cette liste est loin d’être exhaustive!"

Et de conclure : "La règle doit être la même pour tous et, si une dérogation devait être accordée, elle se justifierait davantage à Cap-d’Ail, sur l’arrière-plage, que dans les cas précités!"


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