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À Cap-d'Ail, les travaux se poursuivent plage Marquet Aboutissement d'une longue procédure

La réhabilitation des ouvrages de protection, épi Barraïa et digue sous-marine, doit s'achever début avril. Une fois terminée, la digue sera signalée aux usagers de la baie par des balises

amélie maurette Publié le 12/03/2016 à 05:11, mis à jour le 12/03/2016 à 05:11
Michael Alesi

L'épi, c'est une nécessité, on le comprend. La digue sous-marine, on nous dit que c'est une obligation, mais c'est aussi une aberration de la faire à 30 cm au-dessous de l'eau… On craint qu'il y ait des accidents cet été, que certains baigneurs ne la voit pas et se blaissent. »

Parmi les adhérents du cercle nautique de Cap-d'Ail, installé plage Marquet, tous ne sont pas ravis des travaux qui s'y déroulent.

Depuis un peu plus d'un mois, une pelleteuse et une grue charrient des rochers, sur terre et en mer. Objectif : renforcer les ouvrages de protection du secteur Marquet et du terre-plein de Fontvieille, digue sous-marine et épi Barraïa, endommagés lors des coups de mer de 2005 (lire ci-dessous).

 

Quatre balises

Avec environ quatre semaines de retard pour l'instant, à cause de la houle et des intempéries, les travaux doivent s'achever début avril. Mais la hauteur de la digue sous-marine inquiète déjà des usagers de la baie, nageurs et surfeurs. Ainsi que l'espace qui restera entre la digue et l'épi.

« Au niveau de la digue les rochers affleurent sous la surface. Lorsque les travaux seront terminés, il restera un chenal de 15 m entre les deux, cela risque également de poser problème pour rentrer les optimist », estime-t-on.

Des inquiétudes que le maire de Cap-d'Ail, Xavier Beck, entend, mais nuance. « Ces ouvrages garantissent la sécurité des constructions qui se situent derrière la plage et sur le terre-plein de Fontvieille. La taille des anciens blocs qui constituaient la digue sous-marine et l'épi Barraia était insuffisante », rappelle l'élu. Qui fait également savoir : « Une fois terminée, la digue sous-marine sera signalée. Nous allons mettre en place, début avril, quatre balises avec des croix de Saint-André. » Deux lignes d'eau matérialisant l'emprise de la digue sous-marine seront également installées. « Les ingénieurs nous ont également fait savoir que la digue allait un peu se tasser, ce qui allait réduire un peu la hauteur de l'ouvrage », indique Xavier Beck.

Quand à l'espace de navigation pour les engins, « il y aura, en face du cercle nautique, un chenal de 16 m de large et de 1,40 m de profondeur pour laisser les bateaux et les engins manœuvrer », assure Xavier Beck.

 

Réalisés dans les années 70 et détruits une première fois par des coups de mer en 2000, ces ouvrages de protection ont été refaits en 2004. Problème, les travaux sont mal réalisés. C'est un expert qui le dit. Et dès 2005, de nouveaux coups de mer ébranlent les enrochements, édifiés avec des blocs d'un calibre trop petit. Les ouvrages n'assurent plus leur rôle de protection face aux flots.

Il faut donc refaire. Et attendre l'issue du contentieux entamé par la Ville pour que de nouveaux travaux démarrent.

« L'expertise réalisée dans le cadre d'une procédure contentieuse a démontré la responsabilité de l'État, en tant que maître d'œuvre de l'opération, et de l'entreprise attributaire du marché des travaux », explique la municipalité.

État et entreprise ont donc indemnisé la commune à hauteur de 830 000 euros. Somme correspondant au montant TTC du premier marché.

Une somme qui vient se déduire de celle à débourser pour ce nouveau chantier. Nouveau chantier dont le montant dépasse les 1 155 000 euros.

« Il reste donc la différence à partager entre les propriétaires fonciers principaux », indique Xavier Beck, les domaines monégasques, la commune de Cap-d'Ail et la société propriétaire des murs du grand hôtel sur le terre-plein de Fontvieille.

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