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À Beausoleil, l’Entente bouliste fait de la résistance face à la mairie

Mis à jour le 03/11/2020 à 19:00 Publié le 03/11/2020 à 18:59
Lucien Bella refuse de rendre les clés du local de l’Entente bouliste de Beausoleil, dont l’association est expulsée, tant qu’on ne lui aura pas proposé un autre local. La municipalité estime que ce n’est pas dans ses obligations.

Lucien Bella refuse de rendre les clés du local de l’Entente bouliste de Beausoleil, dont l’association est expulsée, tant qu’on ne lui aura pas proposé un autre local. La municipalité estime que ce n’est pas dans ses obligations. Photo L. M

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À Beausoleil, l’Entente bouliste fait de la résistance face à la mairie

La mairie veut récupérer le local et les terrains exploités par l’Entente bouliste. Lucien Bella, conseiller municipal d’opposition et président du club, refuse de rendre les clefs.

Voilà un dossier qui n’en finit pas de traîner, alors qu’il semble pourtant si simple à résoudre.

Depuis 1997, l’Entente bouliste de Beausoleil jouit gratuitement d’un local et de terrains sur lesquels Lucien Bella, son actuel président, présent depuis le début, affirme avoir fait pousser « des champions de pétanque ».

Mais voilà que la commune entend récupérer ce terrain, pour y réaliser un projet d’installations ouvertes à tous, avec terrains de boules et mini-mur d’escalade pour les petits, pergola pour les anciens, et locaux « pour partager des moments de convivialité ou y fêter des anniversaires », relate la brochure éditée par la mairie.

Mais Lucien Bella ne l’entend pas de cette oreille. Il a, à plusieurs reprises, exprimé son refus dans les colonnes de notre journal. Gérard Spinelli avait alors répondu : « Nous allons en discuter ensemble. Je n’ai jamais fermé la porte à qui que ce soit ! »

Rendez-vous manqué

Foi de bouliste, Lucien Bella entendait bien discuter avec l’édile. Il a tenté de prendre rendez-vous, en vain. « On m’a dit qu’il était retenu par d’autres obligations. Ce que je comprends bien. Mais on m’a dit qu’il allait reprendre contact avec moi. Et depuis, plus de nouvelles. »

Alors, quand il reçoit la convocation à un état des lieux avec remise des clés, l’élu voit rouge. « J’ai prévenu que je ne rendrai pas les clés. »

Mais que veut vraiment Lucien Bella ? Tient-il absolument à rester dans ces locaux ? « Ici ou ailleurs, ça m’est égal. Mais on ne m’a fait aucune proposition de relogement. J’ai des licenciés qui ont payé leur cotisation, et on voudrait nous mettre à la porte. Quand on sait ce que la pétanque a apporté à Beausoleil, c’est moche. Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour le sport et pour la commune. »

De là à crier à la vengeance politique, il n’y a qu’un pas que Lucien Bella n’hésite pas à franchir. Une intention dont Gérard Spinelli s’est défendu dans nos colonnes. le 7 septembre dernier « Il ne s’agit aucunement de représailles politiques. Lucien Bella est un ami depuis de nombreuses années, il s’est déjà présenté contre moi en 2008, et n’a jamais fait l’objet de représailles. »

Vers une action judiciaire

Interrogés à nouveau, les services municipaux nous ont répondu : « Des documents relatifs à la vie de l’association ont été demandés à Monsieur Bella en vue de préparer l’entretien. L’Entente bouliste ne nous a fourni aucun de ces documents et ne nous a toujours pas contactés pour échanger sur cette situation. Ainsi, nous sommes surpris d’apprendre que Monsieur Bella choisi de contacter la presse plutôt que de répondre aux services municipaux. Nous regrettons ces méthodes. »

La municipalité ajoute n’avoir « aucune obligation de relogement » et affirme rester « disponible pour écouter toute proposition qui pourrait être soumise dans le cadre d’un dialogue constructif », insistant sur le fait que « l’ensemble de la démarche a été fait dans le plus grand respect de la légalité, des bonnes pratiques, et qu’un délai exceptionnellement long a été accordé à l’Entente bouliste ».

Pointant l’association et son président, la Ville prévient : « En refusant de quitter les lieux, M. Bella se soustrait à ses obligations légales de président d’association et porte atteinte à la réalisation de ce projet d’intérêt général. Cela contraint la commune à envisager d’engager une action judiciaire pour faire valoir ses droits. »

De son côté, Lucien Bella affirme avoir transmis les documents : « J’ai présenté en mairie tous les comptes demandés, achat et vente, résultats sportifs et projet d’avenir, comme tous les ans. Ce que me fait la mairie en ce moment n’est pas seulement une vengeance politique mais de la méchanceté. Je vous l’ai dit, le maire n’a jamais répondu aux lettres et invitations de son ami Bella. Voilà la raison pour laquelle je passe par la presse. »

À s’inviter mutuellement, sans jamais se rencontrer, c’est l’Entente bouliste de Beausoleil qui risque bien de rester sur le carreau.

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