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À Beausoleil, la lecture est une fête depuis dix ans Favoriser l’expression orale

Mis à jour le 19/05/2019 à 10:11 Publié le 19/05/2019 à 10:11
Vingt et un collégiens ont remporté le concours de nouvelles et été récompensés par le maire Gérard Spinelli.

Vingt et un collégiens ont remporté le concours de nouvelles et été récompensés par le maire Gérard Spinelli. J.D.

À Beausoleil, la lecture est une fête depuis dix ans Favoriser l’expression orale

Le festival du livre jeunesse a accueilli le public hier, toute la journée, pour plusieurs animations gratuites. Quinze auteurs se sont rassemblés place de la Libération

Les livres pour enfants ont ceci de merveilleux qu’ils sont à eux seuls des remèdes à l’ennui. La lecture est encouragée par un déploiement de créativité que l’adulte parfois aimerait retrouver sur sa table de chevet. Format, dessins, mises en page, pop-up, couleurs et jeux de caractères... À Beausoleil, pour le 10e Festival du livre jeunesse, quinze auteurs se seront installés, hier, toute la journée, place de la Libération pour discuter avec les familles et inviter les plus jeunes à la lecture. Ou plutôt à l’expérience d’ouvrir un livre et de découvrir les talents qui s’y rassemblent. Sorte d’invitation au voyage.

Et si le temps n’était pas de la fête, les Beausoleillois n’ont pas boudé l’événement ; jusqu’au le « Centre Culturel Prince Héréditaire Jacques de Monaco » et ses 2000 m2 dédié à la culture depuis quelques mois seulement.

« Une œuvre collective »

Parce qu’en plus des livres et de leurs auteurs pour les commenter avant de les dédicacer, plusieurs animations encourageaient la curiosité : spectacle jeune public, atelier « art de la fresque », lectures à voix haute,...

Et le maire Gérard Spinelli, hier matin, de remettre des prix aux vingt et un lauréats du concours de nouvelles organisé dans les collèges des Alpes-Maritimes et Monaco. « À titre personnel, je ne peux que me réjouir de voir cette belle idée pour Beausoleil, pour les enfants des écoles et leurs familles, avoir pris forme d’année en année, jusqu’à devenir ce festival apprécié du public comme des professionnels, a expliqué le premier magistrat de la ville. Il est source de plaisir pour ceux qui l’organisent autant que pour ceux grâce auxquels il existe, les auteurs et illustrateurs de la littérature jeunesse, les libraires, les éditeurs, les enseignants et surtout les enfants. »

En dix ans, le festival s’est étoffé jusqu’à devenir un événement culturel phare de l’année à Beausoleil. « C’est toujours émouvant quand vous initiez la création d’une manifestation de la voir ainsi grandir, se développer, s’émanciper, sans jamais perdre l’esprit de ses débuts. L’esprit d’une fête autour du livre, de la langue et des mots, de la création artistique et littéraire. L’idée d’un événement aussi divertissant que culturel, ouvert à tous, comme tout ce que nous faisons ici à Beausoleil ! un objet de découvertes, fédérateur, essentiel à mon sens dans une ville aussi multiculturelle que la nôtre. »

Et avant de rassembler le temps d’une journée les auteurs et le public, le festival catalyse les forces entre les services de la ville - notamment Stephan Gaffoglio son responsable et « grand orchestrateur », le personnel des établissements scolaires et les auteurs dès la rentrée de septembre. « Ce festival est une œuvre collective. »

Dans une commune où habite un taux d’étrangers de quelque 50 %, encourager l’apprentissage de la lecture et l’expression orale est une nécessité. Et le festival est certainement la façon la plus divertissante pour s’intéresser à la culture sans l’obligation qui peut être ressentie à l’école. C’est bien pourtant les enseignants qui sont des moteurs essentiels de cette manifestation.

« Nous avons deux directrices d’école et des enseignantes particulièrement impliquées, explique le maire Gérard Spinelli. Elles travaillent sur les livres depuis le début de l’année. L’objectif du festival n’est pas de vendre des bouquins, mais plutôt de favoriser l’apprentissage de la lecture et l’expression orale. Il faut comprendre que les enfants de parents étrangers ne parlent pas le français chez eux. Avec les projets qui se mettent en place autour du festival, les jeunes font du français en dehors du temps scolaires. »

C’est ainsi notamment qu’une centaine de collégiens a participé au concours de nouvelles. « Ce concours, nous y sommes très attachés. Il a pour seule ambition, celle de transmettre le goût des mots, le plaisir de raconter et celui de structurer un récit, laissant libre jeu à son imagination… tout en se confrontant aux difficultés et écueils de la page blanche. »

Des livres et des dédicaces.

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