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2018, année charnière pour l'extension en mer

Mis à jour le 06/02/2018 à 06:44 Publié le 06/02/2018 à 06:44
En fin d'année, les contours de l'extension devraient être visibles pour le grand public.

En fin d'année, les contours de l'extension devraient être visibles pour le grand public. Visuel BouyguesTP

2018, année charnière pour l'extension en mer

Fini le temps des travaux sous-marins. Ces prochains mois se dessineront les contours visibles du futur quartier de Monaco. Si le dragage des sédiments a pris un léger retard, le calendrier global est tenu.

Après une année et demie de travaux invisibles, passée à draguer les fonds sous-marins de leurs sédiments et prélever, puis réimplanter, les espèces végétales protégées, 2018 sera celle de la matérialisation de l'extension en mer pour le grand public.

Si les 6 hectares de terrain gagnés sur la mer ne seront livrés aménagés qu'à horizon 2025, la fameuse ceinture de caissons (lire ci-dessous) délimitant l'avancée immobilière - et végétale - sur la mer sera visible d'ici la fin d'année civile. Une frontière repoussée, pour une superficie totale de la Principauté étendue de 3 %.

Malgré quelques impondérables ces dernières semaines, dus au climat mais aussi, et surtout, aux exigences environnementales fixées par l'État, le projet ne déplore presque pas de retard aujourd'hui. Un tour de force sur un site contraignant où un bateau de 200 mètres manœuvre quotidiennement entre le tombant des Spélugues et la réserve naturelle du Larvotto.

"On est toujours à l'affût d'imprévus"

À l'orée de ces mois décisifs, Christophe Hirsinger, directeur de grands projets pour Bouygues Travaux publics, fait le point à l'instant T. Ce lundi, en l'occurrence.

"ça tourne bien mais on est toujours à l'affût d'imprévus et, sur un grand projet comme ça, il y en a. Il peut y avoir des défaillances techniques et la météo a un rôle important aussi, comme sur la phase de remblai où le bateau peut travailler avec une houle très importante mais où on nous demande un suivi environnemental très serré…"

C'est ainsi que la phase de dragage accuse aujourd'hui un léger retard. Prévue pour être terminée fin 2017, elle devrait s'étirer jusqu'à la mi-février 2018. "On a eu la période hivernale. Par ailleurs, on a travaillé avec l'État pour minimiser l'impact du dragage sur les herbiers de posidonies. Après tests, on a pris la décision de réduire les temps de dragage et de les réaliser essentiellement la nuit. De sorte qu'on préserve une sorte de pause méridienne, grosso modo entre 10h et 15h, où l'on s'assure qu'il n'y a pas de turbidité qui puisse faire baisser les rayonnements du soleil, que la photosynthèse peut survenir."

Un ajustement du mode opératoire rendu possible par l'obtention d'une dérogation de l'État, en date du 28 décembre 2017, permettant de travailler certains dimanches et jours fériés.

Quant au temps perdu, il ne l'était pas vraiment toujours selon Christophe Hirsinger. "Les jours qu'on a perdus en dragage, on les a finalement compensés, en partie, en démarrant le remblai dès la fin de l'année 2017."

"On tient les cadences et la qualité satisfait"

Depuis le 28 décembre, un bateau de 200 mètres, un fameux "Fall Pipe Vessel", dépose ainsi du remblai d'assise à l'aide d'un bras motorisé. Tous les trois jours environ, un navire effectue une rotation entre Fos-sur-Mer et Monaco, chargé de 30.000 tonnes de matériaux issus d'une carrière située à Châteauneuf-les-Martigues.

Au total, et après 50 voyages, ce sont 1.500.000 tonnes de roches qui seront déposées en mer pour former le socle de la future extension en mer. "C'est une opération qui se passe bien. Il a fallu une phase d'apprentissage sur les cinq premiers voyages mais, depuis, ça fonctionne plutôt bien."

Un bon déroulement à généraliser, l'ensemble des opérateurs ayant, semble-t-il, trouvé leur rythme de croisière. "C'était évidemment une inquiétude que tout se coordonne bien mais ça s'est bien passé. Il y a toujours des anicroches sur le terrain mais on a réussi à optimiser chaque chargement (...). On arrive à tenir les cadences prévues et la qualité satisfait tout le monde pour l'instant", se félicite Christophe Hirsinger.

À commencer par la construction des caissons, actuellement à Marseille. "ça tourne comme une horloge et ils sortent comme des petits pains. Le quatrième caisson est d'ailleurs sorti en début de semaine dernière."

Après vibro-compactage du remblai dès la mi-mars, le premier caisson devrait être posé à peu près dans les temps, "dans la deuxième moitié de juillet". Ce sera la "partie émergée de l'iceberg".

Les grandes étapes de l’année

Premier semestre 2018
Construction du remblai d’assise sur un fond rocheux mis à nu après dragage, en 2017, des sédiments pollués ou non. 

Mars 2018
Fin de la production des matériaux pour le remblai d’assise. 1.500.000 de roches extraites d’une carrière de Châteauneufles-Martigues.

Avril 2018
Vibro-compactage du remblai d’assise.

Juillet 2018
Immersion du premier caisson à Monaco. 18 grandes pièces de ce type, en béton armé, constitueront la ceinture protégeant le nouveau quartier des assauts de la mer.

Août-décembre 2018
Immersion d’une dizaine de caissons. Hauts de 26 mètres et pesant chacun 10.000 tonnes.

Décembre 2018
Fin de la production des 18 caissons à Marseille


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