“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

L'association Namaste s'envole pour le Népal pour aider les victimes d'un tremblement de terre

Mis à jour le 25/10/2018 à 09:11 Publié le 25/10/2018 à 11:15
La présidente de Namaste se rend au Népal pour suivre les projets humanitaires mis en place grâce aux dons reçus à Monaco.

La présidente de Namaste se rend au Népal pour suivre les projets humanitaires mis en place grâce aux dons reçus à Monaco. Photo DR

L'association Namaste s'envole pour le Népal pour aider les victimes d'un tremblement de terre

La présidente de Namaste, Nancy Dotta, s’apprête à partir en trek pour rejoindre des familles qui résident dans une région isolée du Népal, qu’elle soutient depuis presque dix avec son association Namaste

C’est reparti! Nancy Dotta et plusieurs membres de son association Namaste ont leurs valises bouclées. Ce jeudi, ils s’envolent. Direction le Népal pour rejoindre, depuis Katmandou et après plusieurs jours de trek, le peuple de Rigaon, région isolée des montagnes himalayennes.

Là, les foyers ont été coupés du monde après le séisme de 2015, subissant de terribles dégâts, dont la destruction d’une école financée par l’association et inaugurée la veille du tremblement de terre.

Depuis, il s’agit de rebâtir selon les règles de construction antisismiques, de développer des projets humanitaires en faveur de l’éducation et du travail des femmes, de veiller à préserver l’écologie…

L’alpiniste Jean-Marc Nowak assure le bon cheminement du groupe et entend mettre en place un parcours botanique réalisé avec les jeunes du lycée de Rigaon, lycée qui a été inauguré par le prince Albert II en octobre 2011.

Nancy Dotta, quant à elle, lance les initiatives, cherche sans cesse des financements et se rend sur les lieux pour évaluer le travail fait au niveau local et accompagner les Népalais dans leur vie quotidienne.

Quel est l’objectif de ce voyage?
L’objectif est de nous rendre compte des avancements de nos projets humanitaires réalisés sur place et de cibler les besoins des villageois pour pouvoir les aider au mieux tout en évitant de les "assister". L’objectif principal est, d’une part, l’accès à l’éducation de qualité et, d’autre part, encourager l’autonomie de ces communautés vulnérables, surtout les femmes.

Vous rendez-vous souvent sur place?
Depuis que j’ai découvert Rigaon et ses habitants Tamang en 2009, je me suis engagée à m’y rendre une fois par an. C’est indispensable d’être sur place… même si le parcours pour accéder à cette région isolée dans les montagnes himalayennes est parfois difficile. Cette année, cela sera donc mon neuvième voyage humanitaire au Népal.

"Nous inaugurerons l'école de  Dhuseni"

Qui sont vos fidèles compagnons de route?
Nous partons chaque année avec un groupe de bénévoles, tous motivés à aider, chacun dans son domaine de compétence. Cette année, nous serons vingt-cinq personnes: des membres du conseil d’administration de l’association Namaste (Jean-Marc Nowak, Fabiola Loffredi, Marine Berry et moi-même), Colette Grèves, fondatrice de l’association ANA (d’Avignon), un géologue, une pharmacienne, des enseignants, des experts en marketing, une journaliste, des architectes, une styliste, un aquarelliste et même un maître de thé.

L’éducation reste votre priorité?
Dans le domaine de l’éducation, nous inaugurerons l’école de Dhuseni, un projet entièrement financé par Monaco Aide et Présence (que je représente en tant que membre du conseil) et qui a été reconstruite après le séisme avec un procédé innovant et antisismique; nous visiterons les trois écoles construites par Namaste/MAP/DCI, nous offrirons des cartables et des livres à 500 étudiants; nous ferons des «workshop» et des jeux avec eux. Nous apportons aussi des T-shirts de l’AS Monaco, des chaussures modulables, des lampes "little sun" d’Olafur Eliasson, des vêtements, etc. Dans le cadre de notre programme d’aide aux étudiants, nous rencontrerons les bacheliers méritants et motivés par des études universitaires ou professionnelles.

"nous allons chercher des sources d'eau"

L’environnement, une problématique nouvelle?
Dans le domaine de l’environnement, nous allons sensibiliser la population locale sur des projets tels que l’installation de dokos (poubelles locales), la mise en valeur du patrimoine à l’aide d’un parcours pédestre indiquant la flore et la faune, l’organisation d’un concours du plus beau village, etc.

D’autres missions au cours de ce voyage?
En plus, avec l’aide du géologue, nous allons étudier le terrain fragilisé par le séisme d’avril 2015 et chercher des sources d’eau; au niveau de l’agriculture, nous allons évaluer les cultures de thé et de café ainsi que la production de miel; au niveau de l’atelier des femmes, nous allons redynamiser les commandes de produits artisanaux et les canaux de distribution. Enfin, Patrick Jacqmot fera de magnifiques aquarelles dans le cadre d’un projet d’édition d’un livre qui couronnera les 10 ans de l’association en 2019.

"amener les femmes vers la voie de l'indépendance"

Quels ont été les résultats concrets de Namaste?
Nous avons construit trois nouvelles écoles pour un total de près de 500 étudiants (cofinancées parfois avec MAP/DCI). Elles ont été équipées et nous veillons sans cesse à ce qu’elles restent en bon état. Nous avons également construit un atelier pour les femmes, financé des formations et créé une coopérative afin de les amener vers la voie de l’indépendance. Après le séisme, nous avons apporté une aide d’urgence importante avec des tôles et des couvertures pour tous les foyers. Je peux vous citer encore beaucoup de résultats concrets qui se situent souvent dans les détails et la prise de conscience des villageois. En général, j’ose espérer que nous avons contribué à améliorer les conditions de vie des villageois de Rigaon. Par notre présence régulière à leur côté, ils réalisent que nous sommes à leur écoute et qu’ils peuvent compter sur nous.

Le séisme de 2015 a-t-il encore aujourd’hui des incidences sur la vie quotidienne des Népalais?
Oui, le séisme a beaucoup changé la vie quotidienne des Népalais. Au canton de Rigaon, nous constatons une baisse de la population. Le nombre d’étudiants a également diminué. Avant le séisme, il y avait 1814 étudiants dans les 12 écoles des 27 villages de Rigaon. Aujourd’hui, ils sont 1286. Nous venons d’ailleurs avec un géologue pour s’assurer de la stabilité du terrain et en informer la population afin qu’ils reviennent.

Quels sont vos projets pour les habitants de cette région reculée?
Nous aimerions que les jeunes de Rigaon, dont nous avons financé les études, reviennent dans leur village avec un vrai métier – médecin, enseignant, électricien, informaticien –, donnent l’exemple aux autres et prennent le relais de leur propre développement.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct