L'alpiniste Jean-Marc Nowak réfléchit à des treks pour aider les Népalais avec Monaco Aide et Présence

Avec Monaco Aide et Présence, l’alpiniste a imaginé un circuit à travers la chaîne himalayenne qui encourage l’éco-tourisme et permet aux populations locales de devenir autosuffisantes.

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Joelle Deviras Publié le 08/01/2023 à 12:22, mis à jour le 08/01/2023 à 12:16
Jean-Marc Nowak est parti en reconnaissance pour tracer un itinéraire destiné à des voyageurs désireux de découvrir un circuit jusqu’à maintenant jamais emprunté par les trekkeurs. Photo DR

Un trek à la portée de tout le monde et qui puisse être une source de développement économique pour les Népalais dans le respect de la nature. C’est l’idée audacieuse de Jean-Marc Nowak et de Monaco Aide et Présence (MAP) qui se concrétisera dès l’automne prochain pour bénéficier des meilleures conditions météorologiques.

Pour son vingt et unième voyage dans la région sauvage et méconnue de Rigaonn situé à 80 km de Kathmandu, l’alpiniste, en lien avec l’association humanitaire monégasque et Nancy Dotta en charge des actions au Népal, est parti en reconnaissance au-delà des derniers villages perchés et a défini un parcours qui permet de découvrir la chaîne himalayenne sans âme qui vive.

"Ce fut une très belle surprise avec la découverte notamment d’une crête somptueuse de 5 km, ignorée des trekkeurs, qui offre un panorama à couper le souffle de 360° sur les hauts sommets himalayens : le Manaslu 8 163 m, l’Annapurna 8 091 m, le Ganesh Himal 7 422 m, le Paldor, le Langtang 7 225 m et les hautes montagnes du Tibet toutes proches", note Jean-Marc Nowak.

Aucun touriste sur le tracé

"Au Népal, le trekking est la première source économique, poursuit Jean-Marc Nowak. Mais les circuits sont devenus des autoroutes pour randonneurs. Résultat: les touristes ne vivent pas l’aventure qu’ils espéraient et l’environnement se dégrade forcément. Sur le tracé programmé, il n’y a aucun touriste."

En marge de ses expéditions à travers les plus hauts sommets du monde, Jean-Marc Nowak collabore avec Nancy Dotta depuis 2009 pour aider les villageois issus du peuple Tamang d’origine tibétaine à trouver de nouveaux secteurs d’activité afin qu’ils soient autosuffisants.

"Après avoir construit (et parfois reconstruit, à la suite du tremblement de terre du 25 avril 2015) écoles, dispensaires et maisons, après avoir monté des programmes d’éducation pour les jeunes, d’insertion professionnelle des femmes, après la création d’un parcours botanique et d’un éco-club pour sensibiliser les populations locales au respect de leur environnement, l’heure est venue de donner les moyens aux villageois de voler de leurs propres ailes", se réjouit Nancy Dotta qui envisage de tester le trek dès cette année.

"Nous voulons proposer aux habitants de faire des chambres d’hôtes et de devenir porteurs ou cuisiniers pour les trekkeurs", explique Jean-Marc Nowak.

Des forêts tropicales aux neiges éternelles

Ce trek est également une proposition à tous les Monégasques et résidents de Monaco et des communes limitrophes d’être les premiers à collaborer à ce projet à vocation humanitaire.

Et pas besoin d’un entraînement spécifique, assure Jean-Marc Nowak. "Il est facile par rapport aux grands treks himalayens qui demandent beaucoup plus de temps et qui se situent plus haut."

L’altitude, de 1 800 à 4 450 mètres, n’aura aucune conséquence car l’acclimatation sera très progressive.

Une proposition de voyage qui sort des sentiers battus

"Les marches ne dureront pas plus de cinq à six heures par jour pour profiter de la population locale et du contact avec les Tamangs. Puis nous sillonnerons sur une crête magnifique de 7 kilomètres avant de redescendre vers une rivière. Les sites de campements sont définis et l’eau des glaciers, indispensable, est partout présente. Nous traverserons ensuite des forêts de rhododendrons et de sapins géants avec la chaîne des Annapurna en arrière-plan. Les vues sont féeriques. Le trek s’arrête à 4 450 mètres. Ceux qui le souhaitent pourront poursuivre avec les crampons sur un chemin de neige facile et arriver sans difficulté à plus de 5 000 mètres. L’ascension facile de ce belvédère permet de découvrir un environnement haute montagne dont l’itinéraire est idéal pour une première expérience en altitude. Le trek s’achève par une traversée du Parc national du Langtang. Cet environnement offre une grande diversité florale et animale qui part des forêts tropicales jusqu’aux neiges éternelles. On peut y rencontrer notamment des pandas roux, des léopards des neiges et les singes Langurs qui peuplent cet immense espace végétal. "

Voici là une proposition de voyage qui sort des sentiers battus et qui offre l’opportunité d’une action humanitaire d’un nouveau genre.

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