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Il a réalisé une grande boucle des associations

À 24 ans, Benjamin Dumont vient d'achever un second tour de France. En fils rouges : fédérer les associations, sensibiliser aux pathologies qui touchent les enfants, lever des fonds

Nicolas Hasson-Fauré Publié le 01/07/2016 à 05:03, mis à jour le 01/07/2016 à 05:03
Denis Maccario, le président fondateur de la Fondation Flavien et Benjamin Dumont. N.H.-F.

D'épaisses couches de bracelets en plastique enserrent ses poignets. Des détails accrochent le regard : le nom d'une association caritative est inscrit sur les petits bijoux. Les objets multicolores ont été distribués par ces structures. Ces bracelets, Benjamin Dumont les a récoltés sur les routes de France. Il a achevé, mercredi soir à Monaco, un tour de l'Hexagone un peu particulier. Son deuxième du genre.

Pendant vingt-six jours, celui qui veut devenir prof d'EPS est allé à la rencontre d'associations caritatives basées partout dans le pays. Vingt-deux étapes l'ont mené de Marseille à Tarbes, de Bordeaux à Lille, en passant par Paris ou Angers. Derrière le « Tour de France pour les enfants malades », plusieurs idées : « Fédérer les associations, promouvoir la cause de la recherche sur les cancers pédiatriques et lever des fonds pour la recherche », explique ce membre de la Fondation Flavien, qui parraine la mission. Et sensibiliser « à toutes les pathologiques qui touchent les enfants ».

Il revient avec 4.000 euros

Benjamin Dumont, 24 ans, est revenu de sa tournée avec 4.000 euros, qui doivent revenir à l'Inserm de Bordeaux. C'est 1.000 euros de plus que son précédent tour de France de l'an dernier.

 

L'argent vient de dons récoltés sur la route, auprès de particuliers. D'autres fonds ont été levés pendant des opérations ponctuelles, comme cet apéro concert à Tarbes qui a permis de toucher 1 200 euros en une soirée. Dans les deux cas, il a surtout été question de rencontres, pendant ce périple. Les 450 photos de gens qui ont posé avec le pouce levé en attestent. La majorité des quelque 4.000 kilomètres parcourus ont d'ailleurs été avalés grâce au covoiturage. Parce que c'est plus convivial. Et surtout parce que cela facilite l'échange autour du sujet qui l'anime. Même s'il a fallu parfois s'ajuster. Comme quand Benjamin a dû finir en stop, après le retard d'un covoiturage qui lui a fait louper une correspondance…

Sur la route, l'étudiant à l'ESPE de Nice a été marqué par « la sensibilité des jeunes » ou « l'implication des associations ».

Les structures qui l'ont accueilli, elles, ont pu gagner en « médiatisation », toucher davantage de monde, lever encore plus de fonds, explique Jean-Philippe Evanguelidis, le président de l'association Le Petit soleil de Seillans, basée dans le Var. « On est arrivés à fédérer encore plus d'associations qu'on ne connaissait pas, appuie Denis Maccario, le président fondateur de la Fondation Flavien. Cela a permis d'accroître le réseau des parents et des associations. »

La preuve mercredi soir, lors d'une rencontre organisée pour célébrer la fin de sa grande boucle à lui. Plusieurs associations croisées sur la route avaient fait le déplacement jusqu'à la Condamine.

 

Et ce voyage pourrait bien recommencer. L'an prochain, celui qui a « toujours aimé les gamins » veut reprendre la route. Il sera peut-être parrainé par une autre association, mais gardera le même fil rouge. Benjamin Dumont veut encore aller à la rencontre de beaucoup de structures. Et faire encore la moisson de bracelets en plastique.

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