George Weah reçoit le Prix spécial Peace&Sport à Monaco pour son engagement au service de la Paix

Le président du Liberia et ancienne pépite de l’AS Monaco a reçu le Prix spécial Peace&Sport pour sa quête perpétuelle de paix. Grand seigneur, "Mister George" l’a dédié à son peuple.

Article réservé aux abonnés
La rédaction Publié le 02/12/2022 à 21:02, mis à jour le 02/12/2022 à 21:31
Le président du Liberia, George Weah, a reçu un Prix spécial pour son engagement pour la paix. Photo DR

"Tout le monde a besoin de paix pour survivre. Ambassadeur de l’UNICEF, j’ai vu des enfants armés se battre pour leur désir de paix. C’est ce qui m’a fait monter à la tribune et ce Prix est un symbole de ce qu’ils ont fait. Aujourd’hui nous avons la paix dans notre pays grâce au peuple du Liberia. Ce Prix lui revient." Mercredi soir au Fairmont, l’ONG monégasque Peace&Sport avait décidé de récompenser un grand seigneur, George Weah, pour marquer ses quinze d’années d’existence et d’actions.

"Il y a 15 ans, concevoir une démarche de paix par le sport relevait de l’utopie. Aujourd’hui, la reconnaissance du sport comme outil de paix s’est accélérée et les acteurs de la paix par le sport sont à même de fournir des solutions concrètes aux problèmes rencontrés au quotidien par les acteurs de terrain", a introduit le président-fondateur de Peace&Sport, Joël Bouzou.

"l’époque, c’était sans précédent et c’était loin d’être facile (...) Aujourd’hui vous avez créé une famille", s’est réjoui le prince Albert II, qui avait lancé l’initiative en 2007 lors d’une Conférence du Comité olympique à Pékin.

"Le cœur rempli d’espoir"

Premier Ballon d’Or africain en 1995, légende de l’AS Monaco et, depuis 2017, président de la République du Libéria, George Weah, a reçu un Prix Spécial saluant son engagement continu au service de la Paix des mains de son "ami", le prince Albert II.

L’occasion pour "Mister George" de rappeler son profond attachement à la Principauté, citant son "mentor" Arsène Wenger et le Dr Jean-Louis Campora qui l’avaient accueilli de 1988 à 1992.

"Cher prince Albert II, je me sens autant chez moi à Monaco qu’au Liberia." Une affection et des rencontres qui ont nourri son désir de s’engager toujours plus pour offrir la même chance aux jeunes de son "glorieux" pays niché à la pointe ouest de l’Afrique.

"Quand je suis arrivé à Monaco, j’étais un jeune footballeur en herbe avec une petite valise contenant une paire de chaussures, une paire de crampons et une chemise, mais j’avais une forte détermination et le cœur rempli d’espoir. Je voulais m’élever un jour vers les étoiles..."

D’où ce conseil d’aîné: "Jeunes athlètes, ne soyez pas trop ambitieux au point de détruire vos rêves avant même qu’ils ne commencent. Travaillez dur et travaillez jusqu’à la ligne d’arrivée avec honneur et dignité car il n’y a pas de raccourci pour arriver au sommet dans le sport, si ce n’est la poursuite acharnée de l’excellence, du travail et du dévouement."

"La jeunesse est la clé"

"La paix est à l’ordre du jour", a surtout rappelé le président du Liberia, évoquant le souvenir de la guerre civile dans son pays, lorsque seuls les matchs de foot avaient le pouvoir de mettre en pause les affrontements.

Un récit salué par le prince Albert II qui, à son tour, s’est adressé à la relève. "Je suis persuadé que l’implication de la jeunesse est la clé. Ils veulent faire entendre leur voix et sont clairement prêts à agir pour construire un avenir durable. Un avenir d’une importance capitale", a souligné le souverain, tout en promettant de continuer à s’impliquer personnellement, et en toute neutralité, pour faire de Monaco "un Bastion de la paix par le sport dans le monde".

Plus tôt lors de ce Forum international, Gabriela Ramos, sous-directrice générale pour les Sciences sociales et humaines à l’UNESCO avait rappelé combien le sport avait souffert de la pandémie, alors qu’il "réduit de 30% les risques d’obésité et de dépression", "améliore de 40% les performances scolaires", et apporte "une contribution significative au développement durable".

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.