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Édouard Pistolesi tire sa révérence

Que ce soit en intervention, auprès des jeunes pompiers et écoliers, dans les opérations de sensibilisation à la sécurité routière ou dans le milieu associatif, (très) rares sont les Mentonnais à ne pas avoir croisé le chemin d'Édouard Pistolesi.

a.r. Publié le 26/11/2018 à 05:06, mis à jour le 26/11/2018 à 05:06
mairie de Menton

Que ce soit en intervention, auprès des jeunes pompiers et écoliers, dans les opérations de sensibilisation à la sécurité routière ou dans le milieu associatif, (très) rares sont les Mentonnais à ne pas avoir croisé le chemin d'Édouard Pistolesi. Le pompier aux multiples casquettes. Un « collègue de travail, un confident, un moniteur de jeunes sapeurs pompiers, et surtout un passionné. Ainsi qu'une mémoire », énumère le capitaine Eric Brocardi, entouré de très nombreux soldats du feu venus lui dire au revoir, vendredi. Mais sûrement pas adieu.

« Juvénilité absolue »

« Il a su marquer de son empreinte. Édouard est quelqu'un de très actif, toujours en train de courir, quelqu'un qui a le sourire, qui montre l'exemple. Un homme au grand cœur, et à l'engagement sans faille », poursuit le responsable de la caserne de Menton. N'hésitant pas pour autant à charrier son camarade, tantôt sur ses courses effrénées (autant que bruyantes) dans les couloirs de la caserne, tantôt sur ses difficultés à dompter l'informatique. Mais soulignant surtout combien l'adjudant-chef Pistolesi a su représenter l'activité des sapeurs-pompiers à l'extérieur. La faire rayonner.

 

« Édouard m'a étonné quand il m'a dit qu'il allait prendre sa retraite. C'est quelqu'un d'une juvénilité absolue », enchaîne le maire de Menton, Jean-Claude Guibal. Notant combien Édouard Pistolesi a su transmettre savoir être et savoir-faire aux jeunes sapeurs pompiers qu'il encadre depuis 2002. Et de rappeler le parcours du Mentonnais : en 1976, obtention d'un CAP serrurier d'art, puis de dessinateur industriel. En juillet 1979, engagement en qualité de sapeur-pompier volontaire. Suivi de la professionnalisation. 1983, promotion au grade de caporal. Puis de sergent, en 2002. Et d'adjudant, en 2010.

L'élu décrit un être humain « particulièrement empathique, chaleureux, amical, participatif ». Partie intégrante de la tradition mentonnaise du Careï, aussi. Entre autres au sein de l'association folklorique « La Mentonnaise ».

Pour tout cela, le pompier se voit remettre une médaille d'or de la Ville de Menton - « que l'on ne remet pas à n'importe qui » précise l'élu.

Émaillant son discours d'anecdotes, Édouard Pistolesi remercie en premier lieu ses parents. Pour lui avoir transmis « les valeurs de la famille, du travail, du don de soi, du bénévolat ». Puis ses anciens chefs de garde « qui ont su dompter le petit animal sauvage que j'étais ». Et tous les pompiers d'hier et d'aujourd'hui qui l'ont accompagné durant sa carrière. Lui qui a approximativement touché à tout. À une exception près : « Je n'ai pas dispensé de formation de conduite. J'avais trop de casseroles… », sourit-il. Réservant un remerciement spécial à son épouse. « Je ne suis pas facile : un grand nerveux bourré d'énergie », glisse-t-il, suscitant quelques éclats de rire.

 

Aux pompiers de demain, il n'a au fond qu'un conseil à donner : « Sachez préserver votre amitié, et faites votre métier avec passion ». Pour seule réponse, Édouard Pistolesi obtiendra des « Hip hip hip… Hourra ! » Unanimes.

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