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Didier Drogba: "Aider des jeunes à sortir de la violence par le sport, c’est fantastique"

Mis à jour le 19/03/2018 à 18:02 Publié le 19/03/2018 à 18:01
Didier Drogba, champion de la paix de Peace and Sport.

Didier Drogba, champion de la paix de Peace and Sport. Photo Peace & Sport

Didier Drogba: "Aider des jeunes à sortir de la violence par le sport, c’est fantastique"

Dans le cadre de la première visite officielle du prince Albert II en Colombie, un tournoi de beach soccer a été organisé, dimanche, par Peace and Sport. Le souverain et le président colombien étaient présents. En guest star, Didier Drogba, l'un des meilleurs footballeurs africains de tous les temps. Il s'est confié à Monaco-Matin.

Dimanche après-midi, entre Carthagène et Colombiaton, sur une route colombienne aussi chaotique que la qualité de la liaison téléphonique, Didier Drogba a pris le temps d’expliquer son engagement auprès de Peace and Sport. Dans cet entretien, celui qui est considéré comme l’un des meilleurs joueurs africains de tous les temps parle aussi de l’OM, de sa fin de carrière aux États-Unis et de sa vie d’après-football.

Pourquoi vous être engagé auprès de Peace and Sport?
Je trouve fantastique que l’on puisse, par le sport, aider les jeunes à sortir de la violence, à accéder à la paix. Je sais de quoi je parle.Mon pays a vécu une situation de crise pendant plus de vingt ans. Je sais combien le sport peut rassembler et pacifier les gens. Je l’ai vécu en Côte d’Ivoire: à chaque fois que l’on jouait, les factions rivales déposaient les armes pour se retrouver dans les bars du quartier pour supporter leur équipe nationale. Ces expériences m’ont marqué. Alors, quand Joël Bouzou (le président de Peace and Sport, N.D.L.R.) est venu me voir pour participer à ce projet, j’ai dit oui sans hésiter.

"Un prix Nobel de la paix et un grand monsieur"

Quel était le but du tournoi de beach soccer à Carthagène?
Les enfants devaient apprendre à se débrouiller pour jouer au foot sans aucun matériel. Ils ont dû construire des buts et confectionner des ballons avec des préservatifs et du tissu. L’idée était de susciter un travail en communauté. Mais surtout, c’était un moyen de les sortir de la violence dans laquelle ils vivent.

C’est quoi, le quotidien des gamins?
Leur vie n’est pas rose. J’ai écouté leurs histoires. Ils parlent de père assassiné, de mère tabassée.
La violence fait partie de leur quotidien. Et elle n’est pas liée qu’à la drogue. Alors, quand on joue ensemble au beach soccer, ils sont très contents. C’est une belle victoire.

Et après? Un petit tournoi et puis c’est tout?
Non. Cette opération s’inscrit dans la durée. Elle a le soutien du prince Albert II et du président de la République de Colombie. C’est considérable d’avoir l’appui d’un prix Nobel de la paix et d’un grand monsieur qui croit aux bienfaits du sport. Ce qu’on a entamé ici va se poursuivre.D’autres opérations seront menées par la suite dans ce pays.

"Ces enfants me connaissent, j'en suis très fier"

Comment vous ont accueilli tous ces enfants?
Je suis agréablement surpris. Ils sont jeunes et ils me connaissent. J’en éprouve une grande fierté. Là, nous sommes en route vers Colombiaton pour rencontrer d’autres enfants défavorisés et voir ce que l’on peut leur apporter. Vous savez, ça m’a donné envie de me mettre à l’espagnol et de revenir ici. C’est sûr, je ne vais pas en rester là. Ici, les gens sont chaleureux et j’ai beaucoup d’amis en Colombie.

Comme Falcao?
Oui, par exemple. C’est une très bonne personne, très appréciée en Colombie. J’ai du respect et de l’admiration pour lui.
Vous suivez le parcours de l’AS Monaco?
Pas plus que celui d’autres grands clubs français. J’ai toujours aimé ce championnat.

Et l’OM?
C’est mon club de cœur. J’aimais Marseille quand j’étais petit. Quand j’y suis arrivé comme joueur, c’était un rêve de gosse qui se réalisait.

Alors, Chelsea ou Marseille?
Les deux! Sans l’un, il n’y aurait pas eu l’autre.

Vous êtes heureux au Phœnix Rising Football Club (Arizona, 2e division américaine)?
Je suis très heureux. Le projet du club évolue bien, il grandit et progresse à une vitesse extraordinaire. On est quasiment aux portes de la Major League.

"Je veux faire du bien autour de moi"

Vous venez de fêter vos 40 ans. Quand allez-vous raccrocher les crampons?
Mon contrat court jusqu’en novembre. Après, j’arrête. J’ai fait le tour de la question.

Que comptez-vous faire, après?
Je vais me consacrer à des business en Côte d’Ivoire et en Europe, mais aussi à 200% à ma fondation. Je veux faire du bien autour de moi.

Que vous inspire l’élection de George Weah à la tête du Liberia?
La persévérance, la sagesse, la remise en question. C’est beau, ce qu’il a réussi. Ça montre que quand on veut réaliser quelque chose, il ne faut pas baisser les bras. Je ne peux que l’encourager dans son nouveau métier.

Ça vous tenterait, vous, de devenir président de Côte d’Ivoire?
Ce n’est vraiment pas mon objectif…


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