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Dans cette épicerie solidaire de La Garde, les étudiants peuvent faire leurs courses pour 5 euros

Mis à jour le 24/10/2019 à 15:43 Publié le 24/10/2019 à 18:00
Les étudiants sont "drivés" dans les rayons par des bénévoles.

Les étudiants sont "drivés" dans les rayons par des bénévoles. Photo Patrick Blanchard

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Dans cette épicerie solidaire de La Garde, les étudiants peuvent faire leurs courses pour 5 euros

Depuis janvier 2019 à La Garde, les 18-30 ans peuvent venir faire leurs courses de la semaine pour cinq euros, grâce à l’association Épicerie étudiante Frédéric-Ozanam.

Parce qu’à vingt ans, on préfère souvent aller au ciné ou boire un verre que bien manger... Les étudiants privilégient régulièrement leurs sorties à leur estomac.

Parce qu’aujourd’hui, nombreux sont ceux qui ont des difficultés à boucler leurs fins de mois. Parce qu’ils ne trouvent pas leur place dans des associations classiques comme Les Restos du cœur ou le Secours populaire.

Ce sont pour ces principales raisons que Brigitte Kraft a voulu monter une épicerie solidaire spécialement à destination des étudiants.

"Je l’avais déjà fait il y a quelques années au sein de la Banque alimentaire du Var dont j’étais présidente. Quand j’ai quitté la structure, cette partie-là s’est arrêtée."

Un regret que Brigitte a vite rectifié en ouvrant, en janvier 2019, l’Épicerie étudiante Frédéric-Ozanam, gérée par l’association du même nom.

Elle en est la secrétaire. Claude Berranger en est, lui, le président.

"Nous sommes une vingtaine de bénévoles à nous activer ici, assure la dynamique retraitée. On s’occupe de chercher les produits, les réceptionner, les mettre en place puis de les distribuer."

La distribution justement a lieu deux fois par semaine: les mercredis et vendredis après-midi. "On a beaucoup de monde à 14h et aux alentours de 17h après les cours", ajoute Brigitte.

Et effectivement, ils sont une bonne vingtaine à l’ouverture à faire la queue pour donner les cinq euros demandés à Claude qui tient la caisse.

Les étudiants sont « drivés » dans les rayons par des bénévoles.
Les étudiants sont « drivés » dans les rayons par des bénévoles. Photo Patrick Blanchard

"Ils doivent préalablement être inscrits. Ensuite, à chaque fois qu’ils viennent, ils contribuent. Il faut savoir que les sous récoltés ne servent pas à payer les marchandises. C’est pour le local, les frais de gestion…"

Les produits sont fournis par la Banque alimentaire du Var et bientôt celle de Marseille également.

Armés de leurs cabas, les étudiants sont ensuite "drivés" par des bénévoles entre les conserves de légumes, les boissons, les produits frais, ou encore les fruits et légumes.

"Ils n’ont droit qu’à une certaine quantité de chaque. Le lait, par exemple, est limité à six litres", précise Brigitte. Ils repartent généralement avec un panier moyen qu’ils paieraient entre 60 et 80 euros dans le commerce.

un coup de pouce pour vivre

Les étudiants sont environ 160 à venir chaque semaine. Pour être accepté, pas besoin de fournir un justificatif de ressources. Mais une carte d’étudiants, d’apprentis, ou de services civiques, et un justificatif de domicile dans le Var.

"Nous recevons aussi des 18-25 ans envoyés par les missions locales et des 18-30 ans en CDD courts ou en CDI à temps partiel dirigés vers nous par des assistantes sociales."

Tous sont unanimes quant à l’utilité de l’épicerie solidaire. Ahallal est étudiante en droit, pour elle, c’est vraiment tout bénef: "Venir ici me permet non seulement de manger mais en plus de manger équilibré. Avant, j’essayais au maximum d’aller à la cafétéria mais au bout d’un moment, ça fait quand même une somme!"

Les étudiants sont « drivés » dans les rayons par des bénévoles.
Les étudiants sont « drivés » dans les rayons par des bénévoles. Photo Patrick Blanchard

Du coup, elle a pris ses habitudes à l’épicerie solidaire. Avec plusieurs copines, elles font même du covoiturage pour s’y rendre.

Fabien, en licence d’économie, l’affirme: "J’étais déjà venu l’an dernier, ça m’aide beaucoup. Entre le loyer et les autres dépenses incompressibles, c’est franchement dur sinon."

Dans la bonne humeur, il remplit son chariot comme dans n’importe quel supermarché, ou presque.

pour aller plus loin

L’épicerie étudiante Frédéric-OZANAM (Fondateur de la société de Saint-Vincent-De-Paul, ndlr)
- Ouverte depuis janvier 2019.
- Accessible aux étudiants, apprentis et services civiques entre 18 et 30 ans. Il faut justifier d’un domicile dans le Var.
- Les bénéficiaires peuvent venir une fois par semaine: soit le mercredi soit le vendredi, en échange de 5 euros.
- Chaque semaine, l’association reçoit plus de deux tonnes de denrées alimentaires. Elle est à la recherche d’agriculteurs pour des dons de fruits et légumes ainsi que des produits d’hygiène.


Savoir+
740, avenue du
8-Mai 1945. La Garde.
06.70.07.87.46.


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