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PHOTOS. Une association de Monaco imagine une passerelle pour relier le port Hercule au Portier

C’est le projet audacieux porté par l’association Ecopolis, qui espère voir aboutir son idée d’offrir aux piétons et aux touristes un cadre plus approprié à la promenade.

Cédric Vérany Publié le 15/02/2021 à 07:00, mis à jour le 14/02/2021 à 18:34
Un chemin piéton au-dessus de la mer pour éviter de marcher sous le tunnel Louis-II : c’est la volonté de l’association qui a développé ce projet innovant et esthétique. (Images Cobe Design)

Ils se définissent comme "un espace d’expression en faveur d’un cadre de vie en adéquation avec les enjeux écologiques de notre terre".

Joignant le geste à la parole, les membres de l’association Ecopolis ont imaginé un projet d’urbanisme pour la Principauté alliant l’esthétique et l’attrait de la marche à pied.


L’idée est de développer une passerelle pour faire le trait d’union entre le Yacht-club et la future extension en mer. Une promenade élégante, en plein air et en contrebas de l’hôtel Fairmont, au-dessus des flots des Spélugues, qui permettrait d’éviter de circuler à pied sous le tunnel Louis-II, peu hospitalier.


"Ce tunnel c’est un point noir pour les piétons, les joggeurs, les personnes en fauteuil roulant ou avec des poussettes qui l’empruntent", soufflent les membres d’Ecopolis.

 

À huit mètres
au-dessus de la mer


Dessinée par Corrado Bevacqua et son bureau monégasque Cobe Design, la passerelle rêvée est une structure de 275 mètres de long, à huit mètres au-dessus de l’eau, qui se déroule du bout des quais du port Hercule jusqu’au nouveau port du Portier.


L’ouvrage prendrait appui sur les piliers des Spélugues via des pieux placés à l’oblique pour supporter la structure. Le tout réalisé en corian [un matériau constitué pour deux tiers de charges minérales et un tiers de résine acrylique N.D.L.R.], matière imperméable à l’eau et au vent. L’installation des lames de façon striée donnera du rythme à l’ensemble et l’aspect d’un squelette serpentant.


Enfin, la forme du bastingage en volute créera une banquette naturelle sur la promenade pour se poser entre deux pas. "La passerelle a été pensée à la bonne position pour à la fois ne pas déranger les clients de l’hôtel et être assez haute pour éviter les vagues", souligne Claudia Batthyany, membre de l’association. "La construction striée de la structure permettra à l’eau de passer au travers. Et en cas de tempête, la promenade serait fermée comme tous les sentiers littoraux les jours de mauvais temps."

 

Le bon timing ?

L’association, qui s’engage depuis 1998 pour la sensibilisation de la population sur les questions environnementales, réfléchit à cette passerelle aérienne depuis plusieurs années déjà. "Nous avons eu des retours à l’époque indiquant que le projet a séduit. Puis on nous a dit de patienter, qu’une réflexion globale était engagée pour le quartier", souligne Évelyne Tonelli, qui préside Ecopolis.

Alors l’association a patienté… mais les projets pour le Portier et le Larvotto étant définis, rien n’indique la réalisation d’une quelconque passerelle. Dans un courrier adressé à l’association l’an dernier, Marie-Pierre Gramaglia, conseiller de gouvernement-ministre pour l’Équipement, l’Urbanisme et l’Environnement indiquait que des travaux étaient à prévoir au niveau des Spélugues et qu’il était "prématuré" d’engager une réflexion.

Depuis, silence radio. Quand les travaux sur les piles des Spélugues ont démarré, l’association s’est dit que c’était « le moment parfait » pour relancer le gouvernement à réfléchir à ce projet. Le message est passé !

Sur ce photo-montage, la passerelle de 275 mètres apparait au pied du Fairmont, formant un trait d’union entre le bout du port Hercule et le futur port de plaisance de l’extension en mer, au Portier. (Images Cobe Design).

Un mécénat pour financer le projet ?

L’association Ecopolis estime la réalisation de ce projet dans une enveloppe conséquente de 7 à 10 millions d’euros. Pour autant, l’association n’imagine pas puiser dans les deniers publics pour concrétiser le projet.

"À l’image des bancs de Central Park à New York payés par des bienfaiteurs qui peuvent y graver leur nom, nous imaginons que chaque mètre de la passerelle pourrait être vendu à des mécènes, sociétés ou particuliers, qui financeraient leur mètre", explique Évelyne Tonelli.

Ces derniers pourraient à loisir inscrire leur nom ou leur logo dans les lattes de la promenade. Une forme de mécénat qui devrait trouver des amateurs en Principauté. De là à ce que les lattes de la promenade monégasque deviennent aussi prisées que les bancs de Central Park, il n’y a qu’un pas…

Les lattes pourraient porter le nom de leurs bienfaiteurs. (Images Cobe Design).

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