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Elle doit rouvrir cet été, comment se reconstruit la route du Boréon?

Un travail colossal a déjà été fait en trois mois dans cette partie de la vallée de la Vésubie. Son ouverture est prévue début juillet. Voici comment se déroule le chantier.

Audrey Minelli Publié le 08/06/2021 à 18:40, mis à jour le 08/06/2021 à 18:39
Photo Amandine Schejbal

"La route ne pouvait pas être faite ailleurs."

Partant de ce constat – rapporté par le chef des routes de la Vésubie – Elio Foca, lors de la visite de chantier, jeudi dernier (1), il fallait trouver un moyen, dans le Boréon, de reconstruire, en mieux et au plus vite.

Après une piste accessible en 4x4 créée en novembre, le chantier de reconstruction n’a pu commencer qu’après l’hiver. Et depuis trois mois, c’est un travail acharné qui se joue. L’idée paraît simple: identifier les brèches et trouver la technique la plus adaptée, à chaque fois, pour réparer. L’objectif? Rouvrir la route pour l’été et de façon définitive. Le provisoire ne sera choisi qu’à la marge. "Sur certaines portions, nous ne ferons que des enduits et pas d’enrobés définitifs pour que les concessionnaires viennent ensuite poser leurs réseaux", indique-t-on. "On prévoit de mieux isoler et protéger les réseaux, notamment pour éviter, comme lors d’Alex, toute rupture des communications", prévient le président de la Métropole, Christian Estrosi.

 

1. En présence du président de la Métropole, de maires, d’agents et d’acteurs du monde du BTP.

1 À cet endroit, lorsque la route passe de la rive gauche à la rive droite du Boréon, l’ancien pont n’est pas réutilisable. Et en construire un, définitif, avec les études hydrauliques et appels d’offres "prendrait environ deux ans à deux ans et demi", estime Elio Foca. En attendant, un pont en béton cadre (comme au pont Maïssa, à l’entrée du Boréon) a été posé, un peu en dessous de l’ouvrage initial, pour permettre à la route de passer.

Photo Amandine Schejbal.

2 La piste permet aussi aux entreprises de travailler, de combler et conforter les brèches de différentes manières. Remblais, terre armée, gabions, enrochements, etc. Tout est étudié pour que l’option la plus efficace soit mise en place. Notamment pour éviter que l’eau revienne gratter le pied de la falaise.

Photo Amandine Schejbal.

3 Pas de transport jusqu’à la carrière. Concasseurs et cribleurs ont été apportés sur le chantier afin de permettre une utilisation optimale des matériaux trouvés sur place.

 
Photo Amandine Schejbal.

4 Les lacets qui conduisent au lac du Boréon ont pu être sauvés, intacts ou presque, "sous trois mètres de matériaux". Plus haut, la route est parfois planquée sous six mètres d’épaisseur. Et les maisons et voitures ensevelies rappellent la violence de la tempête.

Photo Amandine Schejbal.

5 Les "laves torrentielles" sont conséquentes aux intempéries. "C’est la falaise qui s’érode, éclaire Elio Foca, et offre une très bonne qualité de matériaux". Notamment pour fabriquer les gabions (cages remplies de pierres). En dehors du gain financier de matériaux que l’on n’a pas à acheter et à acheminer, l’empreinte écologique est aussi considérablement réduite "car il n’y a pas de transport". Le limon (mélange de terre et de sable) qu’on peut aussi trouver près du lac sera utilisé pour replanter.

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