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Comment le label Unesco a dopé le tourisme au Havre

"Nice, la ville de la villégiature d’hiver de Riviera" vient d'entrer au patrimoine mondial de l'Unesco. Pour le Havre c'était en 2005. La ville portuaire lourdement bombardée pendant la Seconde Guerre Mondiale a été reconstruire par Auguste Perret. Et c'est ce patrimoine architectural qui a permis au Havre d'obtenir le prestigieux label. Un véritable jackpot touristique. Cet article a été publié pour la première fois le 17 juin 2014.

Sophie Casals Publié le 27/07/2021 à 15:35, mis à jour le 27/07/2021 à 18:07
Les croisiér Photo archives Office du tourisme Le Havre-Patrice Le Bris

"Le Havre, un patrimoine mondial". Sur sa page d'accueil, l'Office du tourisme pavoise. En hissant haut le pavillon "Unesco". Une inscription qui a changé le cours... touristique de cette ville portuaire. Lourdement bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, la cité a été reconstruite par Auguste Perret. Un architecte majeur du XXe siècle. Et c'est ce centre-ville signé de ce "poète" du béton qui a été classé en 2005 au Patrimoine mondial de l'Unesco. Aux côtés de la ville de Brasília, chef-d'œuvre d'Oscar Niemeyer.

Un pari fou

"Quand Antoine Rufenacht, le maire du Havre élu en 1995, a décidé de faire classer la Ville, on l'a pris pour un idéaliste", raconte Eric Baudet, directeur de la communication de l'Office du tourisme du Havre.
Qu'importe les critiques. La Ville confie à un spécialiste, Joseph Abram, les études. Cet architecte, chercheur au Laboratoire d'histoire de l'architecture contemporaine, planche pendant huit ans, avec l'aide d'un architecte de la commune.
"Le plus fou c'est que le dossier de candidature n'a pratiquement rien coûté à la Ville, environ 65 000 euros", note l'un des responsables du projet. Avant de lister les "actions d'accompagnement" pour près de 100 000 euros. Un investissement, largement rentabilisé depuis.

 

"Avant 2005, quand vous parliez du Havre, les gens répondaient c'est moche, ça a été détruit pendant la Guerre"
Eric Baudet, directeur de l'Office du Tourisme du Havre

Et aujourd'hui?
"Le regard a changé. La fréquentation touristique a augmenté. On accueille près d'un million de visiteurs. Avant le classement à l'Unesco, c'était 40 % de moins. On est aussi devenu un lieu de tournage. Les réalisateurs ont découvert grâce au label une ville très graphique. On a surfé sur la vague pour mettre en avant nos atouts: l'architecture, mais aussi un très beau musée Impressionniste."

L'Office du tourisme, réduit à un petit guichet et cinq personnes au fond du hall de l'hôtel de ville, a déménagé dans un bâtiment face à la mer. Et tourne aujourd'hui avec trente personnes. Dans le port, les bateaux de croisière font désormais partie du paysage.
"On est passé de cinquante escales en 2008 à plus de 120 en 2013. La progression a été fulgurante. Et alors qu'avant, seulement 8 % des croisiéristes restaient au Havre quand la majorité partait en excursion à Paris, à présent près d'un sur deux reste ici, pour découvrir la ville."

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