Tarifs en hausse, lignes en moins, horaires modifiés… Ce qui va changer sur le réseau Lignes d’Azur

La régie Ligne d’Azur doit faire des économies. Gaël Nofri, son président et adjoint au maire, a annoncé la hausse des tarifs et la fin de certaines lignes. Voici tout ce qui va changer.

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Olivier Sclavo Publié le 05/12/2022 à 19:13, mis à jour le 05/12/2022 à 19:40
Les tarifs vont augmenter à partir de juillet actant, notamment, la disparition du carnet de 10 tickets. (Photo Jean-François Ottonello)

L’inflation a aussi frappé la régie Ligne d’Azur (RLA). Ce lundi, Gaël Nofri n’a pas tremblé quand il a annoncé que le réseau allait devoir faire des économies. Entre l’augmentation de tous les tarifs, la suppression de certaines lignes ou leurs modifications et la refonte de certaines amplitudes horaires, RLA veut tailler dans le gras. "Nous avons un devoir de bonne gestion dans une période où les deniers publics sont rares", a justifié l’adjoint de Christian Estrosi délégué aux Transports, à la circulation et au stationnement.

Des tarifs en hausse

RLA n’avait pas augmenté ses tarifs depuis 2013. Ils bougeront en 2023. Le ticket unitaire passera de 1,50 à 1,70 euro. La carte 10 tickets supprimée, elle sera remplacée par un tarif dégressif qui portera le prix du voyage à 1 euro si l’usager en achète 50. L’objectif: "Encourager les Azuréens à l’abonnement que nous voulons simplifier et rééquilibrer", affiche Gaël Nofri qui se projette aussi vers la fin du ticket papier "appelé à disparaître au profit de cartes de rechargement".

Ainsi, l’abonnement annuel plein tarif, qui donne aussi le droit au stationnement, passe de 326,5 à 360 euros, le demi-tarif à 180 euros. Une augmentation d’un peu plus de 10%, en moyenne, sur les prix des voyages.

Des lignes en moins

Pour maximiser les économies, Ligne d’Azur a décidé de mettre un terme à certaines lignes ou d’en réorganiser d’autres (1). Celles qui n’ont pas trouvé leur public ou qui faisaient doublon avec d’autres (la N19, lignes à la carte Tinée et Saint-Jean-Cap-Ferrat - Beaulieu, lignes scolaires L et S, etc.) vont disparaître.

Les lignes qui passaient sur les trames vertes (8, 23, 87) fusionneront et passeront sur la promenade des Anglais avec une amplitude horaire et un cadencement renforcé. "On a fait des comptages, des études", veut rassurer Gaël Nofri qui veut faire savoir que la Métropole Nice-Côte d’Azur ne va pas laisser les usagers sans solution pour autant. Et s’il y a suppression d’un côté, il y a "création" de l’autre: "Nous allons élargir notre gamme de mobilité avec l’ensemble des déplacements sur le réseau des Chemins de fer de Provence, au sein de la Métropole, qui seront inclus dans l’abonnement RLA", promet l’adjoint niçois.

Des horaires retravaillés

Des lignes en moins, des lignes réorganisées, etc. Cela doit permettre de renforcer certains secteurs, certaines plages horaires. Par exemple, la 32 qui s’arrêtera dorénavant à Ferber, verra son amplitude horaire aller jusqu’à 22 heures. "On a fait des choix en accord avec les souhaits des comités de quartiers", souffle Gaël Nofri. Au rayon des bonnes nouvelles: des renforts en semaine, le week-end ou lors des heures de pointe sur certaines lignes (9, 6, 15, express 2).

Par contre, il est à noter la fin du service des lignes 1 et 2 de tramway à 00h30 au lieu de 1h30 en semaine (sauf l'été) et le départ des ‘‘bus à effet tram’’ à 5h30 au lieu de 5 heures. "On transporte plus de banquettes que de personnes entre 5 heures et 5h30", plante Nofri.

1. Le détail des lignes affectées sera publié sur le site lignesdazur.com

"Nous restons les moins chers de France"

"On s’était préparé à tout cela, lâche Gaël Nofri. Notre ambition – qui est de proposer des transports en commun compétitifs, sûrs et peu chers en faisant le pari de la mobilité décarbonée et de l’aménagement du territoire en fonction du réseau – nous oblige à ce plan réaliste et mesuré pour nous adapter au contexte actuel."

L’adjoint au maire estime que ce plan a été "compliqué à mettre en œuvre" mais qu’il représente "un choix fort de la Métropole" et une "politique ambitieuse de développement des transports en commun sans démagogie ni dépenses inutiles".

"Nous restons les moins chers de France. En augmentant de 10% nos tarifs nous confortons notre volonté de dire que le transport en commun est le mode de transport le plus écologique mais surtout le plus économique".

Pour Gaël Nofri, "le défi sera de faire comprendre qu’un réseau moderne c’est un réseau de correspondances".

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