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"Les Monégasques, c’est tout pour eux!"... Le coup de gueule du président des taxis de la Côte d'Azur

Mis à jour le 18/02/2021 à 22:08 Publié le 18/02/2021 à 21:50
Fabrice Cavallera, président des taxis azuréens.

Fabrice Cavallera, président des taxis azuréens. Photo Eric Ottino

Monaco-matin, source d'infos de qualité

"Les Monégasques, c’est tout pour eux!"... Le coup de gueule du président des taxis de la Côte d'Azur

Alors que de nombreux élus se sont mobilisés pour assouplir les restrictions imposées à la principauté, le président des taxis azuréens demande un peu de réciprocité

Fabrice Cavallera ne cache pas sa "colère" et son "incompréhension". Plusieurs élus azuréens ont contribué à assouplir les restrictions de circulation imposées aux ressortissants de la principauté dans le cadre des mesures sanitaires en vigueur en France.

Samedi, les Monégasques ont obtenu le droit de dépasser leurs frontières de 30 km. Et le gouvernement princier espère encore faire tomber la limite des vingt-quatre heures que ne doivent pas dépasser ses citoyens dans les Alpes-Maritimes et le Var.

Face à tant de pressions, le président de la fédération des taxis demande "un peu de réciprocité" à la principauté. Car celle-ci interdit aux taxis azuréens de venir charger leurs clients sur le Rocher.

"Eux ont le droit de travailler librement en France"

"Les Monégasques, c’est tout pour eux et rien pour les autres, résume Fabrice Cavallera. Ils râlent parce qu’ils ne peuvent plus aller dans leur résidence secondaire en France, mais ça ne les dérangeait pas de laisser leurs restaurants et leurs hôtels ouverts aux Français quand les nôtres fermaient à cause de la crise. De la même manière, le gouvernement monégasque nous a interdit d’aller charger nos clients en principauté alors que les taxis monégasques, eux, ont le droit de travailler librement en France. Sans restriction et sans même avoir à payer une redevance."

Pourtant, l’inverse n’a jamais été réciproque. Longtemps, les taxis azuréens ont dû payer une licence pour pouvoir récupérer leurs clients sur le Rocher. "Il fallait acheter une vignette 950 euros et envoyer quatre heures à l’avance par mail au gouvernement princier le nom du client, son adresse et l’heure de la course", s’étonne encore le patron des taxis. Un dispositif suffisamment contraignant et onéreux pour que 27 taxis seulement, sur les quelque 1 500 que compte le département, achètent le fameux macaron princier.

Du moins c’était le cas en 2019 jusqu’à ce qu’au 1er janvier 2020, la principauté décide de supprimer toutes ses licences pour les taxis français. "Les VTC en ont pourtant obtenu 140 de la part de ce même gouvernement monégasque, après avoir, il est vrai, organisé un barrage filtrant de deux jours à l’aéroport de Nice qui avait pour but d’empêcher les taxis monégasques d’approcher", souligne Fabrice Cavallera. Deux poids, deux mesures qui atteignent leur comble dès lors que, selon lui, les taxis monégasques peuvent quant à eux travailler sans restriction et sans bourse délier en France.

Le président de la fédération dénonce un vide juridique français. "Notre pays, contrairement à la plupart de nos voisins européens, est le seul à ne pas avoir protégé ses taxis. Par exemple, si je vais charger un client en Italie et que je me fais attraper par les carabiniers, je risque une interdiction de territoire ! En revanche, chez nous, tous les taxis étrangers peuvent venir charger leurs clients sur réservation." Notamment ces Monégasques qui n’entendent pas offrir la réciprocité aux professionnels azuréens.

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