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La vie reprend à l'aéroport Nice Côte d’Azur, mais le trafic reste hésitant

Mis à jour le 09/06/2021 à 16:18 Publié le 09/06/2021 à 16:15
Une affluence que l’on n’avait pas vue depuis des mois.

Une affluence que l’on n’avait pas vue depuis des mois. Photo F. L

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La vie reprend à l'aéroport Nice Côte d’Azur, mais le trafic reste hésitant

Jusqu’à six cents tests par jour. Quelques passagers refoulés. Mais un trafic qui reprend, tout doucement. C’est le retour de la vie à l’aéroport Nice Côte d’Azur, où la Covid essaie de se faire oublier.

Rudolf est assis un banc. De retour d’Italie, cet Allemand de quatre-vingt-trois ans part pour le Luxembourg. On peut faire plus simple. Dix minutes d’attente pour un test antigénique dont le résultat ne fait aucun doute: il est vacciné, deux doses de Pfizer, l’affaire est classée.

Pour Conny, un mauvais moment à passer. Écouvillon dans le nez, il doit produire un test, lui aussi, pour se rendre au Danemark. Où sa voiture l’attend pour rentrer en Suède.

À l’écart, un jeune homme en blouse blanche prépare un lot d’échantillons pour le labo qui, à intervalles réguliers, dépêche un coursier. Il s’appelle Maxime, a vingt ans, est étudiant en médecine. La pharmacie de l’aéroport lui a proposé un CDD pour prélever à longueur de journée. Ils sont plusieurs, heureusement, car l’activité ne faiblit pas. Cent tests antigéniques et autant de PCR, minimum, par session. Avec un record à six cents unités, paraît-il, pendant le Grand Prix.

"On ne sait plus qui demande quoi"

Pour Conny, un test antigénique suffira.
Pour Conny, un test antigénique suffira. Photo F. L

Au comptoir de Corsica Airlines, Nadia répète à l’envi les consignes. Pour l’île de Beauté, c’est deux doses, la dernière depuis quatorze jours au moins. Sauf Jenssen: une dose de plus vingt-huit jours. Seule alternative, Un test PCR de moins de 72 heures ou un test antigénique sur l’instant. À raison de six vols par jour sur ATR soixante-dix places, les avions ne font pas encore le plein, mais le trafic reprend. Quelques passagers ont été refoulés, faute de se plier aux règles sanitaires. Depuis ce mercredi, celles-ci sont légèrement assouplies.

Pour Amina, c’est une tout autre histoire. Cette jeune maman de vingt-neuf ans doit se rendre le 20 juin prochain à Tunis pour un jugement concernant la garde de ses enfants, après sa séparation d’avec le papa retourné au pays. Déjà deux heures d’attente devant le comptoir de Tunisair. "Sur le site du gouvernement français, il est indiqué que j’ai besoin soit du vaccin, soit d’un antigénique. À l’enregistrement, cela n’a pas l’air d’être aussi clair." La Tunisie étant classée en orange, les arrivants doivent se soumettre à une "septaine" que pas grand monde, selon Amina, ne respecte. Elle, oui: "Une semaine d’isolement volontaire, j’ai fait un mot à la maîtresse pour l’absence de mon fils." Elle sait qu’il faudra recommencer, d’ailleurs il faut justifier d’un motif impérieux pour avoir une chance de passer: "Le décès d’un proche, une convocation judiciaire…" Son père avait un billet pour ce dimanche: "Le vol est annulé, reprogrammé pour lundi. Personne n’a prévenu. S’il s’était présenté avec un test PCR, celui-ci aurait été périmé, il n’aurait jamais pu embarquer."

Destination Tunis pour Amina et son fils.
Destination Tunis pour Amina et son fils. Photo F. L

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