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Fréquentation, contraintes techniques, phase de test... Transporter son vélo dans les bus et tramways de Nice bientôt envisageable?

C’est l’ambition de la Ville mais la régie Ligne d’azur réclame du temps pour travailler sur la faisabilité du projet. Il lui faut notamment jauger la fréquentation et l’espace disponible ou non…

Vivien Seiller vseiller@nicematin.fr Publié le 03/08/2022 à 20:30, mis à jour le 03/08/2022 à 19:45
Certains cyclistes aimeraient pouvoir prendre le tramway avec leur vélo. Photo Dylan Meiffret

Les vélos dans les transports en commun niçois, ce n’est pas pour demain. Envisagé depuis un certain temps par la Ville et la régie Ligne d’azur, le projet en est toujours au stade de la réflexion.

Plusieurs paramètres entrent en ligne de compte et n’ont pas encore permis de passer la seconde. L’idée n’est pas abandonnée pour autant.

"On y tient absolument", rassure Richard Chemla, adjoint au maire délégué à l’Écologie, particulièrement impliqué sur le sujet. Le dossier comporte deux volets: le bus et le tramway.

Une phase de tests dans les collines

Le premier semble un poil plus avancé, avec une phase de tests sur les collines. "C’est encore à l’essai sur la ligne 75, indique Richard Chemla. Ce n’est pas une réussite, on n’a pas eu de retours." Emporter des vélos dans les bus implique une vraie adaptation technique. "On a installé des porte-vélos à l’arrière, une sorte de grille. Le conducteur descend et les attache. On va attendre la rentrée pour faire le point. Ça coûte cher."

 

Le volet tramway n’a même pas encore atteint ce stade. Là encore, des discussions existent. "On se demande comment on pourrait faire monter les vélos dans un tram. La philosophie est intéressante: il pourrait y avoir une couleur différente tous les cinq tramways, dans lesquels les vélos seraient autorisés. En dehors des heures pleines."

Le taux de remplissage est une donnée essentielle. Lignes d’azur jaugent la situation.

"On voit une évolution de la fréquentation du réseau, ça ne cesse d’augmenter. On a perdu 10 à 15% de fréquentation pendant la période Covid: est-ce que c’est la reprise post-Covid ou c’est juste lié à la courbe touristique? On n’est pas encore capable de savoir si c’est un épiphénomène."

Les places sont chères

La régie tempère. Oui, la volonté existe. Mais l’aboutissement n’est pas certain. Le projet réclame du temps.

 

"Il nous faut plus de profondeur d’analyses, ça demande une étude très fine. On doit bien regarder si ces places ne vont pas nous manquer. (...) Il y a une grosse interrogation sur la place que prendraient les vélos. L’usager piéton pourrait être condamné à ne pas embarquer au moment des heures de pointe. Embarquer un vélo n’est pas compliqué, mais si demain ça nous enlève des places alors que c’est déjà tendu…"

Le potentiel retour à une fréquentation plus habituelle en fin d’été pourrait permettre de faire un pas en avant.

Qu’en pense l’association Nice à Vélo?

Les spécialistes de la petite reine voient forcément ce projet d’un bon œil. L’association Nice à vélo en premier lieu, même si la situation ne s’est pas encore décantée.

"Le tramway, ça a été un sujet pendant un moment. Ça revient de temps en temps mais là on n’en parle pas trop", souffle un membre du collectif, qui salue les tests sur la ligne 75 en pointant un petit bémol: "Ils disent que ça n’a pas été très utilisé, mais peu de monde savait qu’il y avait cette ligne équipée."

Si les avis peuvent diverger, une bonne partie des membres de l’association serait plutôt en demande d’une mise en place du système pour le tramway.

"Ce n’est pas forcément le même type d’usagers pour les collines. Ceux qu’on connaît ont souvent des vélos électriques. (...) Quand le tram ira à La Trinité ou autre, ça évitera de devoir tout faire en vélo. Certains font des longues distances, ça pourrait les soulager."

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