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Un hommage au Japon aux Mandolines Le théâtre et la danse à l'honneur au château

Mis à jour le 22/07/2018 à 05:10 Publié le 21/07/2018 à 05:10
H. Tsuji, Duo Romanesca et M. Moletto pendant le concert de 19 heures, hier à l'église St Pierre de Castellar.

H. Tsuji, Duo Romanesca et M. Moletto pendant le concert de 19 heures, hier à l'église St Pierre de Castellar. Arianna Poletti

Un hommage au Japon aux Mandolines Le théâtre et la danse à l'honneur au château

À l'occasion du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon en 2018, la deuxième soirée du Festival International de Mandoline de Castellar était consacrée à l'Orient Dimanche s'ouvre la 44e édition du Festival de Théâtre et de Danse de Roquebrune-Cap-Martin. Pendant quinze jours, les artistes se succéderont sur le parvis prince Rainier-III

Hier soir, ce n'était pas l'orgue qui résonnait dans l'église de Saint Pierre de Castellar, mais des mandolines, des guitares, des mandoles et d'autres instruments à cordes venus de l'Orient. La deuxième soirée du Festival International de Mandoline de Castellar s'est déroulée dans une ambiance inhabituelle et fascinante. Les lumières orangées, les plantes à l'arrière-plan, le tableau coloré et même des bulles de savons qui descendent sur les spectateurs pendant le concert. Tout rappelait le Japon en contrastant avec le visage classique et imposant de l'église.

« Les deux concerts de ce soir sont dédiés à la musique japonaise. Nous célébrons cette année le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon. Pour l'occasion, nous avons voulu inviter à Castellar, parmi les autres invités japonais, le grand maître Yasunobu Inoue, explique Claude-Christian Pierre, président de l'association FIMAC qui organise le Festival International de Mandoline depuis dix ans. On a profité de cette occasion pour célébrer également une amitié forte entre artistes français et japonais. Il existe une longue tradition de mandolinistes au Japon. Nous leur rendons hommage ce soir »

Un mandoliniste connu dans le monde

Yasunobu Inoue, l'un des plus grandes mandolinistes au monde, était présent dans le public avant de monter lui-même sur scène. Deux concerts, l'un à 19 heures et l'autre à 21 heures, ont animé la soirée et enchanté les 200 spéctateurs présents, venus du Mentonnais et d'autres villes de la Côte. Mais pas seulement. Ronald, musicien, vient des Pays-Bas. Et ce n'est pas la première fois qu'il assiste au festival, un rendez-vous incontournable dans le petit bourg médiéval de Castellar. « J'aime la musique et j'adore le Japon, deux bonnes raisons pour être là ce soir ! Je viens chaque année, c'est un festival petit mais de grande qualité », raconte-t-il enthousiaste.

Une jeune spectatrice niçoise est d'accord avec Ronald. « Le son des mandolines, ce soir, m'a fait voyager jusqu'au Japon. En même temps, ce son me rappelle toujours le village de Castellar et son festival...» Un festival qui confirme d'année en année son succès et son ancrage dans les événements culturels du territoire. Ce soir, le grand concert de clôture avec les meilleurs mandolinistes de France.

À gauche, Menton. À droite, Monaco. Au centre, une vue imprenable sur la mer. Au pied du château médiéval, Chantal Martino règle les derniers détails avant la soirée d'ouverture de dimanche. L'organisatrice de l'évènement rajoute des chaises dans les gradins, pense à l'installation du tapis pour les danseurs, demande à rajouter un spot pour l'éclairage.

Dernière étape d'un travail qui a débuté en septembre. Il y a dix mois, la chef d'orchestre de l'évènement commençait à visionner pièces et spectacles afin de définir la programmation de cette nouvelle édition.

Du théâtre…

Son mot d'ordre dans cette tâche : la diversité. « Je veux mettre en place un festival éclectique. Il faut qu'il y ait du boulevard, de la commedia dell'arte, de la danse, explique-t-elle. J'essaie de faire quelque chose qui plaira à un maximum de gens. »

Chaque année, le festival propose un artiste connu qui remplit les deux cents places des gradins avant même le début des spectacles. Le 1er août, Anne Roumanoff présentera sa dernière création, Aimons nous les uns les autres. « La finesse du texte, la vivacité du spectacle », ont séduit Chantal Martino.

Cette dernière met un point d'honneur à proposer, également, une « pièce à réflexion », afin de faire découvrir des spectacles plus intimistes au grand public. Cette année, la pièce Hors-contrôle de Didier Beaumont, lauréate de plusieurs prix dans d'autres festivals, a été choisie.

Moins connu pour ses prestations sur les planches que derrière le petit écran, Christophe Barbier reviendra pour la troisième fois sur la scène du parvis Rainier-III.

Comme il y a quatre ans il jouera dans Faisons un rêve de Sacha Guitry. Le sien, de rêve, sera que le temps lui permette, cette fois, d'aller jusqu'au bout de son interprétation. Qui dit plein-air, dit aléas climatiques…

...à la danse

La patte de celle qui dirige le festival depuis maintenant vingt ans se retouve dans l'introduction de la danse à l'évènement.

Il est loin le temps où ne se produisaient que des compagnies de théâtre amateurs. Et pour cause, le Millenium Dance Center, école de professionnels de Cagnes-sur-Mer, ouvrira les festivités avec un spectacle imaginé par des chorégraphes français, belges, ou américains. La diversité toujours.

Chantal Martino a intégré l'équipe du festival en 1986 et le dirige depuis vingt ans.
Chantal Martino a intégré l'équipe du festival en 1986 et le dirige depuis vingt ans. Florent Bardos

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