Muriel Mayette Holtz justifie le nouveau plateau des Arènes de Cimiez

Lundi, le maire avait annoncé la création d’une scène de théâtre supplémentaire dans le site archéologique des hauteurs de Nice, à la place du projet de la salle d’Iconic, abandonné. Face à la polémique, la directrice du TNN déclame son argumentaire.

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La rédaction Publié le 24/11/2022 à 17:45, mis à jour le 24/11/2022 à 17:00
En 2024, Muriel Mayette-Holtz renouera avec 2.000 ans d’histoire à travers son Festival international de tragédie antique, qui aura pour écrin historique, les arènes de Cimiez, transformées en théâtre estival à ciel ouvert. (Photo Jean-Pierre Ottonello) Jean François Ottonello / Nice Matin

L’annonce par Christian Estrosi, lundi, de l’abandon du projet de salle de spectacles dans le bâtiment Iconic, près de la gare Thiers à Nice, au profit d’un théâtre estival à ciel ouvert dans les Arènes de Cimiez, a fait l’effet d’une bombe. Notamment dans les milieux politiques opposés au maire de Nice.

Ce théâtre en plein air serait notamment dédié à un festival international de tragédie antique, souhaité et créé par la directrice du Théâtre national de Nice (TNN). Et dont la première édition, aurait lieu en juin-juillet 2024. Cependant, cet amphithéâtre promis à un aménagement et à une fermeture au public de promeneurs, devrait être expérimenté dès l’été prochain.

En attendant, Muriel Mayette-Holtz, directrice du TNN, a souhaité réagir en défendant, dans un communiqué, l’entreprise théâtrale locale.

 

Iconic: "coûteux et moins complémentaire"

« Le TNN porte un projet fort et si de récentes polémiques cherchent à le déstabiliser, elles semblent ne connaître ni son fonctionnement, ni sa programmation.

Aujourd’hui nous possédons – en place de la salle Michel Simon – la sublime salle des Franciscains, située au centre du Vieux Nice, avec une capacité d’accueil supérieure. En remplacement de la salle Pierre-Brasseur, nous aurons dans quelques années une grande salle plus moderne, au Palais des expositions, salle modulable et adaptée au théâtre contemporain, sur un modèle inspiré de la Schaubühne (théâtre de Berlin NDLR)

En attendant la construction de ce projet, nous avons depuis la saison dernière déjà La Cuisine – équipement qui n’a rien à voir avec un chapiteau en toile – qui nous accueille certes provisoirement, mais que la Ville garder. Car, ce beau plateau équipé de 600 places remplit parfaitement son rôle. Située à l’ouest de Nice, juste en face de l’arrêt du tramway, La Cuisine nous permet, grâce à une programmation toujours aussi ambitieuse, de convaincre un nouveau public et d’asseoir notre mission de service public.

 

À terme donc une "grande salle" au PEX et une "grande petite salle" aux Franciscains.

Aujourd’hui la Ville nous offre en plus le plateau des Arènes de Cimiez, afin de poursuivre en période estivale notre aventure hors les murs, qui depuis 3 saisons remporte un grand succès. Ce plateau historique nous permettra de proposer au public le grand répertoire classique de juin à septembre. Le TNN disposera alors de trois plateaux – contre deux précédemment – et de styles très différents.

Nous avions envisagé le projet Iconic pour garder dans ce temps d’attente du PEX une visibilité la plus large possible. Il se révèle aujourd’hui qu’il est à la fois coûteux et moins complémentaire aux deux salles existantes et les Arènes de Cimiez rempliront mieux ce rôle de troisième scène. La programmation initiale sera respectée, les spectacles prévus à Iconic étant reprogrammés dans les salles du TNN.

Le TNN et l’ensemble de son équipe ont toujours eu à cœur de s’assurer que ses missions de service public soient pleinement remplies au travers d’une programmation riche en offre de spectacles accueillis tout comme en créations. Défendre aujourd’hui une entreprise théâtrale est si complexe que je regrette infiniment des polémiques destructrices, sans argumentaire précis, sans curiosité et sans dialogue. »

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