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Les Farfadets : 15 ans et une 15e création Une pièce sur la nature humaine, la morale...

Mis à jour le 28/10/2019 à 10:28 Publié le 28/10/2019 à 10:27
Brûler des voitures, la toute dernière création de la compagnie de théâtre monégasque, est présentée au théâtre des Variétés le 7 novembre.

Brûler des voitures, la toute dernière création de la compagnie de théâtre monégasque, est présentée au théâtre des Variétés le 7 novembre. Sébastien Botella

Les Farfadets : 15 ans et une 15e création Une pièce sur la nature humaine, la morale...

La compagnie théâtrale monégasque monte sur les planches du théâtre des Variétés le 7 novembre pour la pièce « Brûler des voitures », de l’auteur anglais Matt Hartley

Une quinzième création : après quinze ans d’existence, « Les Farfadets » continuent à porter leurs projets et à tenir leurs promesses. La troupe de théâtre retrouve les planches et présente, le 7 novembre prochain, Brûler des voitures, de l’auteur anglais Matt Hartley, traduit par Séverine Magois.

En marge de la programmation du théâtre Princesse-Grace et du théâtre des Muses, le théâtre des Variétés, réservé aux associations culturelles monégasques, présente régulièrement quelques petites pépites, qui ont toutes en commun d’être pensées et montées à Monaco. Et la toute dernière création de la compagnie de Sophie Cossu sera certainement l’une d’elles. Car la comédienne et metteur en scène poursuit sans relâche avec volonté, détermination et talent pour offrir un théâtre contemporain accessible, engagé, servi par des artistes et techniciens professionnels.

Trois jours de répétition à Beausoleil

C’est pourquoi elle vient de réunir durant trois jours comédiens, scénographe, compositeur et créateur lumière au centre culturel Prince-Jacques à Beausoleil. « Ce spectacle est une grosse machine pour notre petite compagnie, explique Sophie Cossu. À trois semaines de la représentation, nous avions évidemment besoin de répéter et de régler l’ensemble des éléments artistiques et techniques de la pièce. Avec Brûler des voitures, il faut orchestrer le texte, les créations son et lumière, la vidéo, le décor. Moi-même, je joue et fais la mise en scène. Tout cela demande de sacrés réglages ! Il nous fallait un lieu pour travailler dans les conditions réelles du spectacle. Répéter avec les comédiens dans le salon de l’appartement, ça a évidemment ses limites. »

Joëlle Deviras

Mais de quoi parle donc cette pièce pour laquelle neuf comédiens sont réunis sur scène ? Sophie Cossu reste discrète : « Je ne peux pas en dire trop pour ne pas dévoiler l’intrigue. »

« Dès la première lecture, j’ai été littéralement saisie par la construction de la pièce et l’intelligence de l’écriture. J’ai tout de suite pensé au cinéma de David Lynch… D’abord à cause du découpage de l’histoire et de l’importance attribuée au son, mais également à cause de la force des images et du regard pessimiste que le réalisateur porte sur la nature humaine, dissimulée sous le vernis social. »

La pièce est construite de plusieurs histoires, a priori indépendantes les unes des autres, et qui finissent par se rejoindre autour d’un fait. « C’est sur cette notion de “puzzle” que va s’articuler la scénographie. Chacun des trois actes est une partie essentielle d’un tout, qu’il nous sera donné de reconstituer et de comprendre à la fin. [...] En filigrane se dessinent les excès d’une société où l’homme a pris l’habitude de réagir, plutôt que de réfléchir. »

Il est question de morale, de préjugés, d’apparences, de faux-semblants. « Quant à l’auteur, il ne tombe pas dans le travers qu’il dénonce. Jamais il ne jette sur ses personnages cette pierre accusatrice, qu’il a pourtant bien en main. [...] À la lueur d’un événement dramatique, chaque personnage a rendez-vous avec lui-même. Le sort va donner à chacun la possibilité de montrer ce qu’il a dans le ventre et de se révéler tel qu’il est vraiment, en faisant face à sa part d’ombre… ou de lumière. »

Sophie Cossu a non seulement réalisé la mise en scène, mais incarne également l’un des personnages.	(DR)

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