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Festivalier depuis des années, il crée une pièce de théâtre sur le Festival de Cannes

Mis à jour le 21/05/2019 à 15:21 Publié le 21/05/2019 à 15:30
Etienne Gaudillère était de passage à Cannes. Sa pièce sur l’histoire du Festival sera jouée à Cannes en mars prochain.

Etienne Gaudillère était de passage à Cannes. Sa pièce sur l’histoire du Festival sera jouée à Cannes en mars prochain. Photo Clément Tiberghien

Festivalier depuis des années, il crée une pièce de théâtre sur le Festival de Cannes

Étienne Gaudillère -comédien, auteur, metteur en scène et fondateur de la compagnie théâtrale Y- présentera sa nouvelle pièce de théâtre sur le Festival International du Film au théâtre Croisette le 8 mars.

Une pièce de théâtre sur le Festival de Cannes? Un enjeu artistique audacieux qu’a relevé Étienne Gaudillère. Et il le sait. "Car Cannes tape dans un inconscient collectif", sourit le jeune homme.

À 32 ans, ce comédien, auteur, metteur en scène et fondateur de la compagnie théâtrale Y s’est attaqué au mythe. Un nouveau défi. Il avait déjà étonné avec sa précédente pièce Pale Blue Dot (une histoire de Wikileaks), présentée au Festival In d’Avignon en 2018.

Cette année, sa fresque théâtrale Cannes, 39/90, présentée mi-mai à Sète, sera jouée à Cannes sur la scène du théâtre Croisette le 8 mars prochain. De passage sur la Croisette pour le Festival, Étienne Gaudillère nous dit tout sur sa création originale.

Comment est venue cette idée de pièce sur le Festival?
"Je viens à Cannes depuis 2010 en tant que festivalier. J’attends devant le Palais des Festivals pour trouver des places… L’idée m’est venue en mai 2016, dans une rue à Cannes. Ce Festival, je l’adore! J’aime aussi la sociologie, l’Histoire. L’événement n’a jamais été évoqué au théâtre. Ce qui m’a intéressé, ce sont ses mutations en tant d’institution. Le Festival est une boule à facettes, avec des enjeux différents selon qu’on est producteur, journaliste ou cinéaste. Ce n’est pas du théâtre militant mais politique. Je cherche à montrer les différents points de vue. Ou comment les enjeux politiques rattrapent les enjeux artistiques."

Et vous avez choisi l’angle des coulisses…
"Oui, ces faits oubliés ou méconnus sont montrés depuis les coulisses. Avec des scènes dignes du Vaudeville dans le hall du Carlton, ou plus réalistes au cours d’une conférence de presse. Il y a dix comédiens dont moi, mais 60 silhouettes. Le prologue est axé sur la création avortée du premier Festival. Les années 1948-56, on est en pleine guerre froide. Avec la starlette Simone Silva qui montre ses seins à Robert Mitchum, on voit que le Festival est pris dans les enjeux mondiaux de la Guerre Froide. Il y a une scène sur le mouvement de Nouvelle Vague en 1968 avec l’annulation du Festival. On revient aussi sur les attentats de 1975, liés à la sélection du film Chroniques des années de braise qui fait resurgir les blessures de la guerre d’Algérie. Enfin, on illustre la fin des grands enjeux politiques, la fin de la censure avec en 1989, la projection de Sexe, mensonges et vidéo de Steven Soderbergh."

Beaucoup de recherches ont été nécessaires?
"Il y a peu de matière finalement sur les coulisses du Festival. J’ai rencontré les historiens Olivier Loubes et Antoine de Baecque, l’ancien ministre de la Culture Jack Lang, les présidents Gilles Jacob et Thierry Frémaux."

Pas trop élitiste?
"Non, on ne veut pas être didactique. Chacun réactualise son regard sur le Festival…"

La pièce s’arrête à l’édition 1990? Y aura-t-il une suite?
"C’est une question que je me pose. (Il sourit). Qu’est-ce qu’on retiendra des années 2000 et 2010? Des thèmes comme les femmes avec l’affaire Weinstein l’avènement d’internet et des plateformes semblent émerger."

Vous êtes en mode festivalier cette semaine?
"Je ne suis même pas accrédité. Mais avec des amis de la compagnie, on espère trouver des places..."


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