Coup de théâtre, le Cours Florent débarque à Grasse!

La célèbre école d’acting va dispenser, dès décembre et jusqu’en août prochain, plusieurs sessions de stages dans la cité des parfums. Acte inaugural d’un partenariat amené à durer?

Pascal Fiandino Publié le 21/09/2022 à 20:00, mis à jour le 21/09/2022 à 18:43
Pépinière de talents depuis 1967, le Cours Florent dispensera ses stages pour tous les publics. DR

Et si les futurs Auteuil, Lindon, Adjani, Kiberlain ou Niney venaient éclore à Grasse? Effervescence, mercredi matin dans les entrailles du Musée international de la Parfumerie, théâtre de la signature de convention entre la Ville et le Cours Florent (1).

Pépinière de talents depuis sa création par François Florent en 1967, l’école d’acting, reconnue à l’internationale, débarque dans la cité des parfums. En effet, dès décembre et jusqu’en août prochain, ses enseignants viendront dispenser cinq stages intensifs, ouverts à tous [lire plus loin]. "Un immense honneur" sourit le maire, Jérôme Viaud, fier de voir l’aboutissement d’une démarche "tant souhaitée, pour offrir à [la] ville une formation d’exception."

Alors, pourquoi le Cours Florent, qui poursuit son implantation en Europe (après Bruxelles et Berlin, ce sera Londres, prochainement), a-t-il choisi Grasse? "Déjà, parce qu’on a été merveilleusement accueilli" indique Frédéric Montfort, président d’honneur de l’école, qu’il a intégré il y a 40 ans.

"La ville se développe, c’était le bon moment"

Nostalgique de son passage au TdG "en 1982 ou 1.983 au côté de Michèle Morgan", il poursuit: "C’est une ville universitaire, de culture, connue dans le monde entier. Elle est en train de développer des choses vis-à-vis de la jeunesse, de la formation: c’était le bon moment."

Le bon moment, pour venir dispenser la philosophie maison, fidèle à celle de son créateur: "Nous n’avons pas de méthode, révèle Frédéric Montfort. On s’attache aux personnes et, quelque part, il y a autant de méthodes qu’il y a d’élèves et de professeurs. Ce sont les personnalités des jeunes qui nous intéressent et chercher, avec eux, comment les faire évoluer dans les métiers du spectacle. C’est cette évolution qui importe."

 

Celle des acteurs; de leurs arts, aussi. "La pédagogie de l’art dramatique évolue constamment, rappelle-t-il. On ne joue pas aujourd’hui comme il y a 40 ans. C’est pourquoi je souhaite que notre corps pédagogique soit très jeune: que nos formateurs soient en phase avec le métier, qu’ils soient eux-mêmes en train de créer."

Vers une implantation pérenne à Grasse Campus?

Alors, s’il admet que le Cours Florent "cherche à former des pros", Frédéric Montfort soutient que le principal est ailleurs: "On leur apprend ce métier mais on leur doit, aussi, un bagage culturel important. S’ils font autre chose plus tard, qu’ils sortent de chez nous plus riches qu’ils y sont entrés. En tant que personne, que citoyen aussi."

Rappelant qu’en dehors des cours de théâtre, l’école est aussi "connue pour ses formations de haut niveau en chant, danse, éloquence, improvisation, etc.", Jérôme Viaud a une petite idée derrière la tête: "Peut-être que, demain, le Cours Florent pourrait avoir son campus à Grasse, comme à Paris, Montpellier, Bordeaux, Bruxelles [et Berlin]"

Alors, il en pense quoi, Frédéric Montfort? "Disons que l’on arrive toujours dans une ville de la même manière: on commence par des stages et on voit les possibilités. Partout où nous avons des campus, les choses se sont passées ainsi…"

 

La réponse vous semble évasive? C’est parce que vous n’avez pas vu son sourire en coin au moment de la formuler…

1. Mais aussi la CAPG et le Théâtre de Grasse.

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