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Bientôt à Nice et Monaco, Julie Gayet nous présente son spectacle sur des femmes inspirantes, "Je ne serais pas arrivée là, si..."

Avec Judith Henry, Julie Gayet donne sa voix à des personnalités remarquables dans "Je ne serais pas arrivée là, si…", une adaptation théâtrale des entretiens d’Annick Cojean pour le journal Le Monde. A voir du 1er au 3 décembre à Nice, puis le 16 à Monaco.

Jimmy Boursicot Publié le 24/11/2021 à 16:51, mis à jour le 24/11/2021 à 16:51
Julie Gayet et Judith Henry. Photo Jean-François Fernandez

Tout part de quelques mots, assez vertigineux pour ceux et celles qui les prononcent face à Annick Cojean. "Je ne serais pas arrivé (e) là, si...". Voilà comment débutent les entretiens de la journaliste.

"Face à son empathie, sa grande qualité d’écoute, ses interlocuteurs savent qu’ils peuvent lui faire confiance, se livrer dans un registre très intime et universel à la fois", nous dit Julie Gayet au téléphone.

Certaines de ces interviews ont fait l’objet d’un recueil publié aux éditions Grasset et Fasquelle. On y découvrait sous un jour nouveau le destin de trente femmes inspirantes, issues du monde de la culture, de la politique ou de la mode.

 

Puis le livre est devenu un spectacle, mis en scène par Judith Henry, que l’on retrouve sur les planches avec Julie Gayet.

DR.

Routes tortueuses

A tour de rôle, chacune incarne Annick Cojean ou une interviewée. A travers leurs voix, dans un dispositif minimaliste, Christiane Taubira, Amélie Nothomb, Cecilia Bartoli, Gisèle Halimi, Nina Bouraoui ou encore Virginie Despentes surgissent.

"Dans les confessions de ces femmes, il pourrait y avoir quelque chose d’intimidant, d’écrasant même. Mais ce n’est pas le cas, elles abordent aussi leurs échecs, leur construction personnelle et certaines douleurs. Despentes, elle écrit au scalpel, c’est une personnalité forte. Là, elle confie que sa vie a changé à trente ans, quand elle a arrêté l’alcool. Il y a quelque chose de très puissant dans ses mots", poursuit Julie Gayet.

Si elle reconnaît le caractère exceptionnel du parcours de chacune, elle parvient tout de même à trouver des similitudes dans les trajectoires des femmes qu’elle incarne avec Judith Henry.

"Le rapport à leur mère, par exemple. Mais aussi les violences qu’elles ou des membres de leur famille ont subies. Il est aussi souvent question d’injustices ou de différences."

"Très fière" de porter la parole de ces femmes hors du commun, la comédienne ayant souvent navigué entre le cinéma d’auteur et un registre plus populaire assure avoir "ressenti le plus grand trac de (sa) vie" le soir où la romancière Nina Bouraoui est venue assister à une représentation.

 

Celle qui est également productrice et réalisatrice s’amuse ensuite de sa capacité de projection : "Quand Amélie Nothomb a remporté le Prix Renaudot, j’ai eu une réaction étonnante, comme si j’avais moi-même gagné ce prix !"

Racisme, homophobie, égalité homme-femmes

Tout en ne considérant pas Je ne serais pas arrivée là, si... comme un spectacle féministe, Julie Gayet estime que plusieurs thématiques très actuelles y sont évoquées par le biais de parcours de vie.

"Il est question de racisme, d’homophobie ou d’égalité homme-femme. On s’interroge aussi sur les raisons qui font que toutes les sociétés humaines sont construites sur le principe de la domination masculine."

- Du 1er au 3 décembre au Théâtre national de Nice. (20 h les 1er et 3, 19 h 30 le 2). Tarifs : 25 euros, réduits de 5 à 22 euros. Rens. 04.93.13.19.00. et tnn.fr.
- Le 16 décembre au Théâtre Princesse-Grace, à Monaco, à 20 h 30. Tarifs : de 25 à 35 euros, réduits de 17 à 24 euros. Rens. 00.377.93.25.32.27. et tpgmonaco.mc.

Offre numérique MM+

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