“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Sans ces femmes et ces hommes de l'ombre, il n'y aurait pas de Rolex Monte-Carlo Masters

Mis à jour le 12/04/2019 à 08:27 Publié le 12/04/2019 à 10:24
Michel Garcia, 37e tournoi.

Michel Garcia, 37e tournoi. Photo Arnault Cohen

Sans ces femmes et ces hommes de l'ombre, il n'y aurait pas de Rolex Monte-Carlo Masters

Depuis une semaine, c'est le branle-bas de combat au Monte-Carlo Country Club. Dans l'ombre, ils sont des centaines à tout préparer, des terrains aux restaurants en passant par les tribunes et les espaces partenaires. Nous sommes allés à la rencontre de ces femmes et ces hommes de l'ombre sans qui le Rolex Masters ne pourrait exister.

Ce ne sont pas des stars de la balle jaune. Mais sans eux, les meilleurs joueurs de tennis du monde ne pourraient pas disputer le Rolex Monte-Carlo Masters. Sans eux, le public ne pourrait pas se restaurer, se faire plaisir dans les boutiques du club pour ramener un souvenir à la maison. Eux, ce sont les 650 intérimaires, 80 ramasseurs de balles, 80 juges de lignes, tous les employés du Monte-Carlo Country Club et des partenaires réunis pendant neuf jours dans l’écrin tennistique de Roquebrune-Cap-Martin.

Nous avons eu envie de braquer les projecteurs sur cinq d’entre eux.

Le préparateur des courts

Il n’est pas né de la dernière pluie, Michel Garcia, en termes de terrains de tennis en terre battue. La manière de les préparer, de les entretenir, de les façonner pour accueillir les meilleurs joueurs de la planète. Cela fait 30 ans qu’il s’occupe de ceux du MCCC - 37 ans qu’il y travaille. Pour lui, le Rolex Monte-Carlo Masters ne s’ouvre pas demain et ne dure pas neuf jours.

"Pour nous, tout a commencé en février, quand on a entamé la réfection de tous les courts." C’est-à-dire ? "On laboure la terre comme les paysans, puis on égalise, on planifie. Et enfin, on refait les lignes. Pour chaque court, on rajoute une à deux tonnes de terre battue. Ce n’est pas grand-chose, vous savez…" En effet, pour reconstruire totalement un court de tennis - aucun ne l’a été cette année, le court des Princes l’a été l’an dernier -, il faut 150m3 de terre, soit plus de 200 tonnes…

"Pour mes équipes, le tournoi a vraiment débuté il y a huit jours, poursuit-il, lorsque les joueurs ont commencé à arriver. Maintenant, ils sont tous là. Ils s’entraînent, ils veulent jouer, tous les jours, tout le temps. Il n’y a pas d’horaires. C’est beaucoup plus dur à gérer que pendant le tournoi." Surtout quand la pluie s’en mêle, comme c’est le cas cette semaine. Son téléphone sonne. Il donne des instructions. Raccroche. Et raconte : "Cilic ne veut pas quitter le court des Princes. Mais comme il pleut, c’est obligatoire, sinon le court va être très abîmé."

Le responsable de l’entretien des courts l’assure : "Le tournoi dure un mois pour nous."

Et sinon, ils sont sympas avec vous, les joueurs ? "Les meilleurs sont les plus sympas", sourit-il. D’autant plus quand ils vivent ici, en Principauté. À l’image de Djokovic, Cilic, Goffin et Wawrinka.

Le responsable du stand animations

Rien que le premier dimanche du tournoi, journée dédiée aux enfants, plus de 1.500 gamins sont venus s’amuser au stand animations dirigé par Frédéric Giudicianni.

Sous une tente grande comme un terrain de tennis et sur le court mitoyen, cet espace propose des animations qui font le bonheur des petits et des grands: jeux vidéo, coloriage, mini-tennis indoor et à l’extérieur, coin télé pour voir les matchs des pros, jeu du passing et, le plus prisé et la seule attraction qui n’est pas gratuite (1€ les trois balles, tout est reversé à la Croix-Rouge monégasque): le radar qui mesure la vitesse de votre service. Le record est détenu par un jeune du Tennis club de Toulon, avec un service chronométré à 203 km/h.

Frédéric Giudicianni, 13e tournoi.
Frédéric Giudicianni, 13e tournoi. Photo Jean-François Ottonello

Le roi des pâtes

À Vintimille et sur une bonne partie de la Côte d’Azur, c’est une institution. "Pasta & Basta", le restaurant d’Andrea Perotti, ouvre "Le Pasta Corner" depuis huit ans au Rolex Monte-Carlo Masters, sur l’esplanade des Princes.

"On est venu me chercher", sourit-il. Et c’est une bonne nouvelle, ses pâtes étant aussi bonnes que lui est sympathique. "Tous les matins du tournoi, on part de Vintimille avec six sauces différentes et les desserts préparés au restaurant, explique-t-il. Et ici, on précuit les pâtes. Il faut aller vite car on sert 800 repas chaque jour."

Andrea Perotti, 8e tournoi.
Andrea Perotti, 8e tournoi. Photo Arnault Cohen

Les vendeuses italiennes

Ce n’est pas vraiment un hasard. Sur la même esplanade des Princes, dans l’une des trois boutiques du club, deux vendeuses italiennes sont fidèles au poste. Marina et Chiara s’apprêtent à vivre leur 7e tournoi. Chaque année, elles posent des congés pour être là.

"On ne veut pas changer de boutique, on est très bien ici." Sans doute parce qu’il règne dans ce coin du MCCC, comme une ambiance italienne. "C’est une petite Italie", rigolent les deux vendeuses.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.