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Révélation de Roland-Garros 2019, le Varois Antoine Hoang espère faire oublier les absences de Tsonga et Pouille

Mis à jour le 20/09/2020 à 14:13 Publié le 20/09/2020 à 14:13
Antoine Hoang.

Antoine Hoang. Photo Patrice Lapoirie

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Révélation de Roland-Garros 2019, le Varois Antoine Hoang espère faire oublier les absences de Tsonga et Pouille

Aujourd’hui 125e joueur mondial, Antoine Hoang revient la semaine prochaine sur la terre de ses exploits. Nous avons rencontré le Varois cette semaine du côté de Biot et de l'Académie Mouratoglou, alors qu’il préparait Roland-Garros (27 septembre au 11 octobre) Pour tenter de revivre ses exploits et pour nous faire oublier les absences déjà annoncées des Français, Jo-Wilfried Tsonga et Lucas Pouille.

"Qu’est-ce que ça cogne!". En lançant d’entrée de jeu ces quelques mots au moment de déballer ses affaires, notre collègue photographe ne pouvait pas se tromper.

Oui, il visait juste l’homme au boîtier noir. Ce jour-là, ça cognait en effet sévère. Et de tous les côtés, s’il vous plaît.

Au-dessus de nos crânes, avec un cagnard et une chaleur, dignes du mois d’août. Mais aussi sous nos yeux, puisque face à nous, deux bonshommes s’adonnaient à d’autres types d’échanges.

Moins verbaux, plus physiques, et avec, au centre de leurs débats, une petite balle jaune littéralement broyée.

Martyrisée, par les coups de canon sortis tous droit de la raquette d’Antoine Hoang.

Attaques en coups droit long de ligne, revers à deux mains croisés sur la ligne, côté opposé, montées au filet, amortis, services, toute la panoplie du parfait tennisman y passait sur la terre battue de l’Académie Mouratoglou et sous le soleil de Biot.

Là-bas, le jeune varois (24 ans) préparait la semaine dernière son retour sur une autre terre, rouge elle aussi. La terre de ses exploits.

Cette ocre de Roland-Garros où, voici maintenant un peu plus d’un an, il s’était révélé aux yeux du grand public.

"Il a un beau tennis et c’est un bosseur, mais il faut que ce soit plus régulier"

Invité par la FFT, et alors installé au 146e rang mondial, Antoine Hoang avait d’abord créé la surprise en sortant le bosnien, Damir Dzumhur (52e mondial) au premier tour, avant de faire sensation face à l’espagnol, Fernando Verdasco (27e mondial) en quatre sets (6-4, 3-6, 7-6, 7-5) au tour suivant, sur un court numéro 1 en ébullition. "J’avais plutôt bien géré la pression et le public, se souvient Antoine. Ça m’avait permis de jouer libéré et donc de sortir l’un de mes meilleurs tennis. Cette année, je veux arriver à Roland dans le même état d’esprit. J’espère repartir avec la même philosophie qu’en 2019, tout en sachant que ce genre de performances est dans mes cordes".

Dans ses cordes, le Varois possède notamment un fantastique revers à deux mains reposant sur une excellente main gauche (ambidextre, Antoine joue de la main droite, mais serait capable de gagner jusqu’en seconde série en jouant avec la gauche), mais aussi un jeu intuitif, porté vers l’avant.

Des qualités indéniables mais qui ne lui ont malheureusement pas encore permis de s’installer durablement dans le top 100 mondial. "Il a un beau tennis et c’est un bosseur. Mais il faut que ce soit plus régulier, jugeait récemment le capitaine de l’équipe de France, Sébastien Grosjean dans nos colonnes. Son parcours à Roland, il doit en profiter derrière et il n’a pas réussi à le faire parce qu’il manque encore de solidité. Il faut être capable de gagner même quand on joue un peu moins bien. C’est la force des meilleurs".

Une marge de progression dont Antoine a pleinement conscience. "Je ne veux pas perdre mon identité de jeu en voulant être solide à tout prix, prévient Hoang, mais oui je n’ai pas eu la période de confirmation que j’attendais après Roland, regrette le Toulonnais. Je pense pouvoir faire beaucoup mieux et c’est même parfois un peu frustrant. Mais j’ai toujours ce feu en moi et je sais que mes plus années sont devant moi".

"Sur terre, si tu joues juste, tu es récompensé"

Preuve de ce feu, s’il en fallait une, les séances Antoine ne ménage pas ses efforts.

S’il concède avoir dû "bricoler, avec les moyens du bord" pendant le confinement, le Varois travaille aujourd’hui très dur pour rejoindre les meilleurs. "Je voudrais m’installer dans le top 70, annonce celui qui pointe actuellement à la 125e place mondiale. Pour ensuite voir si je peux faire plus".

Un rang qui lui assurerait des qualifications aux quatre tournois du Grand Chelem, comme cet US Open, où il n’a pas été convié cet été. "Je n’étais pas loin, soupire ce grand gaillard. Mais d’un autre côté, j’ai cet avantage de bosser sur terre depuis un mois pendant que les autres jouent sur dur".

Aligné sur quatre tournois challenger disputés sur terre battue, Antoine a récemment pu travailler sur cette ocre qui l’attend à Roland.

Une surface qui lui convient, comme les autres d’ailleurs. "Ce n’est pas forcément ma surface de prédilection, explique le Varois. J’ai appris à jouer dessus, mais j’aime bien le dur aussi. Après, l’avantage sur terre, c’est que si tu joues juste, tu es récompensé".

Une récompense qui est tombée, puisque pour saluer son parcours, stoppé en 16e de finale au printemps dernier par Gaël Monfils, la Fédération l’a donc invité pour cette nouvelle édition de Roland.

Un Roland forcément un peu singulier, disputé dans un contexte sanitaire particulier, mais qui excite quand même Antoine. "Je me sens chanceux d’y être. Même si ça sera plus cadré que l’an dernier, ça sera une belle fête et c’est bien que ça ne se joue pas à huis clos (au moment de notre rencontre, la jauge était fixée à 11.000 spectateurs, avant de passer à 5.000). Des souvenirs incroyables vont ressurgir", conclut le Toulonnais.

Tiens, à propos de souvenir, il parlait du soleil ou des frappes de balle d’Antoine, notre ami photographe ? Allez, peut-être tout simplement des deux.

Antoine Hoang à la volée

- Né le 4 novembre 1995 à Hyères

- Formé au Tennis Club Toulonnais

- 1m85, droitier, revers à deux mains

- Classement ATP : 125e. Meilleur classement : 101e en 2019

- 16e de finaliste à Roland Garros en 2019, vainqueur de quatre tournois Future en 2016, 2017 et 2018 et d’un tournoi Challenger en 2018


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