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Monte-Carlo Rolex Masters: Nadal peut-il retrouver le top niveau?

Mis à jour le 12/04/2016 à 09:34 Publié le 12/04/2016 à 09:22
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Monte-Carlo Rolex Masters: Nadal peut-il retrouver le top niveau?

Comment va Nadal ? L’ex-numéro 1 mondial, 8 fois vainqueur à Monaco, est au centre des questions sur sa capacité ou non à retrouver le top niveau.

Le 26 mars à Miami, victime d’une insolation, Rafael Nadal a abandonné dès son entrée en lice face au Bosnien Damir Dzumhur, (2-6, 6-4, 3-0). Pour l’ancien numéro 1 mondial, ce n’est pas cette histoire de coup de chaud qui inquiète. Fâché avec son tennis, l’ancien monarque indétrônable du tournoi monégasque (8 titres d’affilée) affiche des résultats en berne et une confiance ébranlée. A presque 30 ans (le 6 juin), Rafa est-il sur le déclin, usé par des années de combat? Ou bien est-il capable de retrouver ce niveau de jeu qui en fit le rouleau compresseur attitré du circuit mondial… A Monaco, son entrée en lice est programmée demain contre le Slovène naturalisé britannique, Aljaz Bedene (60e).

«Je ne vais pas vous mentir»

Sur ce Rocher qui lui rappelle celui de Porto-Cristo (Majorque), Rafael Nadal est un peu comme chez lui. «C’est toujours un sentiment très spécial de retrouver ce tournoi », lâche le n° 5 mondial.

Le fait de ne plus être au sommet de la hiérarchie, cela vous enlève-t-il de la pression?
Cela ne change pas grand-chose. Le plus important pour moi, c’est mon feeling sur le court, prendre du plaisir. Je ne me sens pas stressé comme ce fut le cas l’an passé.

Il vous reste sans doute à retrouver de la confiance…
La confiance, c’est toujours la même chose. Quand vous gagnez, vous avez beaucoup de confiance, Quand vous perdez, vous en avez moins. Les gens qui racontent autre chose ne disent pas la vérité. Et je ne suis pas ici pour vous mentir. A Indian Wells, j’étais bien. J’espère continuer ainsi.

Rentrer dans le top 4 avant Roland-Garros, est-ce un objectif?
Je pense que c’est pratiquement impossible, aujourd’hui. Mais ce n’est pas la fin du monde. Vous pouvez gagner des tournois en n’étant pas dans le top 4. Et ensuite, remonter au classement.

Il paraît que vous êtes revenu à votre ancienne raquette…
C’est exact. La nouvelle provoquait trop de spin. C’était dur à contrôler. Dans ma situation, je préfère avoir en main quelque chose que je connais parfaitement.

En cette année olympique, aimeriez-vous être le porte-drapeau de l’Espagne à Rio?
Bien sûr, ce serait un immense privilège. Mais il y a d’autres athlètes de mon pays qui le méritent. Rien que de faire partie de l’équipe d’Espagne, c’est un grand bonheur. Mon forfait pour les Jeux de 2012 reste à ce jour le pire souvenir de ma carrière. Gagner un titre olympique est ce qu’il y a de plus beau et de plus difficile. Dans une carrière, l’occasion se présente 2 ou 3 fois. Pas plus. Un Grand Chelem, peut-être 50 fois. Il n’y a pas photo. Gagner à Pékin en 2008 fut l’un des plus grands moments de ma vie.

Ce qu'ils en pensent

« On voit qu’il a baissé »

Photo Nice-Matin

Stan Wawrinka

Le vainqueur de Roland Garros 2015, Stan Wawrinka, qui a dominé Nadal lors du dernier Masters 1000 de Bercy, n’a encore jamais battu le Majorcain sur terre... «Rafa, cela reste Rafa», glisse le numéro 2 suisse. «Il est déjà revenu tellement de fois, vous ne pouvez pas le sous-estimer. Maintenant, quand on le regarde jouer, on voit qu’il a baissé, ça c’est clair. Il bouge un peu moins bien, et mentalement, ce n’est plus tout à fait le Nadal d’avant. Ce sont des petits détails, mais à ce niveau, cela crée une différence énorme.Mais Rafa travaille énormément pour revenir dans le Top 3. Il peut le faire, mais ce n’est pas une certitude ».

«Je ne vais pas le plaindre...»

Jérémy Chardy

Du côté de Jérémy Chardy, 33emondial, la question déclenche le sourire. «J’ai passé ma vie derrière Rafa. Il a tout gagné. Vous ne trouverez pas un joueur qui va le plaindre. Imaginons qu’il puisse revenir à son top, ce serait une bonne nouvelle pour lui, mais une mauvaise pour nous ». Et le Français de constater: «Nadal donne parfois l’impression que ça revient, et puis ça s’en va de nouveau». Comme si l’Espagnol avait perdu la clé unique de ses tourments…

«Il est hors-norme»

Photo JFO

Jo-Wilfried Tsonga

Pas tout à fait le même son de cloche chez Jo-Wilfried Tsonga. «Vous me posez la question pour Rafa, ça me fait penser à celle que l’on m’a 100fois posée pour Roger (Federer)», souffle le numéro 1 Français. «Ces gars-là sont des champions hors-normes. C’est difficile de dire que Rafa ne reviendra jamais à son top. Surtout quand il fait tout encore pour y arriver. A un moment, il peut resurgir. Moi, en tout cas, je rêve d’avoir sa carrière. Il a plané sur Roland-Garros durant une décennie».

Pressés les Français!

Monfils, Gasquet et Herbert
Monfils, Gasquet et Herbert Photos JFO

Les principales têtes d’affiches françaises n’ont pas traîné hier sur la terre monégasque. Seuls le vétéran Stéphane Robert (35 ans) et Nicolas Mahut ont pris la porte.

3H17. Un chrono infime lorsque l’on sait que c’est le temps cumulé de Monfils, Gasquet et Herbert pour expédier leur adversaire respectif. Une triplette quasi coordonnée où les Mousquetaires ont régalé le Central. Demi-finaliste l’an passé et un temps accroché par le Luxembourgeois Müller (2-5 dans le premier set), Gaël Monfils a rectifié le tir. Le longiligne droitier a installé son jeu de fond de court et déroulé à son aise (7-5, 6-0) : « J’ai progressivement pris mes repères, joué plus loin et trouvé les trajectoires », a analysé celui qui devra se défaire du Transalpin Fognini au second tour. A l’instar du Guadeloupéen,
Richard Gasquet, sous l’œil avisé de Yannick Noah, a fait dans le propre. Et Almagro en a fait les frais. L’Ibère, ex-membre du Top 10 (9e en mai 2011) n’est plus que l’ombre de lui-même. Gasquet en a profité pour breaker à souhait (6/6) et embrayer tranquillement sur terre battue : « Il a commencé à enchaîner les erreurs et ensuite je lui ai gardé la tête sous l’eau. Je suis satisfait d’avoir pu gagner avec la manière. Concernant Yannick (Noah), c’est toujours sympa qu’il soit là et suive les joueurs. »

Et s’il y en a un dont il faut repérer la trace depuis quatre jours, c’est bien le jeune Herbert. En solo en attendant de faire la paire avec Mahut, l’Alsacien est en
promenade. Lui qui n’a jamais été aussi loin à Monte-Carlo croisera dès aujourd’hui la machine Murray (tête de série n°2).


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