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"Le public? Ça me fait du bien": les confidences de Benoît Paire avant son retour sur les courts du Rolex Monte-Carlo Masters

Benoît Paire a mal supporté la période des tournois disputés à huis clos. Après avoir quitté l’épreuve monégasque avec fracas l’an passé, le Provençal se réjouit de retrouver la Principauté.

Romain Laronche Publié le 09/04/2022 à 22:02, mis à jour le 09/04/2022 à 22:02
Matthieu Saglio, responsable des partenariats, Benoît Paire et Sébastien Bismuth, président de Celio France, ont présenté, hier, en avant-première à Cap 3000, la gamme de tennis de la marque. (Photo Cyril Dodergny)

Samedi midi, les fans de Benoît Paire se pressaient devant la boutique Celio de Cap 3000 à Saint-Laurent-du-Var. Le joueur, sponsorisé par la marque depuis septembre dernier, venait lancer une première collection consacrée au tennis. Avant la séance de dédicaces, le 49e joueur mondial s’est prêté au jeu des questions-réponses. Avec simplicité.

Un petit mot sur votre venue pour le lancement de la gamme de tennis avec Celio?

Je suis très content. Humainement, c’est très important que ça se passe bien avec la marque. C’était le plus important pour moi, d’avoir un bon feeling. Le groupe Celio, c’est familial, ça me représente bien.

La collection est intitulée "be normal". Vous êtes quelqu’un de normal?

 

Pour certains oui, mais pas pour d’autres (rires). Je me sens comme un joueur qui va faire un match de tennis le week-end. Quelqu’un qui peut s’énerver, qui vit sa passion pleinement. Je pense que ça représente beaucoup de personnes qui sont comme ça dans la vie.

Vous retrouvez Monte-Carlo, avec du public, ça vous fait du bien?

Ouais, ça me fait du bien. Et ce qui me fait du bien aussi, c’est que je suis attendu sur ce tournoi. Il y a beaucoup de personnes qui vont venir me voir. Je reçois énormément de messages où on me dit, ‘‘je viens à Monte-Carlo pour te voir...’’. En plus, je joue un Italien (Musetti), donc ça va être une ambiance dingue. J’ai hâte d’y être (match programmé demain ou mardi). Je reviens d’une blessure au poignet, donc j’espère être à 100% et pouvoir profiter de cette ambiance. Je pense que ça va être sympa comme match.

On se souvient de vos déclarations à chaud d’après-match l’an passé (*). Les regrettez-vous?

Non pas du tout. C’est ce que j’ai ressenti au fond de moi donc je ne vais pas regretter ce que je pense. Je suis très content de jouer à Monte-Carlo et de retrouver la véritable ambiance. Je trouve que c’est le plus beau tournoi du monde, mais quand c’est à huis clos, sans tribune, avec des bâches autour du court, franchement je ne trouve pas que ça soit un beau tournoi. Mais quand il y a du monde, du soleil, les gens sont heureux de venir. Il se passe quelque chose quand on arrive à Monte-Carlo. Pour nous, c’est le début de la saison sur terre battue, avec les tournois en extérieur. On est tous impatients. J’ai joué beaucoup de fois Monte-Carlo, j’ai toujours pris un énorme plaisir, sauf l’an passé quand tout était fermé.

 

Que pensez-vous de votre premier tour face à Musetti. Vous l’avez rencontré une fois (défaite 6-3, 6-3 à Miami en 2021)...

Ce match avait été disputé dans des conditions difficiles, dans un tournoi à huis clos. Je n’étais pas dans une très bonne dynamique, j’avais fait un match moyen. Musetti, ça reste un grand joueur de la nouvelle génération. Il est capable de très bien jouer sur terre. Il menait 2 sets à 0 contre Djokovic à Roland-Garros, donc ça va être compliqué. J’espère déjà être à 100% et prêt. En tout cas, je me suis donné toutes les chances pour jouer ce match. J’espère surtout qu’on prendra du plaisir.

Avez-vous regardé votre tableau plus loin que le 1er tour...

Bien sûr, je regarde toujours. Si je gagne, c’est pour jouer Auger-Aliassime (tête de série n°6). Je l’ai déjà battu sur terre battue, en finale à Lyon (2019). Je sais que j’ai les capacités pour faire quelque chose de bien sur ce tournoi.

Pensez-vous pouvoir rejouer au même niveau qu’à l’Open d’Australie (battu au 3e tour en 4 sets par Tsitsipas)?

C’est dur à dire. Je reviens d’une blessure, je n’ai pas joué depuis 3 semaines. Je ne sais pas où en est mon niveau de jeu. Mais cette blessure peut aussi m’avoir fait du bien à la tête. Je revenais de deux tournées moyennes aux Etats-Unis et en Amérique du Sud, donc j’espère lancer ma saison maintenant. J’arrive sur des tournois que j’apprécie, où j’ai bien joué dans le passé. Je suis très content d’être là.

Vous n’avez plus gagné un match à Monte-Carlo depuis 2016 (il avait atteint les 8es de finale, battu par Murray). Comment l’expliquez-vous?

 

C’est un Masters 1000, on ne joue que des mecs classés dans les 50 premiers, c’est forcément difficile. Mais cette année-là, j’avais très bien joué et perdu face à Murray après avoir mené 6-2, 5-2. Je sais que je suis capable de très bien jouer ici. Je me sens capable de faire de très belles choses à Monte-Carlo et par la suite à Barcelone, où j’ai déjà fait une demie (2016). C’est une période de l’année où j’ai envie de bien jouer, avant Roland-Garros.

En 2016, vous étiez cinq Français en 8es de finale (avec Simon, Tsonga, Pouille et Monfils futur finaliste). ça risque d’être plus compliqué cette année pour les Bleus...

On a eu une belle génération, avec 4 Français dans le top 10. Forcément, ils allaient loin dans les tournois. Là, on a un petit creux, mais avec Gaël (Monfils), ou moi, on est encore capable de faire de belles choses. De retrouver les huitièmes, quarts dans ces beaux tournois. C’est ce qu’on souhaite. La période Covid nous a fait du mal, mais on revient petit à petit, on retrouve notre niveau. Même si le début d’année a été un peu difficile, je ne suis pas trop inquiet, je trouve que je joue bien au tennis. Il y a juste deux, trois réglages à faire, un peu dans la tête aussi, et ça va passer.

Tsonga a annoncé qu’il prendrait sa retraite à Roland-Garros. Simon pourrait l’imiter. C’est une page qui se tourne?

Oui, c’est une page qui se tourne. Mais je ne suis pas inquiet pour l’avenir du tennis français. ça va très vite. Alcaraz, il y a 5 mois, personne n’en parlait. Là, on dirait que c’est le numéro 1 mondial. Il y a des Français qui peuvent y arriver. Hugo Gaston a fait une demi-finale à Bercy, Corentin Moutet a fait une très bonne saison, il y en a d’autres derrière, donc il ne faut pas paniquer. Gaël peut encore retrouver le top 10 mondial et il faut attendre un peu que la nouvelle génération pointe le bout de son nez.

* Après sa défaite au premier tour contre Thompson, Paire déclare: "J’en ai rien à branler de ce match. Arriver dans un cimetière pareil, ça me déprime un peu. Se retrouver ici, c’est d’une tristesse absolue alors que d’habitude, c’est le meilleur tournoi du monde. Le circuit est devenu pourri... Quel plaisir il y a à jouer? J’ai pris 12.000 euros pour être à l’hôtel tranquille. Après je rentre chez moi. C’est parfait".

Offre numérique MM+

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