Eliminée de la Coupe Davis, l'équipe de Monaco dresse le bilan et se projette (déjà) sur l'année prochaine

Eliminée de la Coupe Davis par l’équateur ce week-end, l’équipe de Monaco ne verra pas le Groupe I. Le capitaine monégasque dresse le bilan et se projette (déjà) sur l’année prochaine.

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Yannis Dakik Publié le 18/09/2023 à 08:48, mis à jour le 18/09/2023 à 08:48
Le capitaine de l’équipe monégasque se projette déjà sur le mois de février pour la prochaine rencontre dans le Groupe II. Photo Jean-François Ottonello

Les mots sont difficiles à trouver tant la déception est immense. Monaco ne réalisera pas son rêve d’accéder au Groupe I, défaite par l’équateur (3-1). Abattu mais pas résigné, le capitaine Guillaume Couillard revient sur ce week-end et pense déjà à demain.

Qu’est-ce que vous retenez de ce week-end?

Qu’on est éliminés de cette Coupe Davis alors que le but était d’aller plus loin. La première chose, c’est la défaite qui nous attriste. On aurait voulu l’offrir à nos dirigeants. À nos proches. Pour l’instant c’est la déception. Ensuite, si on avait la rencontre à refaire dans une semaine, je pense qu’on referait la même chose. Je ne sais pas quoi faire de plus.

Est-ce qu’il y a des regrets sur ce week-end?

Forcément, avec le recul, on refait l’histoire. Il y a toujours des petites choses qu’on pourrait améliorer mais franchement les joueurs sont impliqués depuis des mois. Ils s’entraînent, ils font des tournois, il y avait une ambiance incroyable dans les tribunes avec les petits jeunes du centre d’entraînement, le staff etc. L’ambiance était géniale entre nous. Qu’est-ce qu’on pourrait faire de mieux? On va en parler entre nous pour voir ce qu’on peut améliorer. Il faut féliciter les adversaires qui forment une sacrée équipe.

Quels sont les mots auprès des joueurs après cette défaite? Que je suis fier d’eux parce qu’ils ont tout donné. Ils n’ont pas démérité. On a l’impression qu’il y a une dimension psychologique qui est entrée en jeu, notamment sur les rencontres de Vacherot. Il a mené dans le premier et puis il a recollé avant de s’écrouler dans le deuxième match. Qu’est-ce qui a pesé dans les têtes?

Dans le premier match, il ne l’a pas plié comme il aurait pu le faire. Il y avait peut-être une petite tension. Sur son deuxième match, il ne s’est pas vraiment écroulé, c’est l’autre qui a repris du poil de la bête à partir du moment où on a enlevé le toit. Il a eu une autre énergie, une autre dynamique. Dans son regard c’était différent. Ce n’est pas forcément Valentin qui a complètement coulé, c’est l’autre qui s’est mis à très bien jouer de nouveau.

On ne peut pas parler de pression du fait de jouer à domicile?

Non je ne pense pas. Ça nous aide. Jouer la Coupe Davis peut-être. On a envie de bien faire et on sait que c’est un match au couperet. Quand on perd, ce n’est pas une poule où on peut se rattraper le lendemain. Honnêtement je ne pense pas, ce sont des choses qui peuvent arriver également en tournoi. Je n’ai pas senti chez eux une tension particulière.

Pourtant cette équipe a la capacité d’aller plus loin. Vous le disiez vendredi, vous auriez très bien pu mener 2-0... L’objectif du Groupe I est possible?

Bien sûr, on se bat pour ça. On sait qu’on a les armes pour aller le chercher. Le problème c’est qu’il y a beaucoup d’équipes qui, comme nous, ont le niveau pour aller dans ce groupe. Il faut qu’on se bagarre avec eux mais on ne lâchera pas. Tant qu’on aura cette équipe et cet effectif, on aura l’objectif d’aller dans ce Groupe I. On n’aura pas des ambitions à la baisse.

Qu’est-ce qui manque pour franchir ce cap?

De l’expérience. On a des joueurs qui n’ont pas forcément des années d’expérience de Coupe Davis alors que l’équateur a une histoire avec cette compétition. Ils ont joué dans des divisions supérieures pendant très longtemps alors que nous, on connaît ce Groupe II depuis pas si longtemps finalement. Sur l’histoire de la Coupe Davis ce n’est pas énorme.

Il faudra repartir au combat l’an prochain dans ce Groupe II...

Oui et puis les équipes sont toutes fortes donc il faudra se battre pour y rester. On n’est pas à l’abri de quoique ce soit. Il est hors de question qu’on ne pense pas à ce Groupe III évidemment [une éventuelle relégation NDLR]. Les premières rencontres pour rester dans ce Groupe II sont compliquées chaque année. Il va falloir qu’on se retrousse les manches, qu’on se remette en question et on retournera au charbon parce qu’on a qu’une envie, c’est d’être en février pour la prochaine rencontre.

Avec la même équipe?

Oui, je n’ai pas de doute là-dessus. Je sais qu’ils vivent pour cela donc je sais qu’ils répondront présents. Depuis que je suis dans cette équipe, en tant que capitaine ou joueur, je n’ai jamais vu un joueur refuser une sélection.

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Monaco-Matin

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