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Prince Albert II : "Le risque zéro n’existe pas bien sûr, mais j’aide à faire passer des messages"

A l'occasion du traditionnel entretien accordé à Monaco-Matin en amont de la Fête nationale monégasque, le souverain convoque la mémoire de son trisaïeul, le prince Albert-1er, dont les actions pour la planète et l’âme aventurière il y a un siècle semblent être un miroir aux missions que se fixe le prince Albert II aujourd’hui.

Thomas MICHEL et Cédric VERANY Publié le 19/11/2021 à 19:49, mis à jour le 19/11/2021 à 13:54
Le prince Albert II visitant l'exposition consacrée au prince Albert 1er, actuellement dans la Galerie des Pêcheurs. Photo Gaëtan Luci / Palais princier

Vous avez récemment effectué le premier vol en avion électrique d’un chef d’État ou encore plongé lors de l’immersion du récif Albert Falco, vous ressentez toujours le besoin de coupler vos initiatives à cette adrénaline ?
Ce n’est pas uniquement un besoin, j’aide à faire passer des messages. Quand le pilote suisse Raphaël Domjan m’a proposé de faire ce vol pour démontrer qu’il y a un avenir pour l’avion électrique, je n’ai pas hésité, sans peur. Le risque zéro bien sûr n’existe pas, mais il s’amoindrit lorsqu’on est entourés de gens sérieux. Concernant le récif, il s’agissait de rendre hommage à Albert Falco mais aussi de montrer qu’avec une technologie moderne, on peut réécrire des récifs artificiels qui aident à repeupler les fonds marins.


Lorsqu’on vous voit à bord de cet avion électrique ou en plongée, encourageant le développement de projets novateurs, le lien avec le prince Albert-1er se fait encore plus prégnant…
Je ne peux pas me comparer à lui. C’était à la fois un aventurier mais aussi un passionné de sciences. Il avait une vision incroyable sur ce que les bienfaits scientifiques peuvent apporter à l’humanité. Il voyait aussi qu’on commençait dans certaines régions du monde à utiliser les ressources de façon incontrôlée. Et c’était une vision presque inédite, pour l’époque, de proposer une meilleure gestion de nos ressources.

 

"il y a trop
de monde qui écrit
ses mémoires"

Le centenaire du prince Albert-1er sera célébré l’an prochain. Pensez-vous, à votre tour, à ce que l’on pourrait retenir de votre règne dans un siècle ?
Je devrais peut-être tenir un journal comme l’a tenu le prince Albert 1er et dont de larges extraits vont être publiés pour la commémoration du centenaire de sa disparition. Ce journal intime était pour lui un exutoire personnel. Il voulait pouvoir se souvenir de moments de sa vie et aussi laisser un témoignage pour les générations à venir. Je n’ai pas fait la même démarche…


Vous pourrez toujours écrire un jour vos mémoires ?
Peut-être… Mais il y a trop de monde qui écrit ses mémoires [rires].

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