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Hausse des prix de l’énergie: à Nice, ce couple de retraités ne parvient "plus à aider ses petits-enfants" et n'a droit à aucune aide

La crise énergétique amène de plus en plus d’Azuréens à s’interroger sur leurs consommations et les investissements à consentir pour minorer une note qui grimpe inexorablement.

Eric Galliano Publié le 20/10/2021 à 11:35, mis à jour le 20/10/2021 à 10:36
Dominique et Corinne Josseaux, retraités niçois. Photo Eric Ottino

Dominique et Corinne Josseaux sont retraités. Longtemps ils ont habité à Morignole, un petit hameau au-dessus de La Brigue, dans la Roya, avant de déménager il y a quatre ans sur les collines niçoises. "Dans une résidence neuve, aux normes RT2012 et donc bien isolée. Desservie par un bus qui passe toutes les sept minutes et nous descend jusqu’à Magnan où on peut prendre le tram’", se réjouit Dominique.

L’impact, du moins direct, de la hausse des prix de l’énergie devrait donc rester limité pour ce couple de retraités... Même si les Josseaux ne se font guère d’illusion: "Il faudra sans doute réduire malgré tout nos dépenses une fois encore." Ils ne sont pas assez pauvres pour prétendre à des aides. "Le chèque énergie que promet le gouvernement ne sera pas pour nous", souffle Dominique qui n’est pas contre le principe. "C’est bien d’aider ceux qui en ont le plus besoin. Sauf qu’il va falloir le financer", souligne-t-il de manière très pragmatique. Du coup le retraité craint de voir ses impôts une nouvelle fois augmenter.

"Quand les prix augmentent les taxes aussi"

Même si la pension de son épouse, "sous prétexte qu’elle n’a travaillé que 30 ans", reste quant à elle plafonnée à 700 euros. "C’est simple chaque année, on perd en pouvoir d’achat. J’ai des petits-enfants. J’essaie de les aider parce que j’estime que c’est normal. Mais j’en ai de moins en moins les moyens et ça fait mal au ventre. Je payais une partie du loyer de ma petite-fille qui fait ses études à Marseille. J’ai dû arrêter quand on m’a augmenté la CSG. De son côté, elle a perdu les aides au logement. Ce n’est quand même pas normal!", souligne le retraité qui estime que les politiques ont "leur part de responsabilité".

 

"Parce qu’on parle de la hausse du prix des matières premières comme si c’était une fatalité. Sauf que les taxes, et notamment la TVA qui s’applique dessus, restent les mêmes. En fait plus les prix augmentent, plus les recettes de l’État grimpent aussi. Plutôt que de les baisser on préfère faire des chèques énergie à ceux qui n’arrivent plus à payer leurs factures d’électricité."

Dominique et Corinne craignent un jour d’en être, eux aussi. "Car le prix de l’électricité ne risque pas d’arrêter d’augmenter, souligne-t-il. On veut supprimer les centrales nucléaires mais dans le même temps on nous incite à passer au tout électrique: à la trottinette électrique, au vélo électrique et bien sûr à la voiture électrique." Du coup ce septuagénaire se demande bien "qui va produire demain toute cette électricité et surtout à quel prix!".

Deux ménages azuréens face aux travaux et aux aides dont ils bénéficient

Simulation au sein de deux ménages azuréens, habitant dans l’une des 49 communes de la Métropole Nice-Côte d’Azur, dotés du même type de bien et comptant sous leur toit deux adultes et deux enfants. Le premier ménage est de type « modeste », son revenu fiscal de référence est inférieur à 38.958 euros (environ 3.250 euros net par mois).

L’autre gagne aux alentours de 5.000 euros par mois (revenu fiscal inférieur à 60 336 € euros annuels). Samir Hadjeb de Citémétrie fait le bilan personnalisé des travaux à réaliser et des aides publiques.

Le cas concret

Une petite maison individuelle sur le territoire de la métropole datant de plus de 20 ans, équipée de chauffages électriques et de fenêtres traditionnelles en bois, simple vitrage et ne comportant pas de système de ventilation.

L’ambition

Une amélioration thermique notoire avec un gain énergétique de 72 % faisant passer l’étiquette énergétique de la maison de F à B !

Les travaux

- Isolation thermique des combles perdus,
- installation d’un poêle à granules,
- remplacement des menuiseries par du double vitrage,
- mise en place d’un système de ventilation mécanique contrôlée.

L’estimation

Coût estimé des travaux à réaliser de 24.880 euros.

Les aides pour le ménage "modeste"

Sur ces 24 880 euros de travaux, le propriétaire peut prétendre à 16.600 euros d’aides: 13.600 euros de subventions de l’Agence de l’habitat (Anah) et 3.000 euros d’aides de la métropole. Soit une prise en charge de 67% de l’investissement.

Les aides pour le ménage plus "aisé"

S’il n’est pas éligible au programme d’intérêt général de la métropole ce propriétaire peut néanmoins prétendre à des aides conséquentes (8 000 euros au titre de MaPrimeRenov’ et 3 256 euros au titre des certificats d’économie d’énergie CEE). Soit 45 % de l’investissement.

Où se renseigner

L’équipe de Citémétrie, prestataire de la métropole, vous accompagne dans vos projets de rénovation énergétique. Pour vous renseigner contacter le 0 805 69 39 09 ou écrire à pigmetropole.nca@citemetrie.fr.

Offre numérique MM+

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